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 The only thing all humans are equal in is death || Edward Novak

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REGION : Kalos
POKÉBALL LANCÉES : 303
A DÉBARQUÉ SUR L'ÎLE LE : 12/01/2015

MessageSujet: The only thing all humans are equal in is death || Edward Novak   Dim 6 Sep - 9:07


Edward Novak


I am the darkness that crawls into you






ID. CARD _________________________ Anecdotes


Surnom(s): Certains, assez rares, l'appellent Ed' ♦ Âge: La trentaine ♦ Date de naissance: 30 Septembre ♦ Ville de naissance: Illumis ♦ Orientation sexuelle: On peut se donner rendez-vous dans un lieu romantique, genre un toit Plus sérieusement, tu sauras pas ♥ ♦ Métier, statut: Lieutenant Flare, se faisant occasionnellement passer pour un homme d'affaires ou un flic. ♦ Signe particulier: Son costume est sur-mesure, please. Flare oblige. ♦ Région: Honhonhon baguette Prismatique tower ♦ Groupe: Team, ça m'avait manqué~ ♦



♛ Il a tendance à mâchouiller son Beretta (non chargé bien entendu, et jamais en public) lorsqu'il s'ennuie. Ca l'aide à se concentrer, faut croire, et il n'utilise cette arme quasiment que de cette façon, n'ayant pas une grande affinité pour les armes à feu.

♛ Il adore le café, bien qu'il ait tendance à mettre trop de sucre dedans par inadvertance et à être très difficile en la matière. Quand on a goûté à celui du Café Lysandre – un vrai régal - c'est compréhensible.

♛ Il n'a jamais eu une grande estime de l'autorité ou des titres de noblesses, même si les noms de ses Pokémon peuvent laisser penser le contraire. Si il obéit aux Flare, c'est uniquement parce que leurs objectifs le séduisent.

♛ Il possède Elizabeth, sa Corboss, depuis l'enfance. Quoique loyal, l'oiseau a tendance à être arrogant, très distingué et particulièrement irritable envers tout individu autre que son dresseur.

♛ Regius, son Némélios, porte bien son nom. Noble, droit et sérieux, la créature en impose par son attitude comme par sa taille et sa puissance. Malgré sa mégalomanie et son dédain, il reste en effet une créature particulièrement forte. N'aimant pas rester dans sa Ball, il en sort souvent, surtout si ça lui permet de traîner dans l'appartement.

♛ Au contraire des deux autres, Corona, la Mélancolux, est timide, effacée et reste en retrait même en combat. Ce qui ne l'empêche évidemment pas de brûler l'âme des gens à petit feu, comme n'importe quel individu de son espèce. Cependant, elle semble ne jamais avoir voulu utiliser cette capacité sur qui que ce soit, sauf bien sûr si on le lui demande.

♛ Tous trois sont particulièrement raffinés et évitent tout conflit entre eux, mais ils restent de vraies brutes au combat. Les talents en dressage d'Edward, qu'ils semblent beaucoup apprécier malgré leur mauvais caractère, n'y sont sans doute pas pour rien.

♛ Il apprécie particulièrement ce qui demande de la réflexion, notamment les énigmes et autres mystères qu'il se fait une joie de résoudre. Il lui arrive aussi d'en créer d'ailleurs, quoiqu'il ne le fait plus trop ces temps-ci, n'ayant personne à qui les donner.

♛ Ces distractions mises à part, il s'intéresse à des sujets très divers, notamment scientifiques, bien qu'il lise beaucoup à ses heures perdues. Sa passion première reste néanmoins la criminologie. Les ragots et faits du quotidien l'intéressent peu cependant, même si il les écoute d'une oreille distraite, au cas où ils cacheraient des infos intéressantes.

♛ Il possède toujours son uniforme de police, les dossiers et le badge qui vont avec, bien qu'ils aient un peu pris la poussière. Ils n'ont plus servi depuis des années, mais pourraient tout de même se révéler utile dans certaines situations. Cela dit il cache très bien son statut de Flare même sans le porter, heureusement d'ailleurs.

♛ Il n'a aucune difficulté avec les langues étrangères mais son accent Kalosien ressort de temps à autres, surtout quand il parle beaucoup. Enfin, ça reste assez rare. Il sait également parler anglais au passage.

♛ Il dort comme une masse et est vraiment dans un sale état si il a pas ses sept, huit heures de sommeil règlementaires. Heureusement, les "légères" morsures de Regius le ramènent vite à ses esprits dans ces moments-là. Elles font aussi un excellent réveil au demeurant.

♛ Son appart' à Mell est beaucoup plus grand et beau que celui d'Illumis pour des prix équivalents. Il a une forte tendance à inviter les gens chez lui, histoire de prendre un café ou discuter un peu, c'pas comme si il cachait quelque chose dedans non plus vous trouverez jamais ses dossiers

♛ Si il reste la plupart du temps en costume noir, il lui arrive de le troquer pour une tenue bizarrement décontractée. En général, il faut plusieurs secondes (minutes ?) aux gens avant de réaliser qu'il s'agit bien d'Edward.

♛ Il a un très bon sens de l'observation et une bonne mémoire qui plus est. Cela dit elle semble très sélective. D'aucuns pourraient penser qu'il oublie volontairement les gens qu'il croise, si c'est seulement possible.


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It's Westwood.


Oh, cet homme ? C'est quelqu'un d'assez spécial, si je puis dire. Oh, pas physiquement, il n'est pas si exceptionnel de ce point de vue-là. Ne revêtant généralement que des costumes, de marque et de bon goût certes, mais d'un classicisme à toute épreuve, on devinerait difficilement sa place au sein d'une Team aussi extravagante que les Flare. De toute manière, disons-le clairement, il ne va pas le crier sur tous les toits ; au contraire, vous auriez un mal fou à le deviner, si vous le voyiez en face de vous. Plutôt soigné – vous verrez rarement ses cheveux ébouriffés ou sa cravate mal nouée -, il fait penser à un quelconque homme d'affaires Kalosien, sa taille légèrement inférieure à la moyenne et ses traits carrés mais jamais particulièrement probants n'aident pas, en principe, à en faire un personnage dont on se souviendra longtemps, pour peu que vous ne lui ayez pas adressé la parole.

En principe, précisément. Car Edward, Ed pour les intimes, possède une aura... pour le moins amicale. Même si son style vestimentaire peut paraître un peu strict, son attitude légère fera qu'il vous apparaitra comme quelqu'un d'honnête, de sympathique, le genre de personnes auprès de qui on aime naturellement rester. Sur ses traits, vous verrez souvent un petit sourire simplet et sincère dessiné, mais aussi des yeux bruns brillants d'intelligence. Pas de petits gestes nerveux avec lui ; il a une forte tendance à faire des mouvements amples, lents et enthousiastes. Et il ne craint pas le contact humain, au contraire, ce sera le premier à poser sa main sur votre épaule si vous vous sentiez mal.

Gentil, n'est-ce pas ? Dans un sens, oui. Edward sait être adorable, et il sait surtout en jouer. C'est le genre de personne charismatique, qui ne panique jamais même lorsque la situation est désespérée. Il restera plongé dans ses pensées quelques instants, sans stresser, sans même se préoccuper de ce qui se passe autour de lui, tout en bougeant les lèvres, sans pourtant dire un mot. Puis il placera la main sur votre bras et vous montrera en quoi tout va parfaitement bien, ou vous expliquera précisément et simplement comment tout arranger. Et tout vous semblera clair, limpide. Il parvient naturellement à dissiper ce qui embue l'esprit des autres, comme si il savait parfaitement ce qu'ils voulaient et décidait de le leur servir sur un plateau. Oh, ce n'est pas infaillible. Mais ne doutez pas une seconde de son talent dans la matière. Il sait très bien se servir de ses talents d'observateur, et ce dans toutes les situations. Oui, c'est le mot, il sait. Vous ignorez comment, mais il sait.

De toute manière, vous ne pouvez que lui faire confiance, pas vrai ? Certes, on vient de vous le présenter, mais il répond honnêtement à vos questions, et si vous devenez son ami, il se montrera d'une loyauté sans failles. Toujours aimable, toujours sympathique, il se révèle également plein d'humour et d'intelligence, se trouvant assoiffé de connaissances. Il manie aussi bien les conversations légères et stupides que celles spirituelles, et s'impose avec une facilité déconcertante dans les débats. Car derrière cette empathie dont il fait preuve lorsqu'il vous écoute et vous rassure, il possède une logique implacable, et une lucidité incroyable.

Des défauts ? Vous n'avez pas idée, c'est le cas de le dire. Car Edward a des tendances, disons... sociopathes. Il vous utilisera jusqu'à ce qu'il n'ait plus rien à faire avec vous, et vous laisse tomber – pas littéralement, bien sûr... quoique ? Il n'agit que par intérêt. La Team et ses objectifs passent avant tout, et c'est bien la seule cause qu'il sert avec sincérité. Pas qu'il soit particulièrement loyal, vous l'aurez compris, cela correspond plutôt à sa vision du monde. Mais il arrive parfois d'agir par curiosité, par envie d'en savoir plus sur un quelconque sujet dans lequel vous vous y connaissez mieux que lui. Dommage pour vous, il apprend vite, et vous abandonnera dès que vous ne servirez plus à rien. La distraction peut aussi aider. Oh, ce n'est pas un de ces esprits pervers qui s'amusent de voir une marionnette agir comme bon leur semble. Disons plutôt qu'il s'ennuie assez facilement, et que nouer des relations est le meilleur moyen de pallier à cela. Qu'importe si il n'éprouve aucune affection pour la personne qu'il a  en face. Non, on peut dire qu'il n'a pas un code moral particulièrement strict. Ce n'est pas de sa faute si les gens sont suffisamment sensibles pour lui faire confiance, n'est-ce-pas ? D'autant que lui-même a du mal à réaliser ses propres torts ; cette manière de penser et d'agir tordue est après tout la sienne.

C'est un homme dangereux. Oh, votre vie ne risque pas grand chose ; il n'a que faire que vous soyez vivant ou mort, son objectif n'a jamais été de tuer, quoiqu'il n'aurait pas de remords à le faire. Je vous l'ai dit, il n'a rien d'un tortionnaire psychotique. En revanche, il serait préférable que vous soyez solide psychologiquement, assez du moins pour tenir le coup après l'abandon et l'oubli qu'il vous fera certainement subir. Pas d'exceptions, si ce n'est cet homme qui a curieusement marqué son esprit. De toute façon, tout va bientôt disparaître. Seule l'élite, la crème de l'humanité survivra au massacre que prépare la Team Flare. Ce sera grandiose, n'est-ce-pas ? De toute manière, il ne voit pas pourquoi il se préoccuperait de la majorité d'imbéciles que contient ce monde. Ahah. Contrairement à Lysandre, lui n'a pas gardé le moindre relent de philanthropie...  



The dark side of the story


« 15 Févrirer ****
QG des Forces de Police Internationale

Sujet du dossier : Edward Novak
Sous-dossier : Curriculum Vitæ

Bien qu'il soit particulièrement difficile de retrouver qui que ce soit ayant connu Edward Novak, cette tâche demeure possible. Ses parents ont pu fournir quelques détails sur son enfance ; il était apparemment un enfant très sociable, particulièrement brillant et mature pour son âge. Souriant, il ne posait que très rarement le moindre souci, ou du moins ils n'en étaient pas informés. Il eut par conséquent un vécu très agréable, ce qui lui permit de garder une attitude positive que ses proches appréciaient. Bien qu'il choisit des études de criminologie, très différentes des attentes de ses parents, il semblait passionné par son choix et se retrouva rapidement à un poste dans la Police d'Illumis. Nous n'avons pas été informés de son métier ou grade exact. Selon ses collègues, il s'agissait d'un homme aimable, très doué et travailleur, doublé d'une excellente compagnie. On ignore exactement pourquoi il quitta une carrière si prometteuse. Des rumeurs parlent d'une reconversion dans la Team Flare. Aucune n'a été confirmée et il ne semble pas y avoir la moindre preuve expliquant de telles accusa


Non, non. Présenter cela sous la forme d'un rapport de police aurait convenu, pour un ancien flic, mais personne, à moins de faire une recherche poussée, ne pouvait découvrir cela, un tel dossier était forcément inexistant. Et qui irait fouiller le vécu de quelqu'un d'aussi aimable ? Cela dit, ce n'est pas le plus gênant, il y a pire. Tout cela est affreusement incomplet. C'est pourquoi on ne peut pas croire la Police Internationale, qu'on parle des scientifiques ou des hommes d'action, tous ces rapports sont terriblement vides, mensongers par moments. Non, jouons la carte de l'omniscience et racontons tout cela de manière plus conventionnelle. Vous voulez un café ? Un antidépresseur ? Car vous en aurez peut-être besoin.

Le brun naquit dans une famille plutôt riche d'Illumis. Son enfance ? Il s'en rappelle peu, cette période de la vie n'ayant jamais été particulièrement intéressante. Ses parents, Sarah et Denis Novak, étaient tous deux particulièrement pris par leur travail, la première étant spécialisée dans la finance et très souvent en voyage, le second, travaillant dans une joaillerie particulièrement prisée de la capitale. Autant dire qu'il les voyait rarement, et lorsque c'était le cas, ils se révélaient particulièrement fatigués, se contentant la plupart du temps d'afficher un air morne et de profondes cernes. Heures supplémentaires. Trop de commandes. Négociations éprouvantes. Ils passaient leur temps à parler de ces soucis liés à leurs occupations respectives. Pas très amusant pour un enfant de cinq ans, n'est-ce-pas ? Certes, ses parents l'aimaient, beaucoup même. Mais leur terrible manque de temps leur empêchait de vraiment s'en occuper. Heureusement pour eux, Edward avait peu de soucis apparents. Il avait toujours été un excellent élève, ayant appris à lire de manière parfaitement autonome. A l'époque, il aurait quelques amis proches avec qui il se baladait régulièrement dans les rues d'Illumis, et maintenait des relations plutôt stables. Un gentil garçon, n'est-ce-pas ? Doux, souriant, intelligent, avec une bonne éducation et un avenir prometteur.

Enfin, il s'agissait du moins de la partie émergée de l'iceberg. En vérité, l'enfant se sentait... comment dire ? Franchement seul. Et il s'ennuyait, à un point... rien de stimulant en cours, des amis sympa au début mais de plus en plus ennuyeux, des imbéciles qui le charriaient... Il passait une bonne partie de son temps libre dans leur grand, bel appartement, qui semblait si vide, à faire les cent pas, ou plus fréquemment, à rester allongé sur son lit en contemplant le plafond d'un oeil morne. En regardant par la fenêtre de temps en temps la circulation et les passant pressés, des visages qu'il finissait vite par oublier. Ses parents ne semblaient rien voir. Pourtant, ces problèmes lui semblaient évidents. Il a toujours été logique et analytique, vous savez ? Et les gens comme ça s'ennuient. Réfléchissent trop. Analysent trop. Pas assez aveugles pour ne pas réaliser à quel point le monde autour d'eux est absurde et stupide. Si on lui laisse le temps de s'ennuyer, même un simple gamin peut le saisir, même inconsciemment. Et peu à peu, Edward finit par en devenir persuadé. Certes, cela fut lent, progressif. Mais il apprit, au fil des années, à se détacher des autres personnes. Ses amis, sa famille n'y virent que du feu. Après tout, le changement opéra sur plusieurs années, et le brun parvenait à merveille à maintenir une façade adorable et serviable. On pourrait même dire qu'il était plus appréciable que jamais lorsqu'il atteignit l'adolescence, et ne parlons pas de l'âge adulte.

Le gamin banal et sympathique devint un jeune garçon aux intérêts variés, souriant, attirant la sympathie des adultes pour sa maturité comme des enfants de son âge pour son charisme. Evidemment, certains se méfiaient, méprisaient sa manie de vouloir décider de tout, ou en étaient jaloux. Mais il demeurait, dans la cour du collège, un leader assez respecté. Oh, il y eut bien une période... plus difficile, forcément. Il devait avoir environ douze ans lorsque cela arriva. Rester autour de tous ces gens qu'il côtoyait quotidiennement, les entendre rire, pleurer, pour des motifs futiles, alors qu'il y avait des choses infiniment plus graves dans le monde... comme la stupidité, leur stupidité. L'irrationalité totale des gens avait fini par le rendre malade. Il se coupa du monde quelques jours, durant lesquels il se fit passer pour malade. Ses parents ? Ils ne surent rien de cette petite pause de quelques jours. Et n'importe qui aurait cru un de ses mensonges.

Son père avait cependant fini par remarquer son état anormal, et l'avait évidemment signalé à sa mère, toujours en voyage. Edward avait écouté leur conversation au téléphone, bien caché. Il avait haussé les épaules lorsqu'elle se conclut, avant de retourner dans sa chambre et de s'affaler sur son lit, fixant le plafond, poussant un grand soupir. Il était encore tôt, mais il s'ennuyait à mourir, et finit par s'endormir. Le lendemain, sa mère, enfin rentrée, l'avait réveillé, une cage à la main. Elle avait décidé de lui offrir un Cornèbre, acheté juste avant de prendre l'avion. Ils devaient penser que la solitude à la maison le pesait... ce qui était de moins en moins le cas, mais soit, il n'avait aucune raison de refuser un cadeau. Il aimait ses parents après tout... à l'époque... même si il leur en voulait pour leurs absences répétées. Il avait placé la cage de la Cornèbre, surnommée Elizabeth, près de son lit. Histoire de ne pas passer pour un cinglé lorsqu'il murmurait le fruit de sa réflexion, ça donnait l'impression qu'il lui parlait, ce qui était complètement stupide mais semblait normal pour la plupart des gens. Qu'importe, au fond... Il retourna finalement à l'école le lundi suivant, l'oiseau noir de jais sur l'épaule. Vous connaissez la suite, pas vrai ? Il devint un très bon dresseur, et très rapidement. Un stratège avant tout, bien que réfléchir n'a plus aucune utilité, étant donné la puissance actuelle d'Elizabeth et des trois autres... Raison peut-être pour laquelle il a perdu le goût du combat. Trop ennuyeux, bien souvent.

C'est drôle, au sens cruel et tordu du terme bien sûr ; plus il était parfait en apparence, plus son empathie disparaissait, et plus il utilisait les coups bas et la manipulation pour parvenir à ses fins. Les quelques accès de colère qu'il avait – facilement irritable à l'époque, malgré le calme qu'il affiche aujourd'hui – étaient rapidement excusés. Il savait toujours contre qui diriger son insatisfaction, quand, et quels arguments utiliser dans le pire des cas. Certes, il a bien eu quelques ennuis à cause de cela, surtout au début. Il a dû se manger quelques gifles. Mais on le défendait. Toujours. Il suffisait de pleurnicher un peu à l'époque pour qu'on se rue sur l'immonde agresseur ayant osé faire du mal à un camarade particulièrement apprécié. Maintenant, c'est légèrement différent et plus subtil... mais il s'en sort toujours quand même, ou sa carrière de Lieutenant Flare n'aurait pas duré bien longtemps.

Au final, malgré quelques turbulences, il finit par se porter comme un charme. Pardon ? Comment ça, menteur, manipulateur et méprisant ? Allons, il n'était pas encore totalement sociopathe à l'époque. Il avait des amis proches, une petite amie, qu'il a complètement oubliés par ailleurs... Non, la partie intéressante de l'histoire n'est pas encore arrivée.

Après avoir réussi brillamment le lycée – en attendait-on moins de lui ? Certainement pas – il s'orienta vers un de ses sujets de prédilection. Oh, il en avait beaucoup, passant son temps à lire, à se renseigner et autres, mais il avait un petit faible pour la criminologie. Allons, quoi de plus fascinant que le génie criminel ? Ce domaine était intéressant, excitant, et les carrières que ce genre d'études offraient étaient autrement moins ennuyeuses qu'une... quelconque occupation en lien avec l'argent ou les bijoux, ce genre de choses dans lesquelles il baignait depuis toujours et qui, si il s'y connaissait à peu près, ne lui inspiraient qu'une profonde indifférence. Non, en savoir plus sur tout ce qui touchait au crime le passionnait. Ironiquement, il se destinait à le combattre... Ce qu'il fit d'ailleurs pendant un temps.

Mais retournons à son histoire. Il s'orienta vers la célèbre université d'Illumis. Après tout, il vivait depuis toujours dans la capitale, et c'était ici qu'on trouvait les meilleurs établissement. Criminologie, donc. Sa famille ne s'opposa pas au moindre de ses choix de carrière, et dans tous les cas, il avait longuement parlé de tous ses plans, un grand sourire aux lèvres, utilisant les meilleurs arguments possibles pour les convaincre. Oh, maman voulait qu'il parte à Unys et suive son parcours dans la finance, où il serait brillant ? Oh, mais il avait toujours rêvé d'entrer dans cette université... C'était cruel de lui imposer son choix... La joaillerie avait besoin de nouveaux employés ? Il n'avait jamais été manuel. Hélas, il ne serait qu'un poids et voulait choisir une voie dans laquelle ses capacités seraient pleinement exploitées. J'en passe des meilleures. Au bout d'un quart d'heure, ils étaient remplis de fierté. Doué, n'est-ce-pas ?

Il s'agissait d'un internat, dans lequel il vécut par conséquent plusieurs années. Il se plut ici, étant donné qu'il pouvait faire ce qu'il désirait et n'était plus contraint à s'ennuyer dans une salle de classe dont les cours ne l'intéressaient nullement. Comme toujours, ou plutôt, plus que jamais, il était un véritable aimant à abrutis. Un grand sourire, quelques phrases pseudo-savantes mais au fond ridiculement logique, de l'aide et du réconfort, voilà tout ce que les gens désiraient. N'oublions pas l'humour, il en avait beaucoup également, et le talent manifeste en combat qui impressionnait toujours, son Cornèbre ayant depuis évolué. Ce qui lui permettait d'intégrer sans problème de grandes bandes d'amis, d'être proche de beaucoup de gens, même si il ne ressentait pas grand chose pour eux à dire vrai, ils étaient même plutôt exaspérants. Et le confortaient dans l'idée que ce monde était absurde et stupide. Oh, certains ont attiré son attention, mais il ne s'en rappelle plus vraiment. Il a bonne mémoire, je vous rassure, mais... les gens ont une forte tendance  à devenir "flous" une fois qu'ils ne lui servaient plus à rien. En général, il trouvait toujours une excuse, une très bonne excuse bien sûr, pour abandonner les gens sans intérêt. Chose facile dans un établissement aussi grand et peuplé, où on ne croisait que rarement les mêmes personnes. Il ne se rappela réellement que d'une seule personne qu'il a désormais perdu de vue – enfin, façon de parler. Et si ils ne s'étaient pas retrouvés plus tard, le souvenir de ce brillant élève ayant subitement quitté l'université, au grand étonnement de tous, n'aurait certainement pas subsisté dans son esprit.

Certains connaitront peut-être la suite des évènements, quoique ce serait étonnant... mais il y a tout de même des parts d'ombre qui mériteraient d'être éclairées. De son côté, Edward décrocha ses diplômes, et commença à travailler dans la police – la victime  l'intéressant bien moins que le criminel lui-même, il s'arrangea pour ne pas trop s'en charger. Un collègue bien sympathique, prenant plaisir à réfléchir au pourquoi du comment de tel ou tel crime. Cet analyste naturel y arrivait par ailleurs très bien. Ca devient redondant d'expliquer qu'il réussissait en tout, honnêtement... évidemment qu'il avait de bonnes relations, et pour une fois, il ne s'ennuyait pas. Pas toujours. Les moments qu'il préférait étaient ceux, plus rares, nécessitant d'aller sur le terrain, même si il trouvait souvent un moyen de quitter son bureau pour réfléchir à l'extérieur, de toute façon. Rester assis à son fauteuil n'était pas bon pour sa santé, physique ou mentale.

Il eut donc, à plusieurs reprises, l'occasion de voyager dans différents lieux de Kalos. Tous infiniment plus calmes qu'Illumis, ça coule de source. Et ce n'était pas plus mal, au fond. Il aimait bien cette tranquillité, bien moins ennuyeuse qu'une foule aux airs bovins, paradoxalement. Ce fut lors d'un de ces voyages qu'il eut l'occasion d'attraper un Monorpale. Une affaire assez étrange s'étant déroulée dans les jardins de l'ancien palais royal, lieu pourtant très fréquenté. Pas que ça ait particulièrement impressionné Edward, au contraire, le boulot était plutôt simple sous les airs prestigieux du cadre. La créature lui avait pour ainsi dire sauté dessus alors qu'il vadrouillait dans les allées, réfléchissant à une énigme qu'il avait entendu un peu plus tôt. Lorsqu'il avait enroulé son ruban autour de son bras, le policier se sentit défaillir, mais il eut la force d'appeler son Corboss à l'aide, et put ainsi combattre l'épée vivante. Après cela ? Une Hyper Ball, et tout fut joué. C'était bien plus rapide que de le vaincre. Si il entraina "Anduril" jusqu'à évolution, il se méfiait particulièrement de la créature et évitait de trop l'utiliser, du moins jusqu'à ce qu'il puisse trouver un Pokémon moins... susceptible de le tuer. Dommage, cela dit. Sa forme d'épée était assez intéressante.

Cela dit, il finissait invariablement par rentrer dans la capitale. Dommage, hein ? Au fond, il s'en moquait un peu, tant qu'on ne le forçait pas à rester cloîtré dans une pièce fermée, comme un Némélios en cage. Il se rendait souvent au Café Lysandre, ouvert depuis peu. Leur breuvages étaient délicieux et ils l'aidaient à se concentrer, sans compter que le personnel était plutôt sympathique, quoique peu discret... ils avaient l'air de cacher quelque chose, constamment. Le fameux gérant étant le directeur de grands laboratoires, il ne faisait aucun doute aux yeux de l'habitué qu'ils savaient quelque chose au sujet de ces fameux labos. Enfin, pas ses affaires. Ca ne le passionnait pas, pas encore. Un jour où il rentrait chez lui après avoir bu un verre au Café, il se retrouva face à un groupe de voyous semblant s'en prendre à un jeune homme qui rappelait vaguement quelque chose à Edward. Ah... l'élève qui avait brusquement quitté l'université, oui. Il ne se rappelle pas de grand chose de plus, mais autant jouer les bons samaritains, puisqu'il en avait l'occasion. Il envoya Elizabeth à l'attaque, Anduril ne se révélant pas très utile face à la nuée de Nosferapti s'acharnant sur leur victime. Un simple ordre suffit à l'oiseau noir pour qu'il se mette à produire une violente rafale déséquilibrant les ridicules chauve-souris. Le petit groupe déguerpit aussitôt, sans même se battre. Des idiots et des lâches, comme il aurait dû s'en douter... Le blessé vient alors le voir pour le remercier. La moindre des choses, même si un autre aurait fui. Bah.

Quelques jours, peut-être quelques semaines passèrent. Il commençait à être tard et Edward rentrait d'une journée bien remplie, quoique plutôt ennuyeuse comparée à certaines, de travail. Il comptait retourner dans son appartement situé non loin, réfléchissant à une énigme trouvée dans un livre et particulièrement difficile, mais il se rappela brusquement qu'il avait oublié d'acheter quelque chose – du lait peut-être, tout le monde oublie toujours d'acheter du lait. Rien de bien grave, il suffisait de passer par l'épicerie la plus proche, et il en trouva justement une sur le chemin. Elle allait bientôt fermer à en juger par les horaires et la fatigue apparente du personnel, mais il n'en avait pas pour longtemps. Après avoir fait ses achats, il vit un carnet tomber des poches d'un quelconque employé, et se mit à le feuilleter. Quoi ? Il n'avait pas de raison d'être gêné. Au contraire, il avait plutôt bien fait, l'objet regorgeant d'énigmes et de gribouillages énigmatiques. Lui qui se serait attendu à des dessins mal réalisés ou à un carnet de comptes... comme quoi on peut trouver le génie au détour d'une rue... ou dans une épicerie minable, en l'occurrence.

On lui arracha aussitôt le carnet des mains, ce qui n'étonna pas particulièrement Edward, lequel se contenta de hausser les sourcils en relevant la tête. Coïncidence, il se retrouvait en face de l'homme qu'il avait secouru un peu plus tôt. Il bafouilla quelque chose d'incompréhensible, après quoi le brun se présenta, puisqu'ils s'étaient déjà croisés plus tôt et à plusieurs reprises. Edward Novak. Ancien élève de l'université d'Illumis, dans la même classe que ce "Johan Holst" en fait, juste au cas où il l'aurait oublié, car lui-même l'aurait probablement fait. Il en profita d'ailleurs pour faire remarquer qu'il n'avait pas vraiment compris pourquoi il avait subitement quitté l'université, malgré ses résultats prometteurs que ce carnet ne faisait que confirmer. L'épicier ne répondit pas. Edward changea alors de conversation, parlant plutôt de l'énigme qu'il n'avait pas réussi à résoudre un peu plus tôt. C'était assez rare de trouver quelqu'un qui ne considère pas ces distractions comme stupides et pour intellos. Suite à cela, ils eurent une conversation... plutôt sympathique, il devait bien l'admettre, et ne s'arrêtèrent qu'à la fermeture du magasin. Ils s'échangèrent leurs numéros de portable avant de se quitter. Une nouvelle amitié était née... Enfin, l'amitié est plus un non-sens qu'autre chose aux yeux d'Edward Novak.

Certes, certes, il s'était attaché à l'épicier fanatique d'énigmes, mais son sens de l'attachement était très limité. Si il était certainement ce qui se rapprochait le plus d'un ami, il n'éprouvait pas plus d'empathie à son égard qu'envers les autres. Johan l'intéressait beaucoup, sans doute pour leurs nombreux points communs, et le reste lui importait peu, à dire vrai. De toute manière, Edward réfléchissait rarement à ce type de problèmes et ne s'en rendait pas vraiment compte – ce n'était pas comme si il n'éprouvait plus d'affection pour personne, pas vrai ? Le connaissant, il finirait sans doute par l'abandonner dès qu'il se révèlerait décevant, mais pour l'heure, cela ne l'empêchait cela dit pas de l'appeler très régulièrement pour prendre de ses nouvelles, ou encore lui donner des énigmes qu'il avait trouvées, voire créées. Un passe-temps à lui lorsqu'il s'ennuie, si vous voulez. Leur "amitié" tournait autour des puzzles et du langage codé qu'ils avaient créé détour d'une conversation sur la criminologie.

En parlant de criminels... ce fut au beau milieu de cette période de trois ans qu'Edward commença à se poser des questions au sujet des individus vêtus d'orange qui erraient souvent près du Café Lysandre. La plupart des passants ne les remarquaient pas, puisqu'ils se cachaient bien et que l'on croisait toutes sortes d'excentriques malgré le quartier plutôt riche dans lequel se trouvait le Café, mais la manie du brun d'observer et d'analyser ce qui l'entourait prit finalement le dessus. Si bien qu'il alla un jour discuter un peu avec l'un d'eux. Une conversation toute bête au début, à la terrasse du café. Apparemment, le sbire adorait l'humour lourd. Etrange pour un membre de cette Team particulièrement à cheval sur les principes et la notion d'élégance, ce qu'il constaterait plus tard. Il se revirent plusieurs jours d'affilée, comme le proposa Edward – et le sbire, un peu simplet, accepta le sourire aux lèvres. Ce ne fut qu'après ces rendez-vous qu'il commença à poser, d'un air détaché, quelques questions assez indirectes sur les activités de ces gens en uniforme. Son interlocuteur déballa tout avec enthousiasme, faisant à peine semblant de chuchoter pour que personne ne l'entende. Encore plus simple que ce qu'il pensait... Il apprit alors l'existence de la Team Flare, le Café Lysandre étant le principal lieu de rendez-vous des membres. Edward n'en demanda pas plus et promit de ne rien dire. Si le sbire refusait de donner le nom du leader de ladite Team, il fallait être un idiot pour ne pas le deviner, étant donné le point de rendez-vous. Et bien que les objectifs des Flare soient encore inconnus, ils l'intriguaient beaucoup. Selon les dossiers de la police, les Teams étaient assez variées, certaines recherchant l'argent, d'autres le pouvoir, ou encore une modification majeure du monde lui-même. Alors que pouvait donner une organisation criminelle dirigée par un des hommes les plus respectés de Kalos (du moins, si ses hypothèses étaient justes... ce qui était probable), dont la philanthropie et l'intelligence étaient renommés dans le pays ?

Il y avait toujours la possibilité d'utiliser le Café comme point de rendez-vous pour justement faire accuser Lysandre Fleur-de-Lys en cas de soupçons, mais ça ne correspondait pas à l'attitude méfiante du personnel. La meilleure initiative à prendre était sans doute de parler en personne, et si possible en privé, au principal intéressé. Pour le moins difficile à approcher, cela dit... mieux valait compter, une fois de plus, sur le larbin avec lequel il avait sympathisé. Quelques jours plus tard, il exprima son envie de rejoindre la Team Flare, n'ayant pas d'emploi stable – on évitait de révéler sa carrière dans la police lorsqu'on parlait avec des hors-la-loi. En lui assurant bien sûr qu'il ne prenait pas cette décision à la légère et qu'il souhaitait réellement se renseigner dessus. Le faux petit côté anarchiste et rebelle de ce drôle de type en costume avait apparemment convaincu le sbire, qui lui promit d'en toucher un mot à ses supérieurs. On lui donna vite rendez-vous pour les rencontrer. Ce n'était pas Lysandre, pas encore, mais ce n'était pas mal. Ce qu'il apprit ? Qu'il fallait payer, et cher, pour intégrer les rangs. En cela, il avait les moyens, pouvant toujours trouver un prétexte pour taper dans les réserves familiales si son salaire très satisfaisant n'était pas suffisant. En revanche, la moindre dénonciation risquait de lui coûter plus cher encore. Bah. Il était de la police, ce qu'ils ignoraient, et assez malin pour brouiller les pistes si jamais il lui venait l'envie de les dénoncer. Après tout, cela lui vaudrait une sacrée augmentation, pour peu qu'il fasse un bon rapport. Lorsqu'on lui tendit l'uniforme, il déclina poliment l'offre. Son costume sur-mesure était bien assez... stylé pour les goûts apparemment très raffinés des Flare, et de plus, il tenait d'abord à connaitre leurs objectifs. Avec une certaine réticence, on lui expliqua les grandes lignes du plan : purifier le monde dans sa totalité, puisqu'il était ravagé et laid, pour ne garder que l'élite de l'humanité, soigneusement sélectionnée par la Team elle-même. Sceptique, et un air indéchiffrable sur le visage, il demanda comment c'était seulement possible. Comme il le pensait, cela avait un lien avec les légendaires de la région et leurs capacités surpuissantes, et impliquait l'utilisation de l'Arme Ultime dont parlaient les livres d'histoire.

Il réfléchit quelques instants. C'était fascinant. Purifier de manière définitive ce monde sali par l'imbécilité de ses pairs, ne garder que ceux qui étaient dignes de vivre, ceux qui existaient pour comprendre et créer plutôt que détruire et être plats, ennuyeux, banals... Tout semblait trop idéal. Mais il comprit vite. L'utilisation de l'Arme, évoquée dans les livres d'histoire de n'importe quel élève, ne pouvait que signifier le déclenchement d'un génocide de masse. Seuls les plus élitistes et fous pouvaient accepter de sacrifier une grande partie de l'humanité. Lui-même, qui n'était pas sentimental pour un Pokédollar, avait du mal à appréhender cette idée. Cependant, les idéaux des Flare étaient trop attirants pour qu'il ne refuse complètement. Ainsi, il accepta d'agir en tant que collaborateur, pour l'heure. Cela lui permit au moins de juger avec précision leur sérieux et leur honnêteté. Il ne savait que trop bien qu'il était aisé de mentir sur ses intentions précises, si on mêlait le fictif avec des faits réels... ce que leur leader présumé savait apparemment très bien faire avec les médias.


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team Pokémon




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I'm watching you (✿ʘ‿ʘ)

Pseudo: Ney, Ney Holmes, le Canard Anxieux, le chou au cyanure, cette sale gosse… je vous laisse choisir. ♦ Âge: COIN ♦ Localisation: Au beau milieu d'un duel de cartes ♦
Comment as-tu connu le forum ? On le sait tous~ ♦ Fréquence de connexion : I'm always here, behind your back ♦ Crédit de ton avatar: James Moriarty - Sherlock BBC (ce qui est stupide d'ailleurs, Edward Novak est un nom de blond)Double-compte ? Techniquement, ceci est mon premier compte. ♦ Le mot de la fin: Merci infiniment à Raf de me laisser le jouer, ça fait pile deux mois que j'attends quand même owo' (btw vous fiez pas aux deux posts, elle est courte, promis) ♦




Dernière édition par Edward Novak le Dim 6 Sep - 11:12, édité 6 fois
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A DÉBARQUÉ SUR L'ÎLE LE : 12/01/2015

MessageSujet: Re: The only thing all humans are equal in is death || Edward Novak   Dim 6 Sep - 9:07


Edward Novak


Only Team Flare's stayin' alive, stayin' alive~






ID. CARD _________________________ Anecdotes


Surnom(s): Certains, assez rares, l'appellent Ed' ♦ Âge: La trentaine ♦ Date de naissance: 30 Septembre ♦ Ville de naissance: Illumis ♦ Orientation sexuelle: On peut se donner rendez-vous dans un lieu romantique, genre un toit Plus sérieusement, tu sauras pas ♥ ♦ Métier, statut: Lieutenant Team Flare, se faisant occasionnellement passer pour un homme d'affaires ou un flic. ♦ Signe particulier: Son costume est sur-mesure, please. Flare oblige. ♦ Région: Kalos ♦ Groupe: Team, ça m'avait manqué~ ♦



♛ Il a tendance à mâchouiller son Beretta (non chargé bien entendu, et jamais en public) lorsqu'il s'ennuie. Ca l'aide à se concentrer, faut croire, et il n'utilise cette arme quasiment que de cette façon, n'ayant pas une grande affinité pour les armes à feu.

♛ Il adore le café, bien qu'il ait tendance à mettre trop de sucre dedans par inadvertance et à être très difficile en la matière. Quand on a goûté à celui du Café Lysandre – un vrai régal - c'est compréhensible.

♛ Il n'a jamais eu une grande estime de l'autorité ou des titres de noblesses, même si les noms de ses Pokémon peuvent laisser penser le contraire. Si il obéit aux Flare, c'est uniquement parce que leurs objectifs le séduisent.

♛ Il possède Elizabeth, sa Corboss, depuis l'enfance. Quoique loyal, l'oiseau a tendance à être arrogant, très distingué et particulièrement irritable envers tout individu autre que son dresseur.

♛ Regius, son Némélios, porte bien son nom. Noble, droit et sérieux, la créature en impose par son attitude comme par sa taille et sa puissance. Malgré sa mégalomanie et son dédain, il reste en effet une créature particulièrement forte. N'aimant pas rester dans sa Ball, il en sort souvent, surtout si ça lui permet de traîner dans l'appartement.

♛ Au contraire des deux autres, Corona, la Mélancolux, est timide, effacée et reste en retrait même en combat. Ce qui ne l'empêche évidemment pas de brûler l'âme des gens à petit feu, comme n'importe quel individu de son espèce. Cependant, elle semble ne jamais avoir voulu utiliser cette capacité sur qui que ce soit, sauf bien sûr si on le lui demande.

♛ Tous trois sont particulièrement raffinés et évitent tout conflit entre eux, mais ils restent de vraies brutes au combat. Les talents en dressage d'Edward, qu'ils semblent beaucoup apprécier malgré leur mauvais caractère, n'y sont sans doute pas pour rien.

♛ Il apprécie particulièrement ce qui demande de la réflexion, notamment les énigmes et autres mystères qu'il se fait une joie de résoudre. Il lui arrive aussi d'en créer d'ailleurs, quoiqu'il ne le fait plus trop ces temps-ci, n'ayant personne à qui les donner.

♛ Ces distractions mises à part, il s'intéresse à des sujets très divers, notamment scientifiques, bien qu'il lise beaucoup à ses heures perdues. Sa passion première reste néanmoins la criminologie. Les ragots et faits du quotidien l'intéressent peu cependant, même si il les écoute d'une oreille distraite, au cas où ils cacheraient des infos intéressantes.

♛ Il possède toujours son uniforme de police, les dossiers et le badge qui vont avec, bien qu'ils aient un peu pris la poussière. Ils n'ont plus servi depuis des années, mais pourraient tout de même se révéler utile dans certaines situations. Cela dit il cache très bien son statut de Flare même sans le porter, heureusement d'ailleurs.

♛ Il n'a aucune difficulté avec les langues étrangères mais son accent Kalosien ressort de temps à autres, surtout quand il parle beaucoup. Enfin, ça reste assez rare. Il sait également parler anglais au passage.

♛ Il dort comme une masse et est vraiment dans un sale état si il a pas ses sept, huit heures de sommeil règlementaires. Heureusement, les "légères" morsures de Regius le ramènent vite à ses esprits dans ces moments-là. Elles font aussi un excellent réveil au demeurant.

♛ Son appart' à Mell est beaucoup plus grand et beau que celui d'Illumis pour des prix équivalents. Il a une forte tendance à inviter les gens chez lui, histoire de prendre un café ou discuter un peu, c'pas comme si il cachait quelque chose dedans non plus vous trouverez jamais ses dossiers

♛ Si il reste la plupart du temps en costume noir, il lui arrive de le troquer pour une tenue bizarrement décontractée. En général, il faut plusieurs secondes (minutes ?) aux gens avant de réaliser qu'il s'agit bien d'Edward.

♛ Il a un très bon sens de l'observation et une bonne mémoire qui plus est. Cela dit elle semble très sélective. D'aucuns pourraient penser qu'il oublie volontairement les gens qu'il croise, si c'est seulement possible.


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Viva la misantropía !


Oh, cet homme ? C'est quelqu'un d'assez spécial, si je puis dire. Oh, pas physiquement, il n'est pas si exceptionnel de ce point de vue-là. Ne revêtant généralement que des costumes, de marque et de bon goût certes, mais d'un classicisme à toute épreuve, on devinerait difficilement sa place au sein d'une Team aussi extravagante que les Flare. De toute manière, disons-le clairement, il ne va pas le crier sur tous les toits ; au contraire, vous auriez un mal fou à le deviner, si vous le voyiez en face de vous. Plutôt soigné – vous verrez rarement ses cheveux ébouriffés ou sa cravate mal nouée -, il fait penser à un quelconque homme d'affaires Kalosien, sa taille légèrement inférieure à la moyenne et ses traits carrés mais jamais particulièrement probants n'aident pas, en principe, à en faire un personnage dont on se souviendra longtemps, pour peu que vous ne lui ayez pas adressé la parole.

En principe, précisément. Car Edward, Ed pour les intimes, possède une aura... pour le moins amicale. Même si son style vestimentaire peut paraître un peu strict, son attitude légère fera qu'il vous apparaitra comme quelqu'un d'honnête, de sympathique, le genre de personnes auprès de qui on aime naturellement rester. Sur ses traits, vous verrez souvent un petit sourire simplet et sincère dessiné, mais aussi des yeux bruns brillants d'intelligence. Pas de petits gestes nerveux avec lui ; il a une forte tendance à faire des mouvements amples, lents et enthousiastes. Et il ne craint pas le contact humain, au contraire, ce sera le premier à poser sa main sur votre épaule si vous vous sentiez mal.

Gentil, n'est-ce pas ? Dans un sens, oui. Edward sait être adorable, et il sait surtout en jouer. C'est le genre de personne charismatique, qui ne panique jamais même lorsque la situation est désespérée. Il restera plongé dans ses pensées quelques instants, sans stresser, sans même se préoccuper de ce qui se passe autour de lui, tout en bougeant les lèvres, sans pourtant dire un mot. Puis il placera la main sur votre bras et vous montrera en quoi tout va parfaitement bien, ou vous expliquera précisément et simplement comment tout arranger. Et tout vous semblera clair, limpide. Il parvient naturellement à dissiper ce qui embue l'esprit des autres, comme si il savait parfaitement ce qu'ils voulaient et décidait de le leur servir sur un plateau. Oh, ce n'est pas infaillible. Mais ne doutez pas une seconde de son talent dans la matière. Il sait très bien se servir de ses talents d'observateur, et ce dans toutes les situations. Oui, c'est le mot, il sait. Vous ignorez comment, mais il sait.

De toute manière, vous ne pouvez que lui faire confiance, pas vrai ? Certes, on vient de vous le présenter, mais il répond honnêtement à vos questions, et si vous devenez son ami, il se montrera d'une loyauté sans failles. Toujours aimable, toujours sympathique, il se révèle également plein d'humour et d'intelligence, se trouvant assoiffé de connaissances. Il manie aussi bien les conversations légères et stupides que celles spirituelles, et s'impose avec une facilité déconcertante dans les débats. Car derrière cette empathie dont il fait preuve lorsqu'il vous écoute et vous rassure, il possède une logique implacable, et une lucidité incroyable.

Des défauts ? Vous n'avez pas idée, c'est le cas de le dire. Car Edward a des tendances, disons... sociopathes. Il vous utilisera jusqu'à ce qu'il n'ait plus rien à faire avec vous, et vous laisse tomber – pas littéralement, bien sûr... quoique ? Il n'agit que par intérêt. La Team et ses objectifs passent avant tout, et c'est bien la seule cause qu'il sert avec sincérité. Pas qu'il soit particulièrement loyal, vous l'aurez compris, cela correspond plutôt à sa vision du monde. Mais il arrive parfois d'agir par curiosité, par envie d'en savoir plus sur un quelconque sujet dans lequel vous vous y connaissez mieux que lui. Dommage pour vous, il apprend vite, et vous abandonnera dès que vous ne servirez plus à rien. La distraction peut aussi aider. Oh, ce n'est pas un de ces esprits pervers qui s'amusent de voir une marionnette agir comme bon leur semble. Disons plutôt qu'il s'ennuie assez facilement, et que nouer des relations est le meilleur moyen de pallier à cela. Qu'importe si il n'éprouve aucune affection pour la personne qu'il a  en face. Non, on peut dire qu'il n'a pas un code moral particulièrement strict. Ce n'est pas de sa faute si les gens sont suffisamment sensibles pour lui faire confiance, n'est-ce-pas ? D'autant que lui-même a du mal à réaliser ses propres torts ; cette manière de penser et d'agir tordue est après tout la sienne.

C'est un homme dangereux. Oh, votre vie ne risque pas grand chose ; il n'a que faire que vous soyez vivant ou mort, son objectif n'a jamais été de tuer, quoiqu'il n'aurait pas de remords à le faire. Je vous l'ai dit, il n'a rien d'un tortionnaire psychotique. En revanche, il serait préférable que vous soyez solide psychologiquement, assez du moins pour tenir le coup après l'abandon et l'oubli qu'il vous fera certainement subir. Pas d'exceptions, si ce n'est cet homme qui a curieusement marqué son esprit. De toute façon, tout va bientôt disparaître. Seule l'élite, la crème de l'humanité survivra au massacre que prépare la Team Flare. Ce sera grandiose, n'est-ce-pas ? De toute manière, il ne voit pas pourquoi il se préoccuperait de la majorité d'imbéciles que contient ce monde. Ahah. Contrairement à Lysandre, lui n'a pas gardé le moindre relent de philanthropie...  



I'll burn the heart out of you


Il aidait donc discrètement la Team Flare sans trop changer son quotidien. Par ailleurs, personne ne le soupçonnait de quoi que ce soit, son emploi du temps étant très bien géré. Il n'allait pas s'amuser à laisser des indices sur ses activités illégales, le croyez-vous stupide ? Cependant, il fut rapidement de plus en plus pris par ses activités en tant que Flare. Ils étaient définitivement sérieux et la plupart étaient bien moins ridicules et inintéressants que les simples sbires poussés par l'instinct de survie ou leur désir de se faire bien voir. Il devint très rapidement sergent, ses capacités en combat et ses connaissances étant apparemment amplement suffisantes pour prétendre à ce poste. Ses responsabilités se faisant plus importantes, il dut parfois manquer à son devoir et devait redoubler d'imagination pour fournir des excuses convaincantes. Ce fut vers cette période qu'il rencontra, brièvement mais à plusieurs reprises, le chef de la Team. Un cas intéressant dans la mesure où celui-ci n'avait pas toujours méprisé la grande majorité des êtres de cette planète... la désillusion avait dû être rude. Pas qu'il compatisse, non, c'était plutôt une hypothèse. Quoi qu'il en soit, son importance dans la Team fut de plus en plus grande, et on lui offrit entretemps un Hélionceau d'un niveau déjà plutôt correct, et qui aurait une place intéressante dans son équipe, et évolua d'ailleurs rapidement. Regius était son nom.

En parlant de Pokémon, lors d'une de ses dernières enquêtes à l'extérieur, il eut l'occasion de capturer Corona. Une affaire particulièrement bizarre se déroulant dans un hôtel à l'abandon, complètement délabré. On retrouvait régulièrement des corps à cet endroit-là, et des trafics divers s'y déroulaient – vous ne soupçonnez même pas certaines propriétés des Herbes Rappel. Il ne se souvient plus vraiment de son rôle là-bas, lui et quelques péquenauds stupides avaient été mobilisés pour découvrir l'origine d'une mort étrange, la victime ne semblant pas comporter de séquelles. Chose réglée après un minimum de réflexion de la part du spécialiste en Pokémon de l'équipe, qui expliqua que les nombreux Funécire présents dans ces lieux avaient la capacité d'aspirer l'âme des personnes autour, et étaient probablement les auteurs du "crime". Intéressant, ces capacités évoquaient fortement celles d'Anduril. Par ennui, il en captura un en errant un peu dans l'hôtel après l'enquête, la nommant Corona. Il essaierait plus tard de comparer leurs pouvoirs respectifs, mais bizarrement, la Funécire réservée ne chercha jamais à aspirer l'énergie vitale de qui que ce soit, au contraire de l'épée double qui s'activait lorsqu'on le lui demandait. Le temps que Corona lui obéisse au doigt et à l'oeil, il s'était déjà débarrassé d'Anduril, de toute manière.

En effet, peu après la capture de Corona, Edward et Johan commencèrent à entrainer leurs Pokémon ensemble. Si le second se débrouillait admirablement bien, force est de constater que le premier avait le dessus. Après tout, il s'entrainait régulièrement. Ce fut à la suite de l'évolution de plusieurs de leurs Pokémon, dont le Tarinor de Johan, qu'Edward se rendit compte, assez surpris, que son ami n'avait qu'un seul Pokémon. Même pour un citoyen lambda, c'était peu commun, il se serait donc attendu à plusieurs Pokémon, et plus intéressants qu'un Tarinorme... A cet instant, il crut entendre quelque chose mais, trop pris par sa nouvelle idée, il n'écouta pas. Quelques jours plus tard, ils se revirent, et le criminologue en profita pour lui confier la Poké Ball d'Anduril, qu'il n'avait pas amenée la fois précédente. A vrai dire, il ne se servait plus de cette créature et elle était trop dangereuse à son goût, étant donné ses capacités assez destructrices. Corona était de toute manière bien plus docile et intéressante. Evidemment, il se contenta de dire qu'il serait bien mieux avec Johan, ne précisant pas ce léger détail au sujet du Dimoclès. Lorsque son nouveau dresseur le sortit de sa Ball, le Pokémon, particulièrement... jovial, se mit à tourner autour de lui, avant de lui agripper brusquement le poignet. Edward esquissa un mouvement de recul, une lueur d'inquiétude dans le regard, avant de réaliser que son ami ne semblait pas souffrir de ce geste. Un remerciement confus. Apparemment, l'autre n'était pas au courant des capacités des Dimoclès à aspirer l'énergie vitale des gens, mais soit, il ne semblait plus vouloir tuer qui que ce soit. En y repensant aujourd'hui, c'était presque dommage.

Près de deux mois passèrent, au cours desquels Edward fut promu Lieutenant de la Team Flare – il leur fournissait après tout un grand nombre d'informations, et ses nombreuses compétences aidaient grandement la Team à garder profil bas et à cacher la plupart de leurs activités, entre autres évidemment. Il avait finalement quitté son travail, n'ayant tout simplement plus le temps de gérer deux vies à la fois. Oh, officiellement, il n'arrivait plus à supporter un travail aussi éprouvant psychologiquement, et il tenterait de retourner dans la police ou de se reconvertir suite à son repos prolongé. Tous étaient tristes de le voir partir. Ce n'était pas réciproque.  Il n'en fit pas tout de suite part à son ami, qu'il retrouva peu après. Johan lui expliqua alors ce qu'il avait vu, à savoir des individus en tenue rouge qu'il aurait pris en filature, peut-être une Team siégeant dans la capitale. Naturellement, Edward nia cette idée, tout en reconnaissant intérieurement que Holst avait fait fort sur ce coup là. Enfin, fort. Lui-même en avait fait autant des mois plus tôt, et avait, disons, une longueur d'avance en ce qui concernait les secrets de la Team. Ce déni lui ressemblait de toute manière. En temps normal, il était assez difficile à convaincre, le genre d'hommes à envisager diverses possibilités mais à ne croire que ce qu'il voyait, or il était bien placé pour savoir que les membres de la Team se cachaient de mieux en mieux pour la majorité d'entre eux. Il n'y avait pas été pour rien, après tout. Si une organisation criminelle assez importante pour porter le surnom de Team se trouvait à Illumis, il serait probablement le premier au courant. En revanche, ce qui l'étonna, lui, fut que Holst ne soit pas irrité par la suggestion, après quoi il expliqua que les deux sbires auraient pu se cacher dans les ruelles avant de quitter la ville. Pas faux, mais il se trompait. Ce qu'Edward ne fit évidemment pas remarquer, préférant lui conseiller de ne pas trop s'en faire pour de telles futilités.

Pendant que Johan réfléchissait à la question, son ami sentit son portable vibrer dans sa poche, et en profita pour fuir vers la pièce d'à-côté afin de répondre à l'appel. Le boss, bien sûr, il l'appelait souvent de toute manière ; si il parvenait au départ à avoir un peu de temps libre malgré son job très prenant de lieutenant, ce n'était plus le cas désormais et il avait de plus en plus de tâches. Leur idéal commun était presque atteint. Et cet appel ne fit d'ailleurs que le confirmer ; les nombreux scientifiques avaient finalement trouvé le moyen d'utiliser les menhirs de Cromlac'h dans leurs plans. Appuyé contre l'évier de l'appartement, la mine grave, il demandait des précisions au sujet de leurs trouvailles. Certes, il ne saisirait pas tous les détails, mais il avait acquis les bases scientifiques nécessaires depuis son entrée dans la Team pour comprendre la majeure partie du  procédé, ou du moins une version simplifiée. Il y avait apparemment eu quelques complications et on avait besoin de lui sur les lieux et ce le plus tôt possible, ne serait-ce que pour faire régner l'ordre – et pour organiser les étapes finales, les plus importantes du plan. Après en avoir finalement terminé, il rentra dans le salon. Johan ne posant pas de questions – il avait dû rester ici – il changea de sujet, et ils reprirent leur conversation quelques heures durant, avant que Holst ne décide de rentrer chez lui. Bien, maintenant, il était l'heure de préparer son départ pour Cromlac'h...

Etant pressé, il laissa juste entendre à son ami et à ses autres... "proches" qu'il devait partir en urgence pour l'Ouest de Kalos. Sans doute pour le travail, du moins était-ce ce que devaient supposer la plupart, auxquels il n'avait évidemment rien avoué – au contraire, il leur racontait avec plaisir ses journées de flic... bel effort d'imagination. Cependant, il n'avait absolument pas le temps d'inventer quoi que ce soit. Ce petit jeu n'avait pas sa place dans les plans majeurs dont il devait s'occuper, et il n'avait pas la moindre intention de voir la Team Flare échouer, d'autant qu'elle avait commencé à attirer l'attention de la police – il était toujours très bien renseigné, merci à de vieux collègues qu'il revoyait de temps à autres – et également de Johan. Raison pour laquelle il devait se montrer particulièrement méfiant... mais il prenait toujours ses précautions. Il ne risquait rien. Oh, absolument rien.

Le voyage dura un mois et fut particulièrement chargé. Il s'agissait de prévoir précisément ce qu'il se passerait du déploiement de l'Arme Ultime. Le plan avait un léger défaut : il s'agissait de frapper un grand coup, et impossible de retourner en arrière ou d'agir dans l'ombre. Les chances de réussite devaient être maximales. Ainsi, Edward passa des jours à vérifier la moindre faille, l'avancée des projets scientifiques, à préparer la disposition des sbires de sorte à ce qu'ils ne soient pas éradiqués tout en restant capables de défendre les lieux, reporter toute négociation avec les Labos Lysandre... Mais, soyons honnêtes cinq minutes, une bonne partie de son rôle consistait à manipuler toute personne vue comme une menace potentielle, le boulot moins subtil et plus salissant étant confié à des sbires bien moins qualifiés. Période épuisante, mais il se débrouillait à merveille... comme toujours.

Au bout de ce long et éprouvant mois, il rentra dans son appartement à Illumis. Ce qui ne changea pas grand chose à dire vrai, au contraire, il avait encore pas mal de soucis à régler. Ainsi il passait son temps dans son bureau, à se casser la tête sur les nombreux problèmes restants. Les régler au plus vite était primordial, et si il avait les capacités de le faire, le temps était un facteur légèrement plus problématique. Lorsque Johan voulut que leurs retrouvailles se passent en bonnes et due forme, il refusa froidement, prétextant que son travail était très important en ces temps troublés. Ce qui n'était que la pure vérité ; il omit juste de mentionner de quel travail il s'agissait désormais. Oh, et il oublia d'afficher la mine joviale et sympathique qui le caractérisait aux yeux des autres. Erreur fatale... mais pas pour lui. Il pensa cependant à s'assurer que la discrétion des Flare soit respectée... il était bien placé pour savoir que la police d'Illumis était lente à réagir, mais très efficace lorsqu'elle se décidait enfin à ouvrir les yeux.

Début de l'année. Il ne neigea pas dans les rues de la capitale, mais la morsure du froid se faisait clairement ressentir. Heureusement que le Café Lysandre était gardé bien au chaud, et c'était ici qu'Edward passait le plus clair de son temps. Ses relations en avaient pâti, mais quel intérêt à rester avec des personnes qui allaient bientôt disparaitre de la surface de la Terre, franchement ? Il aurait pu avoir la courtoisie de les prévenir du génocide à venir, mais lui-même aurait été assez effrayé si les raisons de le déclencher n'étaient pas aussi bonnes, alors une personne ordinaire ? Il n'était pas assez joueur – et surtout, inconscient – pour révéler quoi que ce soit. Pas maintenant. Ils frôlaient leur idéal du bout des doigts, si bien que même sa quantité de travail était largement allégée, pourquoi tout gâcher ? Cependant, il y avait une personne à laquelle il serait contraint de tout révéler. Enfin, contraint. Il ne le fit pas vraiment à contrecœur. Il avait même tout prévu, à part un léger détail. Vous savez, ce genre de détails, comme celui qui causa d'ailleurs la chute de la Team Flare. Des enfants stupides n'ayant pas conscience de l'importance de leur plan... une Siderella altruiste, aussi...

Il était dans les labos lorsqu'on lui demanda si il restait la moindre personne susceptible de mettre en danger la Team. Il comprit rapidement que quelque chose, ou plutôt quelqu'un en particulier, inquiétait le boss. Apparemment, des sbires auraient signalé les apparitions fréquentes d'un homme là où il n'aurait certainement pas dû se trouver. Grand, cheveux bruns et bouclés, yeux de glace, de type caucasien, souvent vu avec un manteau gris et une écharpe bleue. A chacun de ces mots, le sourire d'Edward s'élargit. Ce n'était pas comme si il avait demandé à ses subordonnés d'être particulièrement méfiants avec des personnes possédant ces caractéristiques physiques, pourtant... Oh, oui, il le connaissait, bien sûr. Il le connaissait très bien, même, ce... Johan Holst. Un type gentil, enfin, dans la mesure où il serait ravi de confier ses preuves à la police. Ed n'avait pas besoin de recevoir l'ordre qu'on venait de lui confier pour comprendre ce qu'il devait faire. Il savait depuis longtemps comment tout cela se terminerait. Restait simplement juste à organiser des véritables retrouvailles avec Johan. Ca faisait longtemps qu'ils n'avaient pas eu une de leurs conversations habituelles. Pour un peu, ça lui aurait manqué. En sortant du café, il composa le numéro de Holst. Rendez-vous sur le toit sur lequel les deux amis avaient l'habitude de se retrouver.

Il n'arriva que la nuit tombée, réfléchissant soigneusement à ce qu'il allait dire, préparant un grand sourire. On ne pouvait pas retourner aux vielles habitudes sans retrouver cette même expression joviale. Fausse, mais cela, personne ne s'en doutait jamais, pas même Edward lui-même. Les rues étaient encore bondées, des hommes et des femmes sortant de leur travail pour rentrer se reposer chez eux. Métro, boulot, dodo, une pathétique existence qui prendrait bientôt fin. Heureusement pour eux, dans un sens. Ces gens devaient atrocement s'ennuyer. Une odeur sucrée flottait dans l'air au moment où il grimpait les marches, d'un pas nonchalant, les mains dans les poches. Peut-être à cause des quantités astronomiques de sucre qu'il avait mis dans son café ce jour-là. Qui sait.

Johan sourit lorsque Edward lui apparut. Il devait avoir l'air autrement plus sympathique que la fois précédente ce qui, honnêtement, ne devait pas être bien difficile. Un court instant de silence que le brun, désormais aux côtés de son ami, brisa, présentant ses excuses pour son attitude glaciale dernièrement. Son prétexte ? Une enquête particulièrement prenante concernant Kalos dans sa globalité, ainsi qu'un groupe d'individus bizarres habillés de costumes rouges. Il parla ensuite des évènement survenus à Cromlac'h, des vols de Pokémon, ou pourquoi pas cette fois totalement fictive où une jeune femme se faisant passer pour une scientifique l'avait attaqué ? Ayant terminé, il se tourna vers Holst et lui avoua qu'il était au courant que lui aussi traquait l'organisation. Il lui demanda de lui montrer les indices qu'il avait trouvés. Après tout, ensemble, ils pourraient coincer la Team Flare.

... Soit, soit, il voulait juste savoir ce que Johan était susceptible d'avoir raconté à la police, mais cette phrase était tellement plus altruiste et belle, quoi de mieux pour illustrer leur "amitié" ? Ainsi, il raconta tout. Tout ? Peut-être pas. Par moments, Edward se demandait si il n'omettait pas des détails volontairement. Cependant, l'essentiel était là. Après cela, on lui tendit une liste. En souriant, il la parcourut, reconnaissant quasiment tous les noms inscrits dessus. Ceux de ses subordonnés, bien évidemment. Les talents de l'autre dresseur ne cessaient jamais de l'impressionner... Quel dommage que tout doive prendre fin ici. Brusquement, il plongea sa main dans la poche de son costume et en ressortit un briquet, avant d'enflammer la liste, sans cesser de sourire. Sincèrement, il n'aurait pas pensé que Johan serait aussi surpris. Peut-être n'était-il pas aussi malin qu'il le croyait. Puisqu'il ne semblait pas comprendre, mieux valait lui expliquer quelques petites choses. Entre autres, le fait que les idéaux de la Team Flare l'aient véritablement séduit. Recréer le monde, en plus beau, plus pur. L'idée aurait pu paraître alléchante si le plan ne consistait pas à tuer tous ceux qui ne seraient pas jugés assez purs pour le nouveau monde. C'est du moins ce que disait Edward. Il était prêt à faire ce sacrifice, le jeu en valant la chandelle. Mais tout cela...

- Tu le savais n'est-ce pas ?

Ce fut ce qu'il demanda à l'homme à l'écharpe, une lueur amusée dans le regard. Un simple hochement de tête fit office de réponse. Bien sûr qu'il le savait. Mais il n'avait pas eu le courage de l'arrêter. La principale chose qui les différenciait était la naïveté et cette légère once de faiblesse chez son ami. Enfin, amis. Je vous l'ai dit, chez Edward, tout ce petit jeu et ces bons sentiments n'étaient que non-sens. La folie dans son regard... il ne pouvait pas la voir lui-même, naturellement. Peut-être que l'autre dresseur en était capable.

- Mon ami, rejoins-moi. Aidons la Team Flare à atteindre son objectif. Tu en sais beaucoup trop de toute façon.

Pour une personne ordinaire, ce choix devait équivaloir à vivre avec un énorme poids sur la conscience ou mourir immédiatement. Oh. Ca ne devait pas être simple. Mais il savait parfaitement ce que Holst répondrait. Disons qu'il avait posé la question par courtoisie... quel dommage, songea-t-il, peu convaincu, en murmurant "je le savais" avec tout aussi peu de conviction. Le silence revint. Un silence de mort. Et Edward s'approcha de Holst, ce dernier reculant... avant de réaliser qu'il se retrouvait au bord du vide. Un toit, quelle excellente idée pour un lieu de rendez-vous.

- Je suis vraiment désolé pour tout ça. Franchement.

Il dit cela un sourire narquois aux lèvres. Désolé ? Pas vraiment, il savait très bien comment cette histoire se conclurait. Et il le poussa. Si il avait su que tout cela n'était que factice, est-ce qu'il aurait accepté de le fréquenter ? L'inverse aurait été dommage. Si il y avait une personne sur cette planète qui mettrait du temps à devenir floue et insignifiante aux yeux d'Edward, c'était bien lui. Enfin, mieux valait ne pas se faire d'illusions. Il disparaitrait tôt ou tard de sa mémoire. Surtout si il mourait.

Ce qui ne fut pas le cas. Il était toujours là, à contempler la chute, et Johan s'était brusquement arrêté. Visiblement évanoui, mais certainement pas mort – pas une trace de sang, pas un membre tordu dans un angle insolite, rien que l'ombre d'un Pokémon à l'allure féminine. Il aurait pu sortir son arme à cet instant et l'achever, mais trop de monde accourait, et quelqu'un passait un appel. Sans doute l'ambulance. Mieux valait s'éclipser discrètement avant qu'on ne l'aperçoive, on réaliserait qu'il avait été poussé. Dans tous les cas, il ne poserait probablement plus de problèmes pendant un moment, aussi tenace soit-il, un bon moment serait nécessaire à sa guérison. De toute manière, Edward avait largement les moyens de s'en assurer sans se faire repérer cette fois, si possible, et n'hésiterait pas à s'en charger définitivement si son ami jouait de nouveau les Fouinar – des regrets ? Il n'en avait nullement. Retour aux Labos, où il prétendit s'être occupé de son cas, même si il ne pouvait vraiment lui rendre visite et le tuer pour de bon, surtout dans un lieu public. On ne le laisserait pas entrer dans un hôpital – il devait être à l'hôpital, non ? -, même pour une visite, avec un Mélancolux de toute façon, ces bestioles ont tendance à dévorer l'âme des défunts. Ironique, en y repensant, qu'un homme aussi compétent que Holst se retrouve dans l'incapacité d'agir, quand un groupe d'enfants était capable de gâcher des années de travail.

Quelques semaines plus tard, toute la Team fut mobilisée à Cromlac'h. La solution finale, le dénouement d'une quête pour l'amélioration de la condition humaine toute entière. Certains étaient restés aux Labos pour activer l'Arme de là-bas, mais ils allaient bientôt les rejoindre, et de toute manière, ce ne fut pas le cas d'Edward. Rendez-vous au QG secret, où tous seraient protégés. Son but était de vérifier si personne n'était resté à l'extérieur. Meh. Pas la tâche la plus réjouissante qui soit. Pas plus que l'idée d'un génocide, mais le lieutenant demeurait joyeux. Enfin, leurs idéaux allaient être atteints. Il eut même l'occasion de voir le légendaire de la destruction de ses propres yeux. Magnifique créature. Bah, il fallait bien que les Flare et leurs goûts esthétiques ô combien stricts soient satisfaits. Mais il restait un problème. Un léger, petit problème, et même lui ne le réalisa que trop tard. Le légendaire était affaibli. Pas assez pour ne pas parvenir à alimenter convenablement l'Arme Ultime, mais suffisamment pour être vaincu par un dresseur talentueux, apparemment. Dès qu'il apprit sa défaite, Edward se dépêcha de s'éloigner vers la sortie, évitant de se faire repérer, mais d'autres avaient apparemment pensé à la même chose que lui. Ils étaient foutus et la meilleure chose à faire était de quitter les lieux au plus vite. Lui et une poignée de membres fuirent le QG à temps, et ce pour voir un énorme jet de lumière rouge s'abattre au centre de Cromlac'h.

Le choc fit ébranler la terre et la vision d'Edward fut masquée par un nuage de poussière. On ne pouvait presque plus respirer. Lorsqu'il recouvrit la vue, Cromlac'h était en ruines, les maisons détruites, et un gigantesque gouffre se trouvait en son centre. Pas la moindre trace de l'Arme Ultime, malgré sa taille titanesque et sa solidité apparente. Sur le moment, il ne comprit pas, sa seule envie étant de sauver sa peau. Plus tard, on lui expliquerait que Lysandre avait déclenché l'Arme Ultime malgré sa puissance très limitée due à l'absence du légendaire, désormais vaincu. Stupide. Le boss avait des idées purement géniales, mais parfois la mentalité d'un enfant après une brusque désillusion. Est-ce que cela signifia la fin de la Team, cependant ? Non. Il leur était impossible de circuler librement à Kalos désormais, après un tel évènement. Même si ils s'étaient arrangés pour étouffer au maximum les bruits qui couraient, la déclaration publique de Lysandre – pourquoi une déclaration publique d'ailleurs ? C'était idiot – avait déjà attisé la méfiance de nombreux possesseurs d'Holokit. Tout n'était pas perdu, cependant, au contraire.

Les survivants étaient peu nombreux et il fallut un certain temps avant que la Team ne puisse se reconstruire, même dans l'ombre. Edward, légèrement blessé par le choc qui avait eu lieu, refusa de se rendre à l'hôpital – trop risqué, et il n'aimait pas cela – et il  retourna à une vie à peu près normale pendant plus d'un an, essayant tant bien que mal de contacter les membres restants et de les garder dans l'organisation. Non seulement ils risquaient de les trahir, mais la plupart des membres étaient soigneusement choisis et très qualifiés, le moindre d'entre eux pourrait s'avérer utile. Les convaincre fut plus ou moins aisé selon la personne, mais il suffisait de les persuader qu'ils n'étaient rien sans la Team et incapables de vivre dans un monde si arriéré par rapport à eux. Voyez comment fonctionnent les élitistes ? Oh, l'argent, car les fonds de la Team restaient merveilleusement remplis, aida beaucoup, de même que quelques menaces en l'air. Cela dit, rares étaient les fois où de telles mesures étaient nécessaires. Quelques mots de réconfort et un ton doux suffisaient – incroyable comme le commun des mortels, même parmi l'élite, étaient si sensibles à la compassion. En vérité, cette activité lui prenait si peu de temps qu'il passait ses journées à s'ennuyer dans son appartement désespérément vide. Il s'ennuyait à mourir. Il fut même tenté de retrouver un travail stimulant, bien qu'assez riche pour subsister durant une période prolongée, mais c'était probablement trop risqué et rien ne lui faisait envie ou ne correspondait à ses compétences. La police, quant à elle, lui poserait trop de questions. Entrainements au combat, énigmes et renseignements sur les crimes et autres mystères qui subsistaient, voilà ce qui le maintenait dans un état normal... Et encore. Vivement que la Team se reforme. Ce monde n'était définitivement pas fait pour lui.

Peu à peu, l'organisation reprit une forme à peu près décente. Cependant, il allait falloir changer de plans... et de lieu. La région était, comme dit précédemment, devenue trop dangereuse, impossible d'y rester. Mieux valait s'orienter vers un lieu isolé et assez éloigné, sans trop de relations avec Kalos... Alera ? Une région purement touristique, récente et sans grand lien avec les autres... Apparemment, certaines Teams y étaient activement recherchées. La présence de la police devait être importante, mais si ils étaient plus discrets que les mafias et autres, cela relèverait plus de l'avantage. De toute manière, ils devaient se décider au plus vite, les autorités ne resteraient pas indéfiniment inactives. Tout fut rapidement prêt, et le départ, certes assez bancal, eut bientôt lieu. Les rares survivants, dans un bateau, prêts à tout pour un idéal cruel, digne de ces misanthropes extrêmes. Lui ? Oh, il avait coupé les ponts avec à peu prêt tout le monde à Kalos, et effacé la plupart des traces de son existence-même avant de partir. Par précaution, voyez-vous, bien qu'en vérité, il restât officiellement un "ex-flic en congé de durée indéterminée"... Rares étaient ceux capables de le retrouver, ou qui en auraient ne serait-ce que l'envie. Bof. Tout cela ne lui manquerait pas tant, au final.  

Et voilà. Conclusion de l'histoire ? Depuis quelques mois, Edward se trouve sur l'île, où il a pris ses habitudes. Certes, il a pas mal de travail, étant donné que tout est à revoir et qu'il s'agit après tout de plans d'envergure mondiale, mais il reste moins chargé que dernièrement. Dans tous les cas, si l'île est plutôt sympathique et qu'il profite grandement de son anonymat ici, il commence à s'ennuyer. La langue ? Rapidement apprise, même si un léger accent Kalosien subsiste. Les lieux ? Il commence à les connaitre. Les habitants ? La plupart sont des touristes avec lesquels il passe du bon temps avant de les abandonner. Mais il se peut qu'il se soit également renseigné sur une veille connaissance venue sur l'île elle aussi, une pure coïncidence... Johan, Johan, Johan. Pourquoi s'accrocher à ce point ? Ce monde n'est que misère après tout. Mais rester en vie ne lui suffit pas, apparemment. Il veut aussi retrouver Edward, hein ? Bien sûr qu'il est au courant. Après tout, c'est tellement drôle de le voir courir partout pour le chercher.

*

Oh ? Vous préfériez la version "rapport" de l'histoire ? Il fallait partir avant, dans ce cas. Eh, au moins on ne vous a pas raconté une histoire stéréotype d'enfant étrange prenant plaisir à torturer le Chacripan familial. Bref, le café est prêt. Buvez et évitez de grimper sur les toits, et vous devriez vous porter un peu mieux.


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team Pokémon




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La fabuleuse joueuse d'Ed'

Pseudo: Ton nouveau dieu CANARD ♦ Âge: 91 ans ♦ Pays: Dans les fins-fonds de la Suède ♦
Comment as-tu connu le forum ? ON SE DEMANDE, HEIN CAELUM ♦ Fréquence de connexion : Bet you thought you'd seen the last of me ! ♦ Crédit de ton avatar: James Moriar-tea - Sherlock BBC  (un vava bien British pour un franchouillard please) ♦ Double-compte ? Techniquement, ceci est mon premier compte. ♦ Le mot de la fin: Vous croyez que je peux gagner un câlin par scénario pris ? (btw le tablier rose d'Hélio me manque) ♦




Dernière édition par Edward Novak le Dim 6 Sep - 17:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The only thing all humans are equal in is death || Edward Novak   Dim 6 Sep - 16:21

JE T'AIME
ÉPOUSE MOI
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MessageSujet: Re: The only thing all humans are equal in is death || Edward Novak   Dim 6 Sep - 16:49

Milo Nielsen a écrit:
JE T'AIME
ÉPOUSE MOI

Non.

– From Ney, with love ♥
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MessageSujet: Re: The only thing all humans are equal in is death || Edward Novak   Dim 6 Sep - 16:53

C'est méchant :(
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REGION : Hoenn
POKÉBALL LANCÉES : 895
A DÉBARQUÉ SUR L'ÎLE LE : 10/06/2014

MessageSujet: Re: The only thing all humans are equal in is death || Edward Novak   Dim 6 Sep - 17:20

Bon, j'ai passé ma journée à lire cette fiche, mais... /pan/

Plus sérieusement, je ne suis absolument pas déçue, le récit est à la hauteur de ce à quoi je m'attendais. Tes textes sont toujours très bien écrits, les fautes d'inattention sont très rares et l'histoire prenante du début à la fin (même si c'est long. Très long). J'aime beaucoup ce personnage complexe, son attachement à la Team Flare (trop peu utilisée au sein des forums Pokémon, du coup je suis ravie de la voir ici), son équipe et son attitude.

De fait, comme tu t'en doutes, je n'ai rien à redire à ta fiche. Elle me plaît tellement que je demande tout de suite à réserver un Rp, et que pour l'instant, je te valide. Je ne te souhaite plus la bienvenue, maintenant ~
Tu connais le reste de la procédure à suivre ! ♥

(Au passage, je déplacerai tous les vieux sujets d'Hélio aux archives dans la semaine. RIP Hélio.)

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MessageSujet: Re: The only thing all humans are equal in is death || Edward Novak   Dim 6 Sep - 19:36

D'où tu me souhaites plus la bienvenue °3° Plus sérieusement, tout ce commentaire me fait énormément plaisir, contente que la fiche et Ed te plaisent même si c'est pas moi qui ai créé le perso mais chut ! >w<

Et comme je te l'ai dit, ce serait un plaisir de RP avec toi~ (et de retrouver ma bonne vieille couleur rouge)

Cae > Jk, je t'aime en vrai ♥

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MessageSujet: Re: The only thing all humans are equal in is death || Edward Novak   Mer 9 Sep - 16:22

Bienvenue ! Je vois que le scénario de Cae a été pris ^^ Bonne fiche et bonne chance ;) !!!
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MessageSujet: Re: The only thing all humans are equal in is death || Edward Novak   

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