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 Welcome to hell | feat Neal Aster

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MessageSujet: Welcome to hell | feat Neal Aster   Lun 22 Fév - 18:09

Welcome to Hell
Elizabeth B. Hamilton x Neal Aster

Tu secouas ton téléphone une fois.
Deux fois.
Trois fois.

Toujours rien. Elle s'était évaporée, d'un seul coup.
Pourquoi ? Pourquoi tant de haine envers ta pauvre petite personne ? Tirant une taffe sur ta clope tout en passant une main sur ta tignasse tu levas ton regard vers la fenêtre de ta chambre. Le ciel était gris et peu accueillant. Ah que l'hiver pouvait être désagréable parfois. Moins que l'été bien évidemment mais pourquoi devait-il faire si froid ?

Il fallait choisir, entre le confort ou l'optimisation.
Tu pestas, te pinças la lèvre inférieure en fermant ton ordinateur portable et jetant la couverture dans laquelle tu étais emmitouflée sur ton lit. Peut-être était-elle ailleurs ? Il allait falloir la trouver et ne plus la lâcher pour en profiter un maximum.

Lucario te lanças un regard qui voulait tout dire, tu le fixas pendant quelques secondes en sortant une nouvelle cigarette de ton paquet. « Oui je suis sérieuse, me regarde pas comme ça ! ». Il savait tout de toi, pas besoin de parler, pas besoin de soupirer, il était ton medium, celui a qui tu ne pouvais rien cacher et s'en était presque gênant parfois. Ah quel pauvre pokémon obligé de te coltiner en permanence.

Enfilant un pull noir, une paire de collants à rayures, un short en jean et attachant tes cheveux en un chignon rapide et désorganisé, tu te munis de ton énorme manteau à capuches et de ton éternelle paire de plateformes que tu mis, comme à ton habitude, une bonne dizaine de minutes à enfiler et nouer.  Déposant ta pokéball sur le chevet de ton lit mais prenant soin de prendre ton P★AD tu ébouriffas la tignasse rouge du renard en allumant ta clope.

« Tu gardes la maison, d'accord ? Je reviens dans la soirée donc fais pas le con. »

Tu le sentis grogner sous ce geste, il avait beau être doux et drôlement affectif, il n'en restait pas moins exaspéré. Lui tirant la langue et entourant ton cou d'une écharpe en laine, tu finis par sortir, descendant les quelques marches pour arriver au rez-de-chaussé de l'appartement. Merde, la femme de ménage qui passe au même moment, elle allait encore te passer un savon pour des choses futiles comme …

« MADAME HAMILTON ! La cigarette c'est dehors que ça s'allume ! Vous allez jaunir les murs et empestez le hall ! Vous connaissez le respect ? »

Levant les yeux au ciel et pressant le bout de bâton entre les lèvres, en enfilas ta capuche accompagné d'un éternel « Oui Madame, on me l'a appris et plus vous me ferez chier avec ça, plus je vous ferez chier en retour, c'est donnant donnant. »

Depuis le premier jour tu y avais eu droit, quesqu'elle avait contre les cigarettes ? Jamais elle n'avait fumé ? C'est pas cette vieille peau qui allait te priver de ton petit bonheur, c'était hors de question. Encore ce regard lourd venant du pokémon aura, putain il allait pas s'y mettre lui aussi.

« Vous vous êtes donné le mot pour me pourrir la journée ou ça va être tout le temps comme ça ? »

Il haussa un sourcil, faisant comme si de rien n'était. Mais quel petit con, il t'arracha même un juron. Enfin bref, tu n'étais pas là pour te prendre la tête ou … Si peut-être …

Regardant ton téléphone, tu remarquas son absence, transformant ton rictus agacé en rire nerveux. Tu allais devoir aller jusqu'où comme ça ?

Marcher, marcher et encore marcher pendant plus d'un quart d'heure, ton bras levé et agité en l'air pour la trouver, manquant de glisser sur une plaque de verglas en gueulant sur le monde et en lançant un regard noir sur chaque personne te regardant mal.

Mais merde, pourquoi Arceus te détestais tant ?

Malgré tout, un miracle se produisit, petit à petit, tu la remarquas, apparaissant comme par magie devant ce magasin de pâtisserie. Attends, attends. ILS SONT PUTAIN DE SÉRIEUX DANS CE MONDE ?

Le seul putain d'endroit qui capte, c'est CE TRUC ? Cette petite pâtisserie paumée ? Va vraiment falloir investir les gars, ça devient dangereux là ! Et bien sûr, elle était fermée pour « un petit moment », ouais ouais bien sûr ça aurait pas été drôle sinon.

Posant ton derrière sur la marche d'entrée, tu restas là dans le froid, ton téléphone à la main et ta clope au bec, Lucario te fixant d'un air perplexe.

Oui, tu feras tout pour la 4G, une fois goûtée on ne peut plus s'en séparer ...
© ASHLING DE LIBRE GRAPH'




(Si quelque chose ne te convient pas, dis le moi ♥ )
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MessageSujet: Re: Welcome to hell | feat Neal Aster   Mar 23 Fév - 0:35

ft. Lizzy la vieille

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Welcome to Hell


Ce que Neal pensait du Groupe Ombre ? Oh, eh bien c'est très simple : il leur crachait dessus. Le jeune homme repensait souvent à eux, n'ayant de toute manière pas trop le choix ; flash-backs, réminiscences désagréables, cauchemars, ils étaient partout, oh, les vilains trolls. Il avait peur qu'ils viennent le chercher, que tout le monde vienne le chercher, que tout le monde était contre lui – parce que c'est rigolo la paranoïa. Et en plus de détruire son esprit à petit feu (keurkeur), ils étaient dans son coeur – parce que notre diva nationale n'arrivait pas à se détacher de son petit côté destructeur, violent et vengeur (la vengeance visant l'univers tout entier) qu'on lui avait inculqué. A défaut d'être un chien fidèle, il était désormais un chien errant pris de rage chronique. Comment ça, ça n'existait pas ? Chut, il avait pas d'éducation, on pouvait bien le lui pardonner.

Mais ce jour-là, il n'y songea pas. Il allait merveilleusement bien, étrangement bien, heureusement bien ces temps-ci. Le jeune homme s'était levé de bonne humeur, dans son lit bordélique, avait esquissé un magnifique moonwalk en se dirigeant vers la minuscule cuisine américaine (et encore, cuisine...) pour saisir des gâteaux préparés la veille (il aimait bien préparer sa propre nourriture, l'avantage d'être un cordon bleu qui fout rien de sa vie !) avec du lait. Beaucoup de lait. Lorsqu'il manqua de renverser la bouteille, hop ! Il avait réussi à se pencher en arrière pour la rattraper juste à temps. Neal n'en avait pas cru ses yeux, remplis de joulies étoiles à cet instant.

Pour une fois, la chance lui souriait.

Le soleil brillait dans le ciel lorsqu'il sortit de son vieux studio minuscule et bordélique (dans lequel il ne dormait jamais de toute manière, se réveillant quasiment toujours dans un endroit louche avec des inscriptions obscènes sur le front). Il faisait certes froid, mais cette fois-ci voir ses joues rougies par la température ne le dérangeait pas, parce que c'était une belle journée, parce que Kafka ne l'avait pas frappé dès le réveil, parce qu'il avait dormi avec sa nouvelle peluche aka Socrate et n'avait pas fait de cauchemars. Parce qu'il était heureux, simplement. Il eut même une envie dérangeante de cuisiner (et d'embêter Knight, certes), qui le poussa à se diriger vers la pâtisserie, étrangement ravi de ne pas encore avoir été viré.

Le karma est un grosse pute.

Ce fut sa première pensée lorsqu'il la reconnut. Oh, au départ, elle n'était qu'une passante quelconque scotchée à son portable et assise devant la boutique comme une conne, ce qui fit bien glousser le blanc sur le coup (il lui en fallait peu). Mais outre son sourire narquois absolument pas dissimulé, il l'ignora d'abord, constatant avec surprise qu'elle était... fermée. Oh, bah bonne nouvelle, un jour de congé ! Un vrai, pas un jour de fugue en plus ! Comme quoi. C'était magique.... Mais ça ne dura que quelques secondes.

Et puis quelque chose frappa son esprit. Il se retourna avec une expression d'effroi vers la demoiselle aux cheveux roses, toujours penchée sur son portable, voulant désespérément vérifier que ce n'était pas elle. Que ce n'était pas une impression, comme d'habitude, ce genre de mauvais pressentiments qui le poussaient à regarder en permanence derrière son épaule ou à fixer une personne en détails pour calmer son rythme cardiaque emballé et s'assurer que c'était un parfait inconnu. Mais non. Il la connaissait.

"Lieutenant... Elisabeth Hamilton."

Avait-il prononcé dans un souffle. Il savait qu'ils étaient là. Il savait qu'ils étaient venus pour lui, depuis le début. Venus le tuer. Parce qu'au fond, toute sa vie n'avait été qu'un macabre jeu de survie, une bataille royale contre le monde entier. Son pouls s'accéléra avec sa respiration alors qu'il combattait ces idées paranoïaques de persécution, ces souvenirs envahissant et ces angoisses. Il voulait fuir cette femme. La fuir à toutes jambes. Courir et hurler pour ne pas être dévoré par l'Ombre qui le poursuivait. Mais il ne le fit pas. Il parvint, exceptionnellement, à se maîtriser. Parce que c'était une belle journée, et parce qu'il gardait toute sa haine, toute sa rancoeur pour celui qu'il avait brisé. Il était pacifiste, hein ? Donc il n'allait pas l'étriper. Il était un petit con, le plus célèbre voleur d'oranges d'Alera, ce bouffon qui animait les rues dès le matin et que tout le monde connaissait, n'est-ce pas ? Alors il allait faire honneur à sa réputation. Un sourire feint mais crédible – il était bon acteur – se dessina sur ses lèvres.

"Quelle bonne surprise. Vous avez vieilli, depuis le temps, pas vrai ? Je vous aurais bien invitée à prendre un verre, mais j'aurais peur que vous trébuchiez sur vos varices..."

Ton mielleux habituel. Tout allait bien. Il connaissait bien les Ombre, des connards et des trolls comme lui. Et malgré ses angoisses qu'il peinait à refreiner... paradoxalement, il se sentait comme un poisson dans l'eau. Comme si ça lui man— non. Rions d'elle comme on riait du monde, amusons-nous de cette scientifique qui lui paraissait bien plus grande à l'époque, qui lui faisait peur, dont il se cachait pour ne pas l'embarrasser comme il le faisait avec nombre de gradés. Evidemment, elle le reconnaitrait lui aussi. Il n'était qu'un sbire misérable mais il avait fait entendre parler de lui lors de l'attaque du labo, et de... ses crimes d'une rare violence pour un enfant. Bon toutou, bien dressé. Bien chaotique et mauvais. Toutou qui s'agenouilla auprès de la petite, petite Lizzy, lui tapotant affectueusement la tête comme à un enfant, ce sourire infernal de petite teigne toujours sur le visage.

"Qu'est-ce qui vous amène dans le coin ? La saison touristique, c'est l'été ici, hein... enfin. Vous vous souvenez de moi ? Vous savez, C-Clyde Jester. Appelez moi Neal, à partir de maintenant – Neal Aster, beaucoup plus classy. Vu qu'on se connait, je peux te tutoyer, d'ailleurs... petite."

Est-ce qu'il avait bégayé ? Non. Non, c'était imperceptible, vraiment trop léger pour qu'elle se rende compte qu'il avait buté sur son nom réel. Et de toute manière, ça n'avait rien de significatif, pas vrai ? Une vague d'angoisse saisit de nouveau le pâtissier. Du calme. A ce petit jeu, il était le maître. Il n'était plus un enfant… heureusement, vu l'enfant flippant qu'il était.


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MessageSujet: Re: Welcome to hell | feat Neal Aster   Mar 23 Fév - 1:36

Welcome to Hell
Elizabeth B. Hamilton x Neal Aster

Ah …. non …. Ah … non toujours pas. Ah peut-être que … Non.

Instable, venant et fuyant, se moquant de toi, te rendant dingue. Tues-toi Lizzy, suicides-toi mais par pitié, fais quelque chose de ta stupide existence. C'est sûrement ce que devais penser Lucario en restant à côté de toi, silencieux et calme. Habitude ? Sûrement. Trente-cinq qu'il te suivais, subissait tes caprices et tes délires égoïstes. S'il fallait passer la journée ici pour récupérer cette 4G, tu y resteras et il faudra te traîner pour rentrer dans ton taudis … quitte à chopper la crève.

Tu en profitas pour penser calmement à la raison de ta venue. En étais-tu vraiment capable au fond ? Tu n'étais pas la seule à avoir été envoyée mais tu n'avais toujours pas eu de nouvelles des autres gradés. Faisaient-ils exprès de t'esquiver ? De te fuir dans la rue pour ne pas avoir à subir tes foudres ? Lazare risque de regretter cette absence lorsque tu lui mettras la main dessus, sale vieux con.

Et puis pourquoi toi putain ? Tu avais le labo a réparer et ta fille à éduquer alors pourquoi ? Il va vraiment falloir faire un courrier au boss en y ajoutant des petits gâteaux (et un magazine porno, ça marche à coup sûr) en le suppliant de te ramener à Rhode. S'il refuse ? Tu te noies dans tes larmes, dans ton sang et le réseau dégueulasse.

Ah l'appel divin va t-il la faire fonctionner ? Une barre … rien. Tirant une dernière taffe sur ta clope, tu écrasas le mégot consumé au sol. Visiblement ça ne servait à rien et malgré tes dires, tu te voyais mal rester là, le cul posé sur ce bout de béton froid, à attendre cinq minutes de réseau. Autant crever au chaud dans son lit et mater des films préalablement téléchargés de manière légale pour t'occuper.

Bosser ? C'est quoi ce mot ? On ferait ça demain, c'est bon la mutation c'est déjà assez chiant comme ça. Ah Lizzy, si seulement tu savais. Tu aurais pu partir cinq minutes avant mais NON ! Il a fallut que tu attendes là, haussant un sourcil en entendant quelqu'un t'interpeller. Un jeune adolescent à la tignasse blanche et aux yeux verts. Tu les sentais aussi vicieux que les tiens, sans vraiment trop savoir pourquoi ni comment et tu fus prise d'un sentiment de déjà vu.

Merde, c'était quoi son nom déjà ? Robert ? Bernard ? René ? Ah si …

« Ah ah … Et toi tu es toujours un sale petit con, pas vrai ? Moi au moins j'ai pas les cheveux blancs, je suis encore en pleine forme. »

Tu t'en souvenais, petit à petit. Ce gosse, tout petit qu'il était à l'époque. Lazare vous l'avait ramené et mit à sa botte. Un adorable gamin que tu aurais bien câliné et chouchouté si tu avais pu mais tu as fini par l'ignorer, ne te préoccupant plus du toutou docile qu'il était devenu. Il aurait pu être parfait, bien plus parfait que toi si seulement il ne s'était pas retourné contre vous. Les rumeurs courant qu'il était à l'origine de l'explosion du laboratoire même si tu ne pouvais en être sûre, ne l'ayant pas vu de tes propres yeux.

C'est accompagné d'un rire moqueur que tu lui as répondu, lui adressant un sourire faussement amusé. Il t’agaçait déjà.

« Si c'est toi qui paie mon verre, j'veux bien me péter les varices. De toute façon j'ai rien à faire de mieux. »

Excuse pour se faire payer à boire ? Radine que tu es Lizzy. Mais tu ne pouvais refuser cette fausse invitation, tes yeux verts dans les siens pour être sûre de prévoir le moindre de ses mouvements, pour se protéger, fuir ou combattre en cas de danger.

Lucario ne bougea pas d'ailleurs, signe qu'être sur un ki-vif maladif ne servirait à rien. Ce n'était encore qu'un gamin même si tu lui donnais presque la vingtaine en un rapide calcul. Combien de temps s'était écoulé depuis sa fuite du groupe ? Pas si longtemps finalement mais tout de même.

« Si tu savais Clyde, si seulement tu savais. » Tu en profitas pour repousser sa main d'un geste calme, plantant tout de même légèrement tes ongles -vernis d'un joli rose pupute d'ailleurs, t'avais du trouver ça joli un soir- en lui souriant toujours. Ce sourire niais que tu savais afficher à la perfection avec cette irrésistible envie de lui effacer le sien.

« Si tu étais encore un ombre, tu saurais. Mais c'est secret défense. Mission top secrète, la hype de la hype. » Tu tiras une nouvelle clope, l'allumant. Oui, il fallait calmer tes nerfs, ne pas lui envoyer ton poing droit dans son minois d'ange et risquer de te péter les doigts. Te faire mal pour lui ? Et puis quoi encore, fallait pas déconner. « Je peux pas en parler à un merdeux comme toi, petit Clyde. »

Tu faisais exprès de l’appeler ainsi et tu n'arrêteras pas, il te tendait ? Il allait te trouver et visiblement vous étiez deux têtes deux cons tous les deux. La suite risquait d'être intéressante dit-donc. Pourquoi étais-tu tomber sur ce genre de personne aujourd'hui ? Et SURTOUT sur CETTE personne ? Le monde pouvait être vraiment, vraiment petit.

« L'été c'est mauvais pour la santé. J'ai pas envie de mourir asséchée comme une loque au milieu de la route. J'ai pas été habituée au désert de Rhode moi. » Ah ah, un comble quand on a vécu toute sa vie au milieu de cet endroit tout de même.

Sa dernière remarque t'arracha un autre rire nerveux. Souris, reste calme, ne te jettes pas sur lui, ne hurles pas. Fais comme si de rien n'était. Respire calmement, serre le poing et jettes lui un regard  moqueur et vicelard.

« Excuse moi, je suis un peu sourde j'ai pas entendu. Tu sais je suis plus toute jeune. Quoi ? Tu veux me vraiment me payer un verre ? Oh tu es si adorable petit Clyde ! Lazare peut-être fier de son fils chéri ! »

Taquinerie de mauvais goût, mais taquinerie quand même. Tu lui rendais la monnaie de sa pièce, enfonçant le couteau dans une plaie que tu savais béante. Te levant, tu rangeas ton portable et cette fois, ton regard se fit plus mauvais, presque provocateur. Allait-il supporter ta présence ? Allait-il accepter de continuer en terrain neutre … ne serait-ce que cette fois ?

« Alors, tu me l'offres ce café ? »
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(omg ta réponse m'a vendu du rêve tu m'as forcé à répondre direct, maintenant je vais au lit avant d'embrasser mon clavier, keur keur ♥ )
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MessageSujet: Re: Welcome to hell | feat Neal Aster   Mar 23 Fév - 16:53

ft. Lizzy la vieille

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Welcome to Hell


Oh, Elizabeth. Petite poupée fragile que tu étais, avec ton sourire adorable, tes attitudes mièvres et affables. Dommage pour toi, cette aura sympathique (ou moqueuse, selon le point de vue) n'effleurait guère le garçon aux cheveux blancs, dont le sourire narquois s'élargit. C'est bien connu pourtant ; plus c'est petit et mignon, plus on a envie de le briser en mille morceaux. Et l'appeler par son nom réel était le meilleur moyen de l'inciter à continuer. Il attendait déjà la baffe, mais il en fallait plus pour le blesser. C'était pas avec une main manucurée et deux fois plus petite que les siennes qu'elle allait lui faire mal... Et puis les bâtons et les pierres, on lui en jetait tous les jours, ça l'amusait plus qu'autre chose à force.

Petit Clyde. Petit, petit Clyde. Ces paroles semblaient presque irréelles aux (beaux) yeux du jeune homme. Il n'était pas Clyde, hein ? Il était juste un merdeux quelconque, le fourbe préféré des habitants de Mell. Mais cette femme continuerait à l'appeler ainsi. Après tout, pourquoi se gênerait-elle ? Il en aurait fait autant à sa place ! Et bien entendu, elle ne lui révèlerait pas ce qu'elle faisait ici. Poussant un soupir, mais toujours souriant, Neal se contenta de hausser les épaules. Il n'était pas assez stupide pour croire que les informations lui tomberaient dans les mains si facilement. Mais il était passé maître dans l'art d'apprendre et de répandre des rumeurs sur tout le monde. Neal écoutait aux portes, Dusk tapotait son clavier pour coucher ses secrets sur des articles qui feraient le tour de la région, et Clyde... Clyde devait crever la gueule ouverte.

Elle n'aimait pas l'été ? Après avoir vécu dans le désert ? Lui non plus, ça ne lui manquait pas, à dire vrai. Rhode était la région la plus sinistre et dégueulasse qui soit, et le taux de criminalité de cent vingt pourcents n'arrangeait pas les choses. Alera, il aimait bien. Alera, c'était tranquille, c'était de jolis champs et un climat à la limite du tropical, c'était des Pokémon à foison et des monts à escalader. L'air n'était pas étouffant et la soif ne se faisait jamais ressentir, c'était petit, Alera, on ne s'y perdait pas et tout le monde se connaissait, on ne risquait rien. C'était un huis-clôt, Alera... un huis-clôt qui commençait à tirer un peu trop fort sur ses nerfs. Mais bon. Il demeurait mille fois plus frileux que la normale et tant qu'il pouvait se plaindre, il le ferait. Alors même si on le balançait dans un Jardin d'Eden dépourvu de défauts, il trouverait le moyen de crier sur tous les toits qu'il se gelait les miches. Et puis elle partit d'un rire nerveux. Touché ! Et le sourire de Neal s'élargit alors que son interlocutrice changeait elle aussi d'expression. Tiens, mais c'est qu'elle y tenait à son verre...

"Oh, tu es si adorable petit Clyde ! Lazare peut être fier de son fils chéri !"

La tape pas la tape pas la tape pas la tape pas. Ce fut au tour du blanc de courber l'échine et de serrer les dents en se retenant de craquer. Parce qu'ils savaient tous les deux comment faire mal. Où frapper. Et le pire, c'est que ça l'amusait. Oh, il la détestait, cette mégère, il l'aurait bien tabassée si il l'avait pu. Evoquer Lazare était une très mauvaise idée. Le meilleur moyen de le faire exploser. Fils chéri ? Ahah. Non. Il n'avait pas de famille et c'était certainement pas le Groupe Ombre qui en constituerait une maintenant. Mais cette rage de vaincre, ce déversements de sarcasmes, blesser et être blessé, ça l'amusait. C'était tordu et idiot, c'était bizarre et passablement masochiste de sa part, mais il ne pouvait s'empêcher de sourire avec honnêteté. Ce côté acerbe qui lui servait de protection était désormais un outil de jeu des plus fascinants.

"Un café ? répéta-t-il, ricanant un peu en se relevant en même temps que la rose. Aucune fantaisie, tu me déçois, Lizzy... Une vieille carne comme toi, je l'aurais plus vue devant un whisky. Enfin, suis-moi... mais ne compte pas sur mon altruisme si tu te brises un talon au passage. Si tu t'étales au milieu de la route, c'est ton problème."

Il aurait même pu lui faire un croche-pied, pour la peine. Au beau milieu de la chaussée. C'était marrant, non ? Lui ça l'aurait fait rire. Si il n'avait pas eu de problème avec le fait d'être encore plus coupable et si il n'était pas aussi connu de ces chers services de police pour des délits ô combien moins graves, il l'aurait fait sans hésiter. M'enfin, il faudrait remettre ses plans à plus tard. Les mains dans les poches de sa doudoune bleue (dont les poils le chatouillaient toujours même lorsqu'il ne mettait pas sa capuche, c'est terrible, quel drame, que fait la police), il commença à avancer dans les rues de la capitale locale. Où ils iraient ? Peu importe. Il y avait bien un café sympa dans le coin, il devrait aller là. On y passait des airs jazzy agréables au possible, tout était bien décoré et de bon goût, du noir et du rouge, un excellent café. Le seul souci est qu'ils étaient hors de prix (mille Pokédollars le café, non mais t'as vu ça où), mais ils faisaient des réductions par Pokémon fée possédé. Ou du moins, Neal l'espérait.

"Quelle cruauté d'exploiter le salaire presque inexistant d'un pauvre pâtissier, Lizzy... Comme si ton salaire de Lieutenant suffisait pas largement. Enfin, heureusement que je connais bien les employés."

Et comme tous les gens qu'il connaissait bien, c'est à dire un paquet de monde, ils le détestaient profondément. Mais chut, c'est un secret~ Et puis, ils étaient juste jaloux de son si beau visage. Le chemin était court mais il en profita pour adresser quelques mots à la demoiselle.

"Je ne vais pas te demander une fois de plus ce que vous faites là, cutie darling. Tu m'as déjà admis indirectement que ça avait un lien avec les Ombre, c'est pas mal de la part d'une vieille carne, je me serais attendu à moins. Et puis ce n'est qu'une question de temps avant que je ne découvre tout de toute façon."

Parce que Neal était toujours près de vous, survolait la région comme un astre, était au courant de tous vos petits secrets. Ou du moins il aimerait bien. Mais bon quand même, il était au courant de bien plus de choses que le commun des mortels, et il s'en félicitait. Puis ils arrivèrent enfin. Il ne s'était pas moqué d'elle, il n'avait pas choisi de lieu louche. Pourquoi ? Parce que dans un bar crade on aurait pu le tabasser si il se barrait comme un voleur (true story), alors qu'ici, les serveurs étaient tellement classes avec leur tablier tellement plus stylé que celui de Staribucks et en cuir par dessus le marché, tellement distingués avec leur odeur de Rosélia et leurs cheveux gominés qu'ils seraient trop occupés à se recoiffer et/ou à se soucier de la bienséance pour lui coller une baffe bien sentie. Et puis, il voulait l'emmerder dans les règles de l'art ; il faisait le mal, mais il le faisait bien, et il tenait à sa réputation de petit con de luxe.

Dès qu'on entrait, une odeur de café torréfié vous envoûtait, un air détendant jouait entre les murs du café chic et design. La meilleure ambiance, décontractée mais définitivement soignée, qu'on puisse espérer. Adressant un salut à quelques serveurs un peu plus âgés que lui et définitivement plus snobs, qui ne lui adressèrent un sourire plein de condescendance que par convention, Neal se retourna ensuite vers Elizabeth, un reniflement de mépris accompagnant ses paroles :

"Hin. Tu me suis toujours, la naine ? C'est cool, c'est cool. Allez, installe-toi vite avant que je te perde. Ce serait teeeellement dommage."

© redSheep sur Wild Roar


(Lizzy me vend du rêve, ce RP me vend du rêve, j'aime les teignes, keurkeur, fais pas gaffe si je réponds à fond et te spamme après ça~)
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MessageSujet: Re: Welcome to hell | feat Neal Aster   Jeu 25 Fév - 1:21

Welcome to Hell
Elizabeth B. Hamilton x Neal Aster

Touché en plein dans son petit cœur. Coup critique, ce fut super efficace. Lazare était le sujet sensible, ce petit point faible que tu allais exploiter au maximum. Mais quesque c'était amusant, de le voir réagir comme ça, se brusquer à minuscule pique. Tu savais bien qu'ils n'avaient aucun lien de parenté, que l'un n'était que l'ancien toutou de l'autre mais après tout, c'était un peu tout comme ?

Mais tout de même, quelle image avais-tu donné de toi Lizzy ? Il est vrai que tu as eu cette période sombre, ces neufs mois de grossesse où tu as commencé à sombrer dans cette malsaine et destructrice addiction qu'était l'alcool mais tu n'étais pas du genre à te bourrer la gueule en pleine après-midi. Non, ce passage viendra plus tard, lorsque tu descendras la bouteille en t'abrutissant devant une série à la con.

« La vieille came ne peut se permettre de finir bourrer à cette heure là. Et tu me baiseras pas de cette manière Clyde, je vais pas vider la bouteille et te balancer la raison exacte de ma venue, t'as cru m'avoir comme ça ? »

Tu ne tenais pas du tout à l'alcool et s'en était parfois problématique, ayant le vin aussi joyeux que mauvais ; tout dépendait de ton état psychologique précédent. Tu pouvais autant péter la joie que radoter et déprimer toute la soirée, hantée par tes misérables souvenirs. Non, il n'a jamais existé, il n'a jamais été le père de cette enfant.

Mais passons, tu le suivis en riant doucement, gardant tout de même une distance de sécurité pour esquiver le moindre coup bas. Croche pied, bousculade ou toute autre technique de biseautage. Fallait pas déconner et faire confiance à un petit merdeux dans son genre.

« Tu es tellement méchant Clyde ! Une pauvre et vieille maman comme moi ! Ah moi qui pensais que tu étais un gentil garçon au fond de ton petit coeur, je suis déçue! » Oui, tu aurais pu laisser couler quelques larmes pour l'effet dramatique mais tu savais qu'il s'en foutait comme de la feuille tombant de l'arbre. Vous étiez ennemis et même si tu le mettais de côté, tu ne pouvais l'oublier. « Et comme on dit, let the gentlemen pay ! Tu vas pas faire payer une femme quand même, ça ne se fait pas ! »

Tu étais surtout radine et pire que ça … t'es fauchée pour le reste du mois après t'être rendue au casino de Mell et être presque sortie à poil, complètement ruinée. D'accord, la prochaine fois c'est la panne de courant. Quémander un petit complément en avance au boss pour pas se voir l'eau coupé. Ah oui, à ce point. Couper la connexion internet ? S'ils ne voulaient pas avoir une mort sur la conscience, valait mieux pas.  Faut dire que cette chose avait ruiné ta vie sociale. Non tu ne sortais plus, oui tu bouffais des films et des séries toute la journée. Ah ah le boulot, non. Très clairement, t'allais prendre ton temps pour faire chier le boss même si indirectement, tu te plantais toi même ton couteau dans le pied en augmentant drastiquement le temps de ton séjour. Quelle idiote faisais-tu.

« T'as vraiment cru que j'allais te donner la coke et les putes ? Je vais pas dévoiler toutes mes intentions à un gamin dans ton genre Clyde, même si tu me caresses dans le sens du poil. Je sais que t'es rusé et que je t'ai sûrement pas surpris en t'affirmant que ma venue était liée au groupe. Tu aurais réellement cru à des vacances solitaires ? Je ne pense pas, t'es loin d'être bête et stupide. »

Et c'est pour ça que tu t'en méfiais. Rusé tel un feunard, voilà ce qu'il était. Petit fouineur, petit merdeux. Le genre de gosse que tu détestais et que tu ne pouvais supporter. Pourquoi ne pouvait-il pas profiter de la vie et s'éloigner de vos affaires ? Il en était sorti, il s'en était débarrassé alors pourquoi ?

Profitant du reste du trajet pour allumer une énième cigarette, tu lanças un regard au pokémon marchant juste à coté de toi, étrangement calme et silencieux malgré ce regard reprochant ce nouveau bâton de tabac. Cinquième ? Sixième ? Tu n'en savais rien mais c'était plus fort que toi, un vilain tic, un anti stress ou tout ce que vous voulez. La voisine du dessous un peu trop chaudasse aimait ramener des hommes chaque soir ? La petite étudiante se rongeait les ongles à sang ? Des choses à reprocher qui étaient similaires à ceux qu'on te faisais.

Arrivant à destination en un seul morceau, tu éteignis ta clope sur le bitume, la rangeant délicatement dans son paquet, addict mais radine, n'oublions pas. C'est qu'il ne s'était pas foutu de ta gueule le morveux. Toi qui t'attendais à un vieux bistro craignos dans lequel tu aurais pu te faire déchiqueter en morceau. « C'est quoi ton job sérieux ? Pour te payer un truc pareil, je commence à me poser des questions. » Même toi, avec ton honnête salaire tu n'oserais pas te payer un verre ici, déjà de par l'apparence des serveurs qui te filais la gerbe (d'ailleurs, leur renverser ton café dessus, ça pourrait être amusant. Blague à part tu devais en payer un autre et c'est trop cher).
Saluant tout de même les salariés, tu retiras ta capuche et confias ton écharpe à ton pokémon, posant ton petit (et plat, tiens tu attendais encore une remarque sur tes formes pour lui jeter le liquide brûlant dessus, juste pour te calmer) derrière sur une chaise random. Cette odeur raffinée te prenait déjà la tête et tu t'écroulas sur la table. Tu touchais à peine par terre, balançant les pieds en soupirant.

« J'ai que trente-six ans merdeux, je suis pas non plus grand-mère ! Arrête de me traiter comme une mamie ! »

Et ça risquait pas d'arriver, Mary allait avoir sept ans et laisser un garçon s'approcher d'elle risquerait d'être difficile. Elle te manquait déjà et ne pas la voir grandir te rendais malade, tu loupais les meilleures années de sa vie et allait revenir au moment de son adolescence et dieu sait que tu le redoutais. Ses crises de gamine, ses envies de tout jeter pour voyager, ses fugues et ses amourettes, Nom d'un Arceus si seulement elle pouvait rester petite toute la vie.

« Fait un froid de canard quand même sérieux. J'ai hâte que le printemps se pointe sinon je vais mourir d'une grippe ou d'une connerie. »

Tu te fis rire toi même, jouant avec une mèche rose en tripotant ton piercing. « Et je le ferais pas, rien que pour te faire chier mon loulou. Ça te fais quel âge sinon ? Faut bien que je prenne de tes nouvelles, pour faire mine d'être inquiète et intéressée à ton sujet. »

Un serveur s'approcha rapidement de vous, un carnet à la main, ce parfum trop fort pour ton petit nez et ses cheveux dont aucune mèche ne dépassait. Que tu pouvais détester ce type de personne mais c'est sans le laisser paraître que tu lui répondis avec un sourire franc et amusée. « Un café s'il vous plaît, avec cinq sucres. J'insiste beaucoup là dessus. »

© ASHLING DE LIBRE GRAPH'




(Désolé si parfois je met un peu de temps, je fais des insomnies en ce moment du coup je rattrape mon sommeil la journée #ça y est je me transforme en Gare St Lazare. Laisse moi épouser Neal, je veux lui faire des bb ♥ )
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MessageSujet: Re: Welcome to hell | feat Neal Aster   Jeu 25 Fév - 21:28

ft. Lizzy la vieille

J'AI LA FLEMME DE METTRE UN QUOTE

Welcome to Hell


La coke et les putes ? Neal laissa échapper un petit rire grave. Et pourquoi pas, il aurait eu l'audace de le lui demander. De lui demander la lune si il le fallait. Ne serait-ce que pour ton déplaisir, très chère Lizzy. Mais... peu importe.

"Bien sûr que tu ne m'as pas surpris. Mais qui sait, tu aurais pu avoir les tripes de quitter le Groupe Ombre... J'imagine que c'est hors de ta portée. Et je ne m'attendais pas à ce que tu révèles quoi que ce soit volontairement ou quoi que ce soit dans le genre. Sache juste que je vais finir par savoir. Inévitablement. Il suffit que je m'y intéresse... Et ce, même si vous êtes les plus discrets de tous, j'dois bien le reconnaitre."

Enfin, pas vraiment. Les Ombre étaient même, ironiquement vu leur nom, sur le devant de la scène. Toujours dans les plus hauts postes, à vous regarder de haut depuis leurs écrans. Des animations de Bouldisco au petit culte instauré par Vénus, en passant par le rassurant et jovial "Nestor", tous n'attisaient pas le moindre soupçon et quand bien même... n'avaient-ils pas assez de charisme et de bienveillance pour acheter la population et placer dans les mains de voyous instables et fanatiques, ou de gosses, des armes vivantes ? Génies qu'ils étaient. Des génies du crime, c'en aurait été fascinant... si on avait été dans une série télé. La réalité était bien différente, et il savait que le barrista, Nate, était une vraie commère. Dommage qu'il ne semble pas les écouter aujourd'hui, trop occupé à faire autre chose... parce que ce n'était pas par hasard que Neal se permettait d'évoquer à haute voix la Team. Oh, pas que ça intéresse les personnes ici présentes ! Messieurs dames les serveurs, qui devaient porter le quadruple de son salaire sur eux au demeurant, étaient au-dessus de ça. Mais il savait qu'ils ne tarderaient pas à répandre des rumeurs à ce sujet. Ils se moquaient bien du sort des gens. En tout cas, c'était le cas de Nate, sa commère préférée auquel il fournissait gâteaux et rumeurs. En parlant de gâteaux, la vieille lui demanda ce qu'il faisait.

"Oh, je bosse dans la pâtisserie devant laquelle tu avais pris racine, vieille branche. D'ailleurs, je livre les viennoiseries que sert ce café... Et je complète mes fins de mois avec des combats. Rien de bien exceptionnel, donc, ni de franchement illégal. J'ai même aidé la police à résoudre un crime cet été."

En fait il passait aussi son temps à la narguer, la police, tout comme il narguait tout le monde en vérité. D'ailleurs, il devait dormir plus souvent au commissariat que chez lui... la présence d'autres personnes, même si elles voulaient le foutre en tôle, le rassurait un peu. Peut-être que la sensation d'être déjà en cellule l'empêchait de craindre qu'on rentre brusquement chez lui pour l'y emmener... à moins que ce ne soit une manifestation de sa culpabilité. Très philosophique, comme sujet de réflexion, dans tous les cas...

La "jeune" femme s'écroula sur la table, arrachant un petit sourire au blanc. Elle n'aimait pas l'endroit ? C'était normal. Ce lieu... ces sourires, cette conversation bien trop cordiale, tout semblait si faux. Ce n'était pas un endroit pour eux, ce café ressemblait au célèbre établissement tout fait de rouge d'Illumis ou un truc du genre, c'était trop classe, trop beau pour eux. Il le savait bien, tout ça. Ils étaient ce genre de personnes faites pour ramper dans la crasse à longueur de journée, à traîner dans les ruelles louches, à fixer leurs interlocuteurs avec méfiance et non avec sympathie. Il y avait trop de lumière pour des êtres ombrageux comme eux... mais... justement, il ne voulait pas que le naturel revienne au galop. Ce serait s'avouer vaincu, uh ? Et Neal devait garder le dessus sur... Clyde. Qu'importe comment on pouvait appeler les différentes facettes de sa personnalité.

"J'ai que trente-six ans merdeux, je suis pas non plus grand-mère ! Arrête de me traiter comme une mamie !
- Pourtant t'as pas l'air de te sentir bien... notre marche t'a épuisée ? C'est les rhumatismes ?"

Avait-il fait avec ce même sale sourire de teigne, la regardant de haut de son regard vert d'eau. Et pourtant, à trente-six ans elle aurait presque pu être sa mère, c'était quand même pas mal. Wow, même si il était adulte, il avait vraiment l'air d'un gamin à côté d'elle... eheh. Sauf au niveau de la taille. Et en plus elle se plaignait du froid. Ce que lui faisait un peu plus tôt, mais... ça ne l'empêcherait pas de lâcher une remarque acerbe. C'était Neal, après tout.

"Je te dis que c'est l'âge, te cherche pas des excuses."

Evidemment elle ne lui ferait pas le plaisir de mourir d'une connerie pour lui, hein ? La première pensée de Neal fut qu'il la préférait vivante, plus rigolo si on voulait la voir souffrir comme elle le méritait ou si il voulait s'en charger lui-mê— mais non. Il secoua la tête, cherchant à oublier ces pensées intrusives. A la place, il préféra répondre à sa question, à savoir quel était son âge. Pour un peu, il l'aurait oublié lui-même au fil du temps, et pourtant ça se comptait sur les doigts de ses deux mains.

"Dix-neuf ans, bientôt vingt, et ma vie est déjà un immense bordel. Nouveau record mondial de victime du karma. Ca vaudrait bien un câlin de réconfort si je n'étais pas si dégoûté à l'idée de ne serait-ce que t'effleurer."

Ironique qu'il se confie bien plus facilement à un ennemi mortel qu'à ses éventuels amis. Lui qui paniquait dès qu'on se penchait trop sur lui, avait l'impression constante que tout le monde était contre lui comme si il était un coupable universel, il parlait avec humour de ses déboires. N'effleurant que la surface de ses souffrances, n'évoquant que vaguement ce qui le tourmentait, bien sûr, autrement il se briserait les ailes, avec toujours un fond d'anxiété permanente, mais tout de même... un exploit de la part de l'ex-Ombre. Au fond, les ennemis étaient les personnes dont on était le plus proche, hein ? Ici, ils étaient tous coupables. Manquait plus que les menottes et le haut à rayures... Arrête-moi, mais je sais que tu ne le feras pas, parce que nous sommes tous deux criminels.

Enfin vint le serveur, avec ses manières de gentleman et son petit sourire si faux. Evidemment, la rose balança sa commande des plus... écoeurantes. Cinq sucres ? Elle allait choper un diabète dans les deux mois qui suivaient, surtout si elle buvait beaucoup de café. Neal, lui, adressa une expression adorable au serveur qui hélas ne le reconnaissait que trop bien et semblait ne pas l'aimer beaucoup.

"Un latte. Avec beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de lait. Et une reproduction de la Joconde avec une moustache comme dessin à la surface.
- Tout de suite, messieurs dames.", fit le serveur blond, non sans une grimace en coin adressée au sale teigneux, comme une menace de mort. La dernière fois il avait poliment pu répondre que non, reproduire le Penseur de Rodin en mousse au-dessus de son café n'était pas possible techniquement parlant. Mais même si ses demandes (ses caprices, plutôt) étaient extrêmement durs à réaliser, Tino, ce bon vieux serveur, s'y pliait généralement, non sans le maudire intérieurement. En attendant que sa commande des plus étranges n'arrive, il se retourna vers le Lieutenant.

"Et toi, quoi de beau ? Au niveau personnel, je veux dire. J'ai bien compris que te questionner sur le Groupe Ombre était inutile. Tu as  des enfants ? Je n'ai jamais su. Si tant est que quelqu'un voudrait de toi... mais les masochistes, ça existe."

Il poussa un petit rire avant de poursuivre, plongeant son regard dans celui de son interlocutrice.

"Cela dit, il ne vaut mieux pas. Ce bel empire qu'est le Groupe Ombre ne donne naissance qu'à des enfants tordus et brisés, pas vrai ? Le pouvoir vient au prix de la paranoïa et des traumatismes impossibles à effacer, nous sommes bien placés pour le savoir, mmh ? Petite, petite Lizzy... je suis sûr que vous seriez une excellente mère. Aussi bénéfique que "papa" Lazare l'a été pour moi."

Il ne savait sincèrement pas si elle était mère. Il visait plutôt son vécu dans la Team. Quelque chose lui disait qu'elle n'était pas complètement mauvaise... sûrement parce qu'il la comparait à Lazare, et que rien ne serait jamais pire que Lazare. Ca ne signifiait pas qu'il n'avait pas envie de l'étriper, bien entendu ! Il comprenait juste son potentiel ressenti. Si elle était un minimum sympa, il y avait bien moyen de la blesser sur les mêmes sujets qui étaient si sensibles à ses yeux. Il ne comptait pas sombrer dans ses bras pour ces points communs, bien sûr. Au contraire, il en profiterait pour mieux la casser. Le blanc poussa un soupir, s'affala sur sa chaise, ferma les yeux. Lorsqu'il les rouvrit... il affichait une expression profondément blasée et une grimace des moins classieuses.

"Bah bordel, ils prennent leur temps ces gugusses. Trop occupés à se recoiffer ?" se demanda-t-il avant de se retourner, pour faire face au serveur qui tenait leurs cafés.

Celui-ci lui adressa un regard rempli de mépris avant de déposer les deux soucoupes sur la table. Neal contempla d'un air ravi le motif à la surface de son café. Pas de doute, ils étaient vraiment des artistes... en même temps, à cheval sur les apparences et la beauté qu'ils étaient, ce n'était que pure logique. Des étoiles dans les yeux, un grand sourire enfantin aux lèvres, Aster se retourna vers le serveur, qui s'apprêtait à partir loin, très loin de ces gens.

"Pas si vite ! Je tenais à vous complimenter. C'est vraiment magnifique.
- Nous assurons à nos clients le meilleur des cafés qu'ils puissent avoir, et qu'ils méritent. Mais vous nous flattez.
- Oui, du coup je veux un autre café. Avec la Naissance de Vénus dessiné dessus !"

Un jour il allait en pousser un au suicide, un jour il le ferait vraiment. En attendant, il ignora la réaction (sûrement très drôle) du serveur pour se concentrer sur sa boisson, qu'il porta à ses lèvres, aspirant tout le liquide qui avait plus un goût de lait que de café. Lorsqu'il arriva vers la moitié de la tasse, qui contenait logiquement moins de lait, celui-ci étant en surface, il esquissa une grimace de dégoût. Beurk, amer ! Alors il renversa le reste sur les genoux de cette chère Lizzy.

"Vous avez froid ? Vous avez de la chance, ce café est pile à la bonne température !"

Alors, qui craquerait le premier ?
© redSheep sur Wild Roar


(C'est pas grave, prends ton temps x) Neal est un forever alone par contre donc non Désolée c'est LONG D: Et oui, on est potentiellement dans le café des Flare, ce qui explique que ce soit si Flarish. Uhuh)
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Welcome to hell | feat Neal Aster

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