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 « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]

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A DÉBARQUÉ SUR L'ÎLE LE : 10/06/2014

MessageSujet: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Sam 31 Jan - 19:50


« Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi. »
- Nicolas Boileau -



La forêt, Law, un coup de feu. Neel.
La douleur, le noir total.

Quand Rafaël ouvrit brusquement les yeux, le plafond au-dessus d'elle était d'un bois clair, mansardé, la chambre blanche et confortable. Il lui fallut quelques minutes pour revenir à elle, pour se souvenir, pour se questionner enfin. Où était-elle ? Et lorsqu'elle essaya de se redresser, une douleur vive la fit retomber en arrière et grimacer. Son dos, son ventre, son bassin, tout semblait pris dans un étau très désagréable. Elle glissa doucement la main sur son corps, sous les draps, rencontra le tissu d'une longue chemise épaisse, puis toucha l'épaisseur d'un gros bandage. Le coup de feu, elle se souvenait.
Elle n'était pas morte alors.

Plus tard, le vieil homme de la maison lui apprit ce qu'elle ne savait pas. Que Law l'avait amenée ici, qu'il l'avait soignée et laissée à la charge du couple le temps qu'il revienne. Ce qu'il était partit faire, par contre ? Mystère. Ni quand il reviendrait.

* * *

Rafaël observait le jardin au travers la fenêtre, silencieuse. Quatre jours qu'elle était ici, et elle avait dormi trois jours auparavant. Une semaine, sans aucune nouvelle. C'était sûr, Law ne reviendrait pas maintenant. Il lui avait peut-être seulement fait miroiter un semblant d'aide, ou de compassion, pour s'envoler ensuite. Peut-être que le soin qu'il lui avait apporté était la redevance qu'il avait envers elle, et sa dette à présent acquittée, il s'était sauvé. Peut-être qu'il ne voulait pas s'embarrasser d'une incapable comme elle. Quoiqu'il en soit, elle ne pouvait plus rester ici.

Elle s'arracha à cette contemplation morne de l'extérieur, essuya une larme détestable sur sa joue, puis elle revêtit ses chaussures et son manteau. Trop naïve, lui dirait-on. Sa fièvre était presque partie, et elle pouvait se lever sans trop de mal. Il était temps de partir maintenant, avant qu'on ne la retrouve. Car il était évidemment impossible pour elle de retourner dans la Team maintenant, Vincent la tuerait. Elle les avait trahis, trompés. Mais la vérité, c'était que Rafaël n'en avait cure. Elle ne voulait simplement pas mourir.

Alors elle remercia le couple qui s'était occupé d'elle, insista pour leur laisser de l'argent en retour, refusa de rester encore quelques jours pour attendre un ex-sbire qui ne reviendrait sans doute jamais, puis elle quitta la maison au matin.

Il lui fallut la journée entière pour traverser à nouveau la forêt de Roza et parvenir à Marivon. Le prochain ferry ne partirait que demain... cela embêtait la gitane, mais elle n'avait guère le choix. En attendant, elle prendrait une chambre au centre Pokémon ou dans un hôtel de passage, mais elle craignait un peu les prix élevés de la ville. Plutôt le centre Pokémon, alors. Et puis elle était brûlante de fièvre, alors un certain repos s'annonçait. La sbire mit donc plus de la moitié de son argent dans un billet d'embarquement pour le lendemain, puis elle demanda une chambre au centre Pokémon. Devant son teint pâle et tremblant, l'infirmière n'hésita nullement à lui proposer la première chambre venue, et elle l'accompagna même jusqu'à cette dernière. Là enfin, Rafaël s'autorisa à se laisser tomber sur le matelas et à fermer les yeux, tremblante et épuisée. Le réveil sonnerait demain matin à sept heures, et elle partirait enfin d'ici.

Sauf qu'elle ignorait que sur son chemin, une paire d'yeux l'avait reconnu.

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Sam 31 Jan - 20:49

Un coup de feu et Neel avait bien cru que ce connard de ranger allait le mettre six pieds sous terre. Mais à la place, il eut droit à une vive douleur à l'épaule qui le foudroya dans tout son corps. Puis après un coup à la tête, ce fut le noir total.

Quand le lieutenant de team avait rouvert les yeux, ce fut avec une migraine pas possible et la désagréable sensation d'un liquide chaud et poisseux sur sa tempe et sous ses vêtements. Il voulut bouger mais la brusque douleur de son épaule le ramena à la réalité. La bataille avec Law, la trahison de Rafaël, le coup de feu... Et merde ! Il jura entre ses dents et il chercha à se redresser difficilement. Son bras le tirait, ça faisait un mal de chien... En plus il se sentait des vertiges. Il avait dû perdre beaucoup de sang. Plus loin, il vit Yna toujours au sol, mais sa poitrine se soulevait. Bien. De sa main lire il attrapa deux pokéballs. Une pour la rentrer, l'autre pour libérer son Gueriaigle. Le pokémon vol lâcha aussitôt un cri inquiet devant l'état de son dresseur, mais ce dernier le calma d'une caresse. Il lui expliquerait plus tard. Pour l'heure, ils devaient partir. Aussitôt dit, aussitôt fait. Le pokémon vol prit le rouquin sur son dos et il s'envola vers la ville la plus proche afin que son dresseur puisse recevoir des soins.

Ce fut à Meel, là où ils avaient une planque, que Neel s'occupa de sa blessure. Retirer la balle, nettoyer, désinfecter, recoudre... Ce ne fut pas une partie de plaisir mais il prit sur lui. Même blessé, aucune faiblesse ne devait paraître chez le lieutenant. En revanche, il y en avait deux qui n'allaient pas s'en sortir de la sorte. Law et Rafaël. Le premier, s'il le trouvait... il allait le massacrer. Informations ou pas, il s'en moquait désormais. L'ex-rocket s'était bien foutu de lui, il allait lui payer ça. Il présenterait sa tête à la team. Ou peu importe. Il se foutait de la team. Il voulait juste le voir mort. Quant à la gitane... non. Il n'allait pas la mettre à mort. Mais il la ramènerait et elle devrait payer sa trahison, d'une manière ou d'une autre. Alors très vite, les avis de recherche furent lancé parmi les sbires. Et la nouvelle tomba quelques jours plus tard. La gitane avait été vue au port de Marivon et suivi jusqu'au centre pokémon. L'ordre fut annoncé aussitôt.

Dans la nuit, la porte de la chambre fut crochetée sans mal, puis deux hommes vinrent se saisir de la gitane dans son lit. La brune fut assommée pour l'empêcher de se débattre et on la transporta avec ses affaires jusqu'à la planque de Mell. Là, elle fut placée dans une chambre. Neel s'occuperait d'elle à son réveil.
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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Sam 31 Jan - 22:35

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Lorsque les yeux de la gitane s'ouvrirent à nouveau, l'obscurité l'accueillit en silence. Un plafond blanc, comme celui que ses yeux avaient imprimé avant qu'elle ne s'endorme. Une fenêtre, un extérieur vaguement illuminé, sans doute quelques lampadaires au-dehors. Était-elle toujours au centre... ?
Non.

Rafaël eut un sursaut, un gémissement étouffé, et elle se redressa vivement. Enfin, essaya. Elle s'appuya sur une main et s'assit vaguement en grimaçant, le corps douloureux, très douloureux. Son ventre la brûlait, sa tête la lançait. Et tandis qu'elle essayait de se redresser, tout lui revenait en mémoire.
Les sbires, dans sa chambre. Les deux hommes qui l'avaient brusquement tirée du lit, elle les connaissait de vue. Un blond et un brun qu'elle avait déjà croisé en mission, sans pour autant chercher à les connaître. Elle se souvenait de sa surprise, de la douleur lorsqu'ils l'avaient relevée de force, les menaces, les insultes, et la réalité, douloureuse, frappante... réelle.
Elle retournait dans la Team.

Alors, ici, où était-elle ? Toujours à Marivon, ou bien dans la planque générale à Mell ? Ou bien encore ailleurs ? Le regard paniqué de Rafaël chercha à analyser les alentours. Un lit, une table, une fenêtre, …  Le reste de la pièce était plongé dans l'obscurité, elle ne voyait pas la porte. Son sac était sur une chaise sous la fenêtre, elle l'aperçut rapidement. Il était sûrement tard dans la nuit, elle allait en profiter pour filer. C'était ça ou crever ici.

Tout en gémissant douloureusement, la sbire se mit debout en se tenant le ventre. Ces idiots n'avaient pas été tendres, mais la plaie ne semblait pas être rouverte. Elle souleva son pull, tâta le bandage un peu humide toutefois, grogna en sentant que son sous-vêtement n'étaient pas vraiment en place. Conn*rds. Elle se rhabilla correctement, massa son crâne douloureux et s'approcha de son sac qu'elle attrapa d'une main, prête à disparaître.

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Dim 1 Fév - 11:48

Au moment où la gitane tendit la main, une autre vint se saisir de son bras, la stoppant dans son geste. Deux yeux bruns se posèrent sur elle. Un regard dur.

« Que penses-tu faire ? »

Une gifle claqua, résonant dans la chambre, laissant une marque rouge sur la joue de la gitane. Un coup de pied renversa la chaise, cognant la brune au genou avant qu'elle ne soit brusquement poussée sur le lit. Le lieutenant de team, car c'était bien lui, s'approcha alors de Rafaël. Ses yeux trahissaient son énervement. Non. Sa colère. Ne laissant pas de répit à la brune, il vint l'attraper par le col pour la redresser.

« A quoi pensais-tu, pauvre idiote ?! Que tu pourrais partir ainsi ?! Qu'on te laisserait filer, avec une saloperie de traître ?! »

Si Neel tâchait en général de retenir les jurons qui pouvaient parfois le démanger, dans sa colère ça ne le gênait nullement de donner des noms d'oiseaux à tout le monde. Et encore... s'il devait dire tout ce qu'il pensait sur la gitane en ce moment même... la liste serait longue, et chargée. Il attrapa son visage en pinçant ses joues pour la forcer à le regarder. Oui, cette petite garce ne manquait pas de culot. Après tout ce qu'il avait fait pour elle (pas tant que ça peut-être mais quand même...), c'était ainsi qu'elle le remerciait ?! En le trahissant, en lui tirant dessus et en s’enfuyant avec un traître !

«  Ta place est ici. Essaie encore de filer et je te tue, cracha-t-il. »

Il la repoussa de nouveau sur le lit, le poing tremblant un peu, menaçant de la frapper au moindre mot de travers de sa part.

« Alors, tu as une bonne explication j'espère ? Cracha-t-il. Qu'est-ce que tu fichais avec Scofield ?! »

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Dim 1 Fév - 13:58

« Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi. »
- Nicolas Boileau -



La poigne sur son bras, un regard noir, quatre mots glacials.
La liberté, l'herbe coupée sous le pied.

« Que penses-tu faire ? »

Neel. La gitane écarquilla les yeux d'horreur en réalisant que le lieutenant était là, juste devant elle, qu'il était ici depuis son réveil et qu'il avait seulement attendu qu'elle se lève pour se manifester. Puis, la douleur d'une gifle, cuisante, brûlante. Rafaël lâcha un gémissement étouffé, de surprise et de douleur, la tête renversée sur le côté. Elle s'était mordu la joue, le goût du sang dans la bouche. Tout se passa très vite, elle n'eut même pas le temps de réaliser ce qui se passait. Une autre douleur dans ses jambes, elle perdit l'équilibre, se retrouva soudain projetée sur le matelas. Le temps de reprendre son souffle, d'essayer de se redresser, et déjà le lieutenant l'attrapait par le col pour la soulever. Elle gémit, s'étouffa à moitié.
Et le rouquin lâcha sur elle un flot d'insultes.

À vrai dire, Rafaël n'entendait qu'à moitié ce qu'il vociférait. Tout semblait se passer très vite, et elle gardait les yeux fermés pour ne pas le regarder, ne pas le voir. Tremblante, terrifiée. Bien sûr, elle aurait dû s'y attendre.

«  Ta place est ici. Essaie encore de filer et je te tue. »

Elle retomba contre le matelas, reprit une bouffée d'air frais. Enfin libérée, la jeune femme se recroquevilla doucement sur elle-même, tremblante comme une feuille. N'osant ni lever la tête ni lever les yeux, de peur d'être surprise par une nouvelle douleur. Sa place... ici. Non, elle ne pouvait l'accepter.

« Alors, tu as une bonne explication j'espère ? Qu'est-ce que tu fichais avec Scofield ?! »

La voix du lieutenant était sèche, coupante comme du rasoir. Il attendait une réponse, mais la peur clouait Rafaël sur place. Scofield, Law. Celui qui l'avait aidé mais qui n'était pas revenu. Quelques secondes passèrent, durant lesquelles la sbire n'osa rien dire ni bouger. Mais elle ne savait ce qui serait le pire : parler, ou ne rien dire ? Connaissant le lieutenant, il n'accepterait aucun silence. Alors la sbire terrifiée prit sur elle et se redressa lentement, pas vraiment allongée, pas vraiment assise non plus. Elle ne le regarda pas et essuya sur ses lèvres un filet de sang.

- Il... me venait en aide, souffla-t-elle, la voix tremblante et incertaine.

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Lun 2 Fév - 9:56

Lui venir en aide ? Neel fronça les sourcils. Il se souvenait des mots de Law, des regards échangés entre le traître et la sbire. Oui, elle lui avait demandé de l'aide pour s'enfuir, quitter la team. Par contre, il ignorait s'ils s'étaient rencontrés avant ou si leur premier contact datait de cette rencontre dans les bois. Enfin, peu importe. La gitane avait cru bon d'aller s'allier à un traître, d'essayer de le tuer pour s'échapper ? Lourde erreur. Il jeta un regard noir à la femme terrorisée face à lui. Elle avait bien raison d'avoir peur. Il vint brutalement la reprendre par le col, la soulevant un peu.

« Tu pensais vraiment qu'il allait t'aider ? Qu'il en avait quelque chose à faire de toi ? Il t'a vendue, pauvre idiote, cracha-t-il. »

Oui, c'était là un beau mensonge. Mais tout était bon pour convaincre la gitane qu'elle n'avait plus aucun espoir. Il était hors de question qu'elle cherche à s'enfuir de nouveau. Il aurait même dû l'abattre pour ça. Si elle n'avait pas sa plastique pour l'aider et quelques ridicules compétences...
Sa main glissa alors sur sa gorge, la tenant directement par là, serrant un peu.

« Quand je te donne des ordres, ce n'est pas pour aller fricoter avec le premier crétin venu. Tu es bonne à rien mais ça tu sais bien le faire, hein, vendre tes charmes, cracha-t-il avant de la repousser de nouveau. Je devrais t'abattre sur le champs, gronda-t-il. Donne moi une seule bonne raison de ne pas le faire. »

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Lun 2 Fév - 12:31

« Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi. »
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Il lui avait fallu beaucoup de courage, pour prononcer ces quelques mots. Pour meubler le silence de la chambre, et éviter d'augmenter d'un cran la colère du lieutenant. Mais, terrifiée, Rafaël n'avait pas pensé au fait que ces mots francs pourraient ne pas plaire au rouquin. Et ça ne lui plut pas.
Lorsqu'il se rapprocha soudainement d'elle, Rafaël se recroquevilla. Cela n'empêcha pas Neel de la reprendre violemment par le col, l'étouffant à nouveau.

« Tu pensais vraiment qu'il allait t'aider ? Qu'il en avait quelque chose à faire de toi ? Il t'a vendue, pauvre idiote. »

Rafaël ferma les yeux et encaissa en silence. Oui... elle avait vraiment pensé qu'il reviendrait l'aider. Qu'il l'aiderait à quitter l'île et que, peut-être, il l'aiderait aussi à débuter une nouvelle vie ? Oui, elle était idiote. Oui, elle était naïve. Mais elle avait cru. La main de Vincent glissa sur sa gorge, menaçante, et la jeune femme tourna un peu la tête comme pour lui échapper. Elle serra, Rafaël hoqueta, et machinalement, comme dans un réflexe de survie, elle leva une main dans l'optique d'éloigner le lieutenant. Mais ses mots la clouèrent sur place.

« Quand je te donne des ordres, ce n'est pas pour aller fricoter avec le premier crétin venu. Tu es bonne à rien mais ça tu sais bien le faire, hein, vendre tes charmes. »

Cette fois-ci, la jeune femme le regarda et écarquilla les yeux. Vendre ses charmes ? Sous-entendait-il qu'elle s'était offerte au Ranger ? Ou pire, qu'elle s'était prostituée ? Rafaël entrouvrit la bouche, voulant répliquer, mais le lieutenant la repoussa soudainement sur le lit à nouveau. Comme la première fois, Rafaël posa une main sur sa gorge et reprit son souffle, haletante, peinant à respirer.

« Je devrais t'abattre sur le champs. Donne moi une seule bonne raison de ne pas le faire. »

L'abattre. La sbire rouvrit les yeux pour le regarder, entre rage et terreur. Mais plus que savoir que Neel était à deux doigts de la tuer, ces derniers mots lui restaient en mémoire. On lui marchait dessus, dans la Team. Dès son arrivée ici, elle avait été rabaissée, humiliée, violée. Mais jamais, elle ne s'était offerte à personne. Malgré ce qu'on pouvait dire sur elle, jamais elle n'avait joué de ses charmes. Elle cracha, malgré sa peur, malgré le début de larmes dans ses yeux clairs.

- Je ne me suis pas vendue à lui ! Nous nous sommes rencontrés, rien de plus ! J-Je ne me suis jamais offerte !

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Mar 3 Fév - 8:33

Franchement, Neel avait cru que la gitane n'oserait pas prononcer un mot de plus, ou juste quelques bafouillements pour tenter de répondre sans grand succès. Mais voilà que cette dernière, malgré la peur et les coups, s'était redressée pour défendre son honneur haut et fort.

«  Je ne me suis pas vendue à lui ! Nous nous sommes rencontrés, rien de plus ! J-Je ne me suis jamais offerte ! »

Elle n'était pas vraiment crédible dans sa colère avec la marque sa joue, le sang sur la lèvre et ses grands yeux de biche en larme. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, cette réponse calma un peu le lieutenant de team. Déjà, il ne supportait pas les pleurnichards. Alors voir la jeune femme s'affirmer un peu ne faisait pas de mal. Et puis... oui, elle était sincère. Ça se voyait, se sentait. Elle ne mentait pas. Il était vrai qu'avec son physique des plus désirables, on pourrait croire que la gitane s'en servirait, qu'elle en jouerait. Mais le rouquin avait pu constater que en général, c'était plutôt les autres qui allaient vers elle pour la forcer que l'inverse. Et qu'elle ose ainsi le contredire avec une telle vivacité malgré la menace... Oui. Elle disait vrai. Et Neel ne trouva pas à redire. Il préférait qu'il en soit ainsi. Il croisa alors les bras.

« Tu n'as pas répondu, la coupa-t-il, cassant. Je me fous de savoir ce que tu fais de tes cuisses, si tu les écartes ou non. »

Après tout, pas besoin de lui dire que si, quelque part, ça l'intéressait. Elle devait juste faire son boulot correctement, rien de plus ne devait intéresser le lieutenant. Il tendit une main vers elle, l'attrapant sous le menton.

« Dès demain, tu reprends les missions. N'espère pas retenter ta chance en fuyant, cracha-t-il. »

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Mar 3 Fév - 15:54

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Tremblante de rage, tremblante de peur, Rafaël continua de fixer le lieutenant après ses mots. Elle ne saurait dire pourquoi, mais ça semblait important qu'il la croit. Qu'il ne pense pas, lui aussi, qu'elle n'était que la traînée de la Team Rocket. Elle ne s'était jamais offerte à personne. Jamais.

Neel la fixa un long moment en silence, comme s'il avait besoin d'y réfléchir un instant avant de la croire.  Durant tout ce temps, la gitane tint bon, fière et digne malgré les coups et les blessures. Elle le fixait, dans l'attente d'une réponse à son discours. Espérant. Puis, le lieutenant croisa les bras, changea de sujet. La déception s'abattit sur Rafaël tandis que l'autre reprenait contenance.

« Tu n'as pas répondu. Je me fous de savoir ce que tu fais de tes cuisses, si tu les écartes ou non. »

Déçue, la gitane serra les dents. Elle n'était pas violente, mais à cet instant, la colère en elle était si forte qu'elle aurait voulu le frapper de toutes ses forces pour qu'il cesse de la regarder avec un tel air supérieur, comme si elle n'était rien, qu'une merde dans la boue, qu'une vulgaire prostituée habituée à vendre ses charmes sur le trottoir. Elle aurait voulu lui faire ravaler son arrogance et lui faire payer le coût de toutes ces insultes, de toutes ces blessures. Mais elle n'était pas comme ça.

Et indifférent à toutes ces pensées, le rouquin l'attrapa subitement par le menton. De nouveau comme un objet.

« Dès demain, tu reprends les missions. N'espère pas retenter ta chance en fuyant, » cracha-t-il en la serrant.

Rafaël trembla et serra les dents à nouveau. À chaque seconde, sa terreur se transformait en colère, sa faiblesse en force. À chaque coup, elle reprenait courage. Et en cet instant, sa haine envers le lieutenant de la Team Rocket était si forte qu'elle lui jeta un regard si noir, comme si à son tour, il n'était rien d'autre qu'une chose des plus insignifiante à ses yeux.

- N-o-n, cracha-t-elle à son tour, le plus distinctement possible, comme s'il était malentendant ou trop stupide pour comprendre.

Qu'il crève, cet abruti. En cet instant, elle le haïssait plus que tout.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Mar 3 Fév - 18:21

Un regard noir, glacial, coupant comme la lame d'un rasoir. Et ce petit mot. Trois lettres. Non. Un simple mot craché avec une telle haine, tel un poison dont le but était de tout de suite toucher au cœur. Mais ce fut le mot de trop. La goutte faisant déborder l'équilibre fragile d'une eau calme sur le bord d'un vase. La goutte en touchant son élément fait soudainement tout éclater, créant le chaos au milieu de la paix. Le coup partit alors tout seul. Fort. Le poing du lieutenant de team frappa la joue de la gitane, lui faisant ravaler son insolence tout en la clouant sur le matelas. Neel lui jeta un regard noir.

« Tu commences demain à huit heures, cracha-t-il en gardant le poing serré. Aucun retard accepté. »

Il commença alors à s'éloigner, puis il s'arrêta, hésita quelques secondes, et se retourna vers la gitane d'un quart seulement. Toujours l'air sévère, colérique. Il reprit la parole d'un ton sec.

« Si tu n'es pas là demain, je devrais t'abattre. Maintenant, reste tranquille. Personne ne pourra entrer dans ta chambre, alors cesse tes imbécillités. »

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Mar 3 Fév - 19:30

« Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi. »
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La colère se répercuta soudainement dans les yeux bruns de Neel, miroir véritable du regard actuel de la gitane. Haine contre haine. Orage. Tonnerre.
La douleur fulgurante que ressentit soudain Rafaël sur son visage la projeta sur le matelas. Elle retomba comme une vulgaire poupée de chiffons, assommée quelques secondes. Le choc l'avait fait de nouveau se mordre la joue, et elle cracha un peu de sang sur les draps blancs. Et elle resta ainsi quelques secondes, les yeux entrouverts, assommée et recroquevillée comme un enfant terrifié.

À vrai dire, elle n'entendit pas tellement ce qu'ajouta Neel après. Elle ne comprit vaguement qu'un «  … 'cun retard accepté », qu'elle comprit parfaitement. Sa petite rébellion avait été inutile. Elle faisait partie de la Team, point, et elle devrait être là demain à huit heures. Comme tous les jours. Foutu rengaine éternelle. Prison de barbelés.

Doucement, sa tête cessa de tourner, ses oreilles de siffler. Sa vision lui revint lentement et elle entendit d'abord les bruits de pas qui s'éloignaient d'elle. Le lieutenant partait. Tant mieux, pensa d'abord Rafaël. Mais non. Elle ne voulait pas qu'il s'en aille comme ça, comme si tout ce qu'elle avait dit n'avait servi à rien. Comme s'il s'en fichait royalement, comme d'habitude.

« Si tu n'es pas là demain, je devrais t'abattre. Maintenant, reste tranquille. Personne ne pourra entrer dans ta chambre, alors cesse tes imbécillités. »

Rafaël se redressa faiblement, les bras aussi tremblants que le reste de son corps. Non, qu'il reste ici. Elle n'avait pas fini de parler. Elle voulait défendre encore sa cause, qu'ils en parlent, qu'il l'autorise à partir. Qu'il l'écoute, merde !

- … Non... souffla-t-elle alors, avant de brusquement gémir.

Alors qu'elle s'était à moitié redressée en position assise, elle baissa les yeux et lâcha un hoquet de douleur et de surprise. Sur son chemisier gris clair, une tâche de sang venait d'apparaître. Rafaël observa, choquée, la tâche rouge qui s'élargissait de plus en plus au fil des secondes. Elle amena une main tremblante contre son ventre, dissimula la tâche, appuya vaguement dessus comme pour vouloir arrêter hémorragie. Elle réalisa. La blessure à son ventre, laquelle n'était vieille que d'une petite semaine à peine, venait de se rouvrir sous les coups brusques et répétés du lieutenant.
Et la gitane, choquée, ne ressentit pas tout de suite la douleur. Elle amena les draps contre elle, comme pour se cacher, comme si ça pouvait arrêter et le sang, et la souffrance qui venait.

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Mar 3 Fév - 20:04

Neel allait quitter la chambre sans un mot de plus, mais la gitane en décida autrement. Elle lâcha un faible et presque inaudible « non ». Le lieutenant allait l'ignorer, il avait dit ce qu'il avait à dire, pour lui la discussion s'arrêtait là, quand il l'entendit gémir. Quoi encore ? Il posa son regard sur elle, sourcils froncés. C'est là qu'il la vit. La tâche rouge sur son chemisier qui s’étendait dangereusement. Il écarquilla les yeux et croisa le regard perdu de Rafaël, comme si la gitane ne réalisait pas ce qu'il se passait. Quand elle tenta maladroitement de couvrir la tâche, Neel s'approcha d'elle.

Le lieutenant attrapa alors les bras de la brune pour les écarter de son ventre. Il envoya valser le drap et il vint ouvrir son chemisier d'un coup sec, faisant sauter les boutons. Il découvrit alors au niveau de l’appendice un bandage rougissant. Il tira dessus pour le défaire. Là, une plaie sanguinolente. Ça avait l'air d'avoir été cousu une première fois mais ça avait sauté. A cause de lui ? Peut-être.

« Ne bouge pas, gronda-t-il. »

Il s'écarta et fila dans la salle de bain, renversant le contenu des placards pour revenir avec un kit de premier secours. Neel alluma la lumière au passage, la faible lueur de l'extérieur de suffirait pas. Il s'assit devant la gitane, attrapa une bouteille d'alcool à désinfecter dont il arracha le bouchon avec les dents -pas de temps à prendre avec la sécurité enfant- avant d'imbiber un gros morceau de coton. Il commença à nettoyer la plaie.

« Laisse toi faire si tu ne veux pas mourir d'une hémorragie, cracha-t-il. Je vais devoir te recoudre, travail de cochon... »

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Mar 3 Fév - 20:43

« Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi. »
- Nicolas Boileau -



« Ne bouge pas. »

À vrai dire, la gitane n'était pas en état de bouger d'un centimètre. Le choc l'empêchait pour le moment de ressentir toute douleur, mais il l'empêchait également de réaliser l'étendu de la situation. Sa blessure au ventre, ouverte par balle – tirée, d'ailleurs, par Neel lui-même – venait brusquement de se rouvrir, et les fils avaient arrachés la peau alentour. Elle ne réalisa pas que le lieutenant venait de la déshabiller, ni même qu'il cherchait à présent par tous les moyens de la soigner. Elle ne vit que le sang, peinture rouge sur la toile blanche de son corps. Du sang, en quantité monstrueuse, qui coulait de son corps.

Et quand Neel s'éloigna et revint vers elle, sans qu'elle ne réalise tellement où il était allé, elle commença à s'agiter. À réaliser. Elle saignait. Et là, la douleur fut horrible. Elle lâcha son premier cri quand le rouquin appuya sur son ventre quelque chose d'humide et de brûlant à la fois.

« Laisse toi faire si tu ne veux pas mourir d'une hémorragie. Je vais devoir te recoudre, travail de cochon... »

Elle n'entendait rien de ses grognements, tant la douleur la submergeait à présent. Alors, Rafaël commença à vouloir éloigner le lieutenant. Avec ses maigres forces, elle repoussa ses bras, elle dût même lui mettre une baffe sans le réaliser vraiment.

- N-Non... ! AH ! Cria-t-elle.

Et plus les secondes passaient, plus elle voyait trouble.  Plus elle devenait pâle et plus ses coups étaient faibles. Plus la chambre faiblement éclairée devenait blanche, comme si du brouillard s'en était emparé. La jeune femme finit par attraper le bras du rouquin, de peur de perdre pied dans cette réalité qui n'était plus fiable. Et c'est en soufflant son nom, son vrai nom, qu'elle perdit connaissance.

« Vincent. »

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Mer 4 Fév - 9:45

Neel grogna quand la gitane s'affola, chercha à le repousser. Elle lui donnait de faibles coups qu'il tentait d'ignorer mais pas moyen de la soigner alors qu'elle s'agitait ainsi ! Le lieutenant jura quand sa joue claqua, et ce serait sans doute le seul instant de toute sa vie où il ne tiendrait pas rigueur d'une baffe. Il pensa un instant à attacher la brune tandis qu'il lui grognait de rester tranquille, mais le destin s'en chargea pour lui. Soudain, Rafaël agrippa le bras du lieutenant qui posa alors son regard sur elle. Elle était blanche comme la mort, les yeux vides comme si elle ne voyait pas vraiment ce qu'il y avait devant elle. Puis il y eut un souffle, un mot. « Vincent. » Elle perdit connaissance. Neel écarquilla les yeux. Comment connaissait-elle son nom ? ... Bon, ça, ça pouvait encore s'expliquer. Elle avait pu fouiller dans la paperasse de la team et trouver cette information sans grand mal. Mais ça faisait tellement longtemps qu'on ne l'appelait plus ainsi que ça sonnait presque comme le nom d'un étranger. Le rouquin n'eut pas loisir d'extrapoler davantage toutefois. Il fallait s'occuper de la sbire au plus vite.

Maintenant qu'elle était dans les vapes, ça allait être plus facile. Il lui mit la tête sur le côté pour ne pas qu'elle s'étouffe avec sa langue avant de retourner à sa plaie. Il n'était pas docteur en médecine, certes, mais il connaissait les bases. Plusieurs fois, il avait dû se recoudre lui même. Son travail serait peut-être un peu grossier, mais le temps de faire venir un médecin elle serait de l'autre côté. Alors il reprit ses soins, nettoyant la plaie pour y voir plus clair dans tout ce sang avant de la recoudre. Bonne chose qu'elle soit évanouie, ça faisait un mal de chien. Il en savait quelque chose.

Deux heures plus tard, Neel referma la porte derrière l'infirmier et soupira en venant s'asseoir sur une chaise. Une fois qu'il eut réussi à stabiliser l'état de la vampire, il avait tout de même convoqué une personne du corps médical. Il avait pu ainsi avoir des antibiotiques pour éviter les infections et des cicatrisants. L'infirmier avait aussi arrangé les coutures de la plaie et à présent la gitane avait un gros pansement blanc le long de son bassin. Lieutenant se massant la figure quelques secondes, avant de regarder dehors. Il était tard. Très tard. Le réveil sur la table de chevet lui apprit trois heures du matin. Il se redressa et ouvrit la fenêtre pour aérer un instant la pièce -ça puait le sang. Il retourna ensuite vers la gitane et l'observa.

« Plus de coups fourrés, grogna-t-il tout en étant conscient qu'elle ne pouvait entendre. Je n'ai pas que ça à faire, de m'occuper de toi. »

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Mer 4 Fév - 11:59

« Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi. »
- Nicolas Boileau -



« Si elle passe la nuit, alors elle sera tirée d'affaire. »

La montagne. Vermilava, Hoenn. Le visage souriant de sa mère, avant qu'elle ne parte au travail, avant qu'elle ne se noie sous les rochers. La petite main d'une enfant souriante, brune aux yeux clairs, retomba lentement le long de son corps. Les prières des gitans, tous les soirs après cette journée. La longue descente de son père plus bas que terre. Les hommes en noir, un fier 'R' en rouge peint sur leur torse.
Le début de l'enfer.

Le brouillard, dense, n'accepta de se dissiper qu'après deux jours. Lorsque Rafaël ouvrit lentement les yeux, une douce lumière régnait dans la pièce, comme à l'aube d'une journée radieuse. Il ne faisait pas si froid, elle avait même plutôt chaud. Où était-elle... ? À Vermilava ? Elle cilla. Oui, elle voyait au fond de la pièce le mur bleuté de sa chambre d'enfant. Le tableau de la montagne, là-bas. Le tapis épais beige. L'étagère avec tous ses gros livres d'histoire. Et ce doux rayon de lumière qui lui chauffait les jambes... La sbire ferma les yeux et lâcha un petit soupir. Elle se sentait bien, là. Le matelas ne lui avait jamais semblé aussi moelleux, les draps aussi chauds. Quelle heure était-il ? À en juger par les rayons du soleil, peut-être dix ou onze heures. Bientôt midi. Pour autant, elle ne voulait pas bouger du lit. Pas tout de suite. Quel jour ? C'était peut-être le week-end, elle n'avait sûrement pas cours aujourd'hui. Elle pouvait bien traîner au lit.

Les yeux toujours clos, elle entendit alors vaguement quelques pas dans la pièce, une porte s'étant ouverte. Elle ne remua pas d'un centimètre, toujours aussi confortable dans cette douceur tiède. Ce devait être son père, dans ses rares moments de raison. Elle eut un vague sourire endormi.

- Pas encore... souffla-t-elle. Papa.

Elle ne voulait pas encore se lever, pas maintenant. Encore quelques minutes dans ce cocon tiède. Chaud, plutôt. Oui, c'était ça. La fièvre la faisait complètement délirer.

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Mer 4 Fév - 20:32

Deux jours que la gitane s'était écroulée comme une enclume. Deux jours durant lesquels Neel avait pu calmer sa colère et la laisser. Une évanouie ne s'enfuirait pas après tout. Néanmoins, dans la matinée ou tard le soir en rentrant, il venait jeter un coup d’œil dans la chambre dont il était le seul à posséder la clef. Les sbires ne pouvaient ainsi entrer pour abuser d'elle dans son sommeil -et dieu sait qu'il y en avait capable de ça. La gitane ne changeait pas en tout cas. Toujours dans la même position, elle dormait juste. Sa blessure avait l'air de bien cicatriser. Elle allait s'en sortir.

Il y eut alors ce matin. Un beau matin ensoleillé durant lequel Neel revint à leur hôtel. Une cigarette aux lèvres, il en tira une dernière bouffée avant de la jeter au sol d'un geste dédaigneux et de l'écraser avec sa chaussure. Ces idiots d'incapables qu'il se coltinait sous ses ordres l'avait bien énervé ce matin. Des abrutis pas fichus d'accomplir correctement une mission. Avec la perte des pierres lunes, il les avait envoyé chercher un nouveau magot. Résultat des courses ? Rien. Ou du moins, rien qui ne mérite de poser le regard dessus. Ce n'était pas quelques colliers dérobés aux passants ou un pokémon avec un peu de valeur qui allait remplir les caisses. Heureusement que le casino restait sous leur contrôle.
C'est ainsi agacé que Neel rentra dans l'hôtel. Dans sa main droite il tenait un sac cartonné, le genre dont on enroulait la fermeture pour le fermer et le tenir faute de pogné, avec un gros « PMc » écrit en jaune dessus. Quand passer à une brasserie était trop long et que les sandwichs des grandes surfaces étaient immondes, de temps à autre il était agréable de prendre son repas dans un fast-food. Heureusement, il y avait des Poké-MacDo partout maintenant, même sur la plus reculée des îles.

Neel monta alors au quatrième étage du bâtiment avec son sac qui sentait bon la sauce barbecue et le poulet fris. Il sortit une clef de sa poche -pas question de la laisser au réceptionniste celle-ci- et il rentra dans la chambre. Sur le lit, la gitane endormit. Bizarrement, c'était le seul endroit où il trouvait un peu de calme. Dans sa propre chambre, les sbires venaient le déranger à tout bout de champs, ce qui avait pour don de l'agacer au plus haut point. Le rouquin allait s'asseoir à une chaise quand il vit la brune remuer. Ah. Se réveillait-elle enfin ? Il posa son sachet sur un buffet et s'approcha du lit.

« Pas encore.... Papa. »

… Papa ? … Bon. Elle délirait. Complètement, oui. Neel soupira et il posa une main sur le front de la gitane. Fiévreuse. Ça ne l'étonnait pas. Mais maintenant qu'elle était réveillée, ou était en chemin pour du moins, il la secoua.

« Cesse de rêvasser, gronda-t-il. Debout. »

Il était temps de la faire s'hydrater et manger.

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Mer 4 Fév - 23:51

« Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi. »
- Nicolas Boileau -



Une main se posa sur son front, légèrement brusque, mais chaude, agréable. La main de son père, un peu bourru, mais si gentil, pourtant. Si gentil, avant qu'il n'entre dans cette organisation. Parfois, souvent, Rafaël se demandait pourquoi. Pourquoi il s'était laissé entraîner là-dedans. Pourquoi ils ne pouvaient pas retourner au jour d'avant, qu'elle puisse empêcher cela.
Une larme roula le long de sa joue.
Une voix sèche, soudaine, résonna.
La terre trembla.

« Cesse de rêvasser. Debout. »

Sa bulle éclata soudain. Lorsque Rafaël rouvrit les yeux, ce n'était plus sa chambre d'enfant innocente, mais bien la chambre blanche et noire de l'hôtel. Ce n'était pas son père, bourru mais si gentil, c'était le lieutenant de la Team Rocket. Neel. Elle n'était pas à Vermilava. Elle était prisonnière ici.
Une autre larme roula le long de sa joue, elle leva faiblement une main pour l'essuyer. Le retour à la réalité était difficile, mais elle avait l'habitude.

Alors doucement, elle reprit connaissance de ce qui l'entourait. La chambre, les Rocket, sa blessure. La colère de Neel, la veille, ses coups, la tâche rouge sur son ventre. Elle faisait peine à voir, d'ailleurs, avec sa lèvre fendue, son cou rougit, son teint pâle et tremblant, son bleu énorme sur la joue. Mais malgré tout, elle tenta difficilement de se redresser. Ce fut douloureux, bien sûr, mais ainsi, elle put davantage se rendre compte de ce qui l'entourait. Neel, dans la pièce, un sachet fumant sur le meuble au fond. Que faisait-il là ? Que faisait-il là encore ?

Silencieuse, elle baissa les yeux vers son ventre. Son chemisier était à demi ouvert, laissant apparaître sa poitrine ainsi qu'un bandage imposant. Elle effleura du bout des doigts le tissu, puis dérangée, elle commença par refermer le vêtement. Elle leva ensuite les yeux vers le lieutenant, réalisa. Elle était toujours en vie, il ne l'avait pas tuée. Mieux, il l'avait sauvée. Alors qu'il avait clairement dit ne plus rien avoir à faire d'elle.
Contrariée, elle baissa les yeux.

- … pourquoi ? Souffla-t-elle. ... suis-je encore là ?

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Jeu 5 Fév - 7:40

La gitane se réveilla enfin et elle sembla quitter son délire en prenant doucement conscience de ce qui l'entourait, et pour une fois Neel la laissa prendre son temps. Il n'allait pas la brusquer une deuxième fois alors qu'elle venait d'être soignée. Il était dur, mais  pas tortionnaire non plus. Enfin, ça dépendait si c'était mérité ou non... Quoi qu'il en soit, il attendit patiemment que la brune pose ses yeux sur lui ou ne prenne la parole, ce qui arriva.

« … pourquoi ? ... suis-je encore là ? »

Neel fronça un instant les sourcils. Quoi ? Elle était vivante et pas contente de l'être ? Il ne manquerait plus que ça, petite ingrate. Mais après réflexion, il saisissait ce qu'elle voulait dire. Pour l'avoir laissée en vie alors qu'elle était un élément autant inutile qu'instable de la team ? Bonne question, oui. Bonne question.

« Je n'avais pas donné ordre que tu sois abattue, alors tu n'avais pas à mourir maintenant. C'est moi qui déciderais de quand ça devra arriver. Et ce n'est pas encore le cas. »

Une réponse des plus évasives, oui. Mais que dire d'autre après tout ? Il n'allait pas lui dire qu'il ne voulait pas qu'elle meurt pour d'obscures raisons qu'il ne saurait pas vraiment donner, outre le fait qu'il avait envie de l'avoir dans son lit depuis le premier jour. Mais ça n'expliquait pas tout. Alors autant seulement dire ce qui s'engageait dans son rôle de lieutenant sans extrapoler. Il s'avança alors vers son sachet de Poké-MacDo et il le transposa du buffet à la table de chevet.

« Tu as manqué deux jours de travail. Mange. Plus vite tu seras remise, plus vite tu pourras t'y remettre. Tu m'as déjà fait perdre assez de temps comme ça, grogna-t-il. »

Quant à son propre repas... et bien tant pis. Il mangerait plus tard. Pour l'instant, il s'agissait de maintenir cette idiote en vie, juste histoire de ne pas l'avoir soigné pour rien quand même.

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Jeu 5 Fév - 14:09

« Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi. »
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La réponse tomba, sèche. Prévisible.

« Je n'avais pas donné ordre que tu sois abattue, alors tu n'avais pas à mourir maintenant. C'est moi qui déciderais de quand ça devra arriver. Et ce n'est pas encore le cas. »

En l'entendant, Rafaël leva les yeux vers le lieutenant. Son regard gris-vert, si clair sur son visage pâle, le scruta un moment en silence. Alors, c'était vrai, il pensait avoir le droit de vie ou de mort sur son existence. Elle n'était rien d'autre qu'un objet dont on pouvait se débarrasser une fois l'utilité dépassée. Elle ne voyait pas les choses ainsi, elle.

Silencieuse, elle le regarda s'éloigner vers le buffet. Elle s'était bien gardée de répondre, cette fois-ci, ne voulant pas être à nouveau la cible de quelques mauvais coups. La fièvre avait apaisé sa colère, du moins pour le moment. Mais elle n'en pensait pas moins.
Neel revint vers elle et posa le sachet tout près d'elle, sur la table de chevet. L'odeur frappante de nourriture frit vint à ses narines.

« Tu as manqué deux jours de travail. Mange. Plus vite tu seras remise, plus vite tu pourras t'y remettre. Tu m'as déjà fait perdre assez de temps comme ça. »

Muette toujours, Rafaël posa les yeux sur le sachet en papier cartonné. Il voulait qu'elle mange... ça ? Cela voulait-il dire qu'il lui avait apporté le repas ? Non, elle voyait mal le lieutenant en homme attentionné ... malgré qu'il lui ait apporté lui-même le repas, tout de même. Cependant, sa santé n'était surveillée que dans l'optique de ne pas perdre un nouveau chien dans l'armée des Rocket. Et elle n'avait jamais aimé les chiens.

- Je n'en veux pas, répondit-elle en détournant la tête.

Parce que, oui, elle se permettait encore de le contredire. D'une, elle n'avait pas si faim, même pour une personne qui venait de dormir deux jours – c'était du moins ce que venait de lui apprendre le lieutenant. De deux, elle n'était pas adepte de fast-food et n'aimait pas spécialement l'odeur de friture qui émanait du sachet. Enfin, de trois, elle n'avait aucune envie de "vite s'y remettre", si c'était pour continuer de servir cette fichue organisation.
Peut-être qu'une sbire faible et inutile pourrait être renvoyée, comme c'était le cas à l'armée ? Ce serait l'idéal.

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Jeu 5 Fév - 16:37

« Je n'en veux pas. »

Allons bon... voilà qu'elle se permettait de faire la difficile. Franchement, elle était culottée de se rebeller encore une fois après tout ça. Neel grogna.

« Je m'en fiche. Tu as besoin de te nourrir. »

Il ouvrit le sachet et en sortit une bouteille d'eau, une canette de limonade, un sachet de poulet fris, un burger au bacon et des grosses frites. Oui. Un homme a besoin de beaucoup manger, d'où l'abondance de nourriture. Du coup, ça devait paraître un peu trop à la gitane sans doute... Mais il devrait bien y avoir au moins un élément qui lui plairait ainsi.

« Prends quelque chose et cesses de faire la difficile, grogna-t-il. Tu n'en as pas les moyens. »

Il s'approcha de la fenêtre, regardant un instant les voitures passer au dehors. Il jeta un coup d’œil à la brune.

« Ton rapport sur les ruines était incomplet. Tu y retourneras demain pour le détailler davantage. Alors tu ferais bien de reprendre des forces.»

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Ven 6 Fév - 14:55

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« Je m'en fiche. Tu as besoin de te nourrir. »

Une fois encore, Rafaël ignora entièrement le grognement du rouquin. Quand bien même il était son supérieur hiérarchique... elle n'en voulait pas. Elle ne mangerait pas. Du coin de l'oeil, elle observa Neel déballer le sac comme si, une fois encore, elle n'avait rien dit. Agacée, la gitane fronça les sourcils et se redressa un peu plus. La position était douloureuse et fatigante, alors elle vint doucement s'appuyer contre le dossier du lit, contre l'oreiller. Ce n'était pas encore ça, mais c'était moins épuisant.

« Prends quelque chose et cesses de faire la difficile. Tu n'en as pas les moyens. »

Sale roux arrogant. Rafaël fronça les sourcils et l'observa s'éloigner vers la fenêtre, puis elle posa les yeux sur la table de chevet. Il y avait du choix... Mais ce ne fut ni le burger, ni les frites qui attirèrent son attention. Elle tendit la main vers la bouteille d'eau pour s'en saisir, l'ouvrit et but quelques gorgées. Elle venait de se rendre compte combien elle était assoiffée .

« Ton rapport sur les ruines était incomplet. Tu y retourneras demain pour le détailler davantage. Alors tu ferais bien de reprendre des forces. »

Les ruines ? Rafaël leva les yeux et croisa le regard brun du lieutenant. Abaissant la bouteille sur ses genoux, elle referma le bouchon et essuya doucement ses lèvres humides, songeuse. Les ruines, son travail, leur découverte... Oui, Neel venait de capter son attention. Et, par la même occasion, il venait de faire s'envoler toutes ses envies de fuite. Pour le moment, du moins. Elle le regarda à nouveau, hésitante.

- Je dois... retourner aux ruines ?

Très franchement, elle ne se sentait pas tellement de se lever maintenant, de peur que les sutures se rompent à nouveau. Mais elle serait – heureuse, peut-être pas, mais - intéressée de s'y remettre. Ces recherches l'avaient vraiment captivé la première fois. Et quelque part, elle restait frustrée de ne pas avoir pu terminer ce travail.
Alors oui, là, ça l'intéressait.

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Ven 6 Fév - 20:27

Neel retint en sourire en voyant la gitane soudainement intéressé par ses mots. Il avait fallu qu'il parle des ruines et tout de suite elle avait changé de ton. Tant mieux. Car à vrai dire, c'était un peu le but... Elle mériterait qu'il lui colle une mission impossible pour la punir, mais elle était blessée, encore faible. Alors pour cette fois, la brune aurait une mission facile. Et puis même si elle était nul, au moins elle travaillait vraiment sur ce sujet. Il n'avait pas envie de devoir encore se prendre la tête en la voyant rentrer avec un nouvel échec. ça l'énerverait... et rien que d'y penser l'agaçait déjà en fait. Bonne à rien. Le rouquin s'approcha, louchant une demie-seconde sur le burger alors que son estomac vide lui ordonnait de s'en saisir.

« Oui. Dès demain. Tu iras seule, et je veux que tu complètes ton rapport. Il me faut plus de documents, de matériel. Prends des notes sur tout ce que tu peux et va ensuite finir tes recherches à la bibliothèque. »

Neel attrapa alors un sac besace posé dans un coin de la chambre et il le laissa lourdement tomber sur le lit, le balançant presque.

« Tout ton précédent travail est là dedans. Ne me déçois pas, cette fois-ci, gronda-t-il. »

Sur ce, il vint attraper le burger -et puis zut, elle n'en voulait pas après tout, cette ingrate de bonne à rien- et il s'assit sur une chaise pour manger en silence.

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Lun 9 Fév - 10:13

« Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi. »
- Nicolas Boileau -



Avait-il parlé des ruines ? Ça l'intéressait.

« Oui. Dès demain. Tu iras seule, et je veux que tu complètes ton rapport. Il me faut plus de documents, de matériel. Prends des notes sur tout ce que tu peux et va ensuite finir tes recherches à la bibliothèque. »

Cette fois-ci, Rafaël le regardait dans les yeux, l'écoutait avec attention. Aller à la plage d'Elara, y retourner plutôt, observer et analyser les ruines, prendre des notes, rien de plus simple. Rien de plus passionnant pour elle. Alors, ne le contredisant pas cette fois, la jeune sbire hocha doucement la tête. Elle s'imaginait déjà là-bas, reprenant ses recherches abandonnées ; oui, ça lui plaisait.
Brusquement, il y eut un poids sur le lit, un objet lourd qui s'écrasa sur son genou déjà douloureux de la veille. Rafaël retint un gémissement. Le lieutenant de la Team venait de poser – de balancer – un sac sur le lit.

« Tout ton précédent travail est là dedans. Ne me déçois pas, cette fois-ci. »

La jeune femme le regarda, sourcils un peu froncés. Saleté de bonhomme, ne pouvait-il pas être plus doux quelque fois ? Il finit par prendre une boite sur la table de chevet et s'assit sur la chaise plus loin pour manger. Il aurait pu sortir, quand même. N'avait-il rien d'autre à faire ?

Rafaël observa à nouveau le sac à ses pieds. Elle se pencha alors, doucement, pour l'attraper. Fronçant les sourcils, serrant les dents, elle prit sur elle malgré la douleur et se pencha jusqu'à attraper la bretelle du sac, qu'elle ramena alors à elle en se rasseyant correctement. Elle lâcha un petit soupir, reprenant son souffle. Ça faisait mal, vraiment.
Boudant toujours le repas, elle commença alors à ouvrir le sac pour lire et observer les divers documents et photos. Elle se plongea rapidement dans son travail, commençant déjà à réfléchir, à glisser les doigts sur les dessins des ruines pendant que Neel mangeait. De longues minutes passèrent. Puis, une question lui vint à l'esprit. Elle leva la tête, regarda le lieutenant.

- … où sommes-nous ? À Mell ?

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Lun 9 Fév - 12:02

Laissant la jeune femme relire ses rapports, Neel s'occupait de remplir son estomac. Parce que ce n'était pas tout, mais il mourrait de faim et n'avait encore eu l'occasion de remplir son estomac. Son dernier repas datait de sept heures ce matin et n'était qu'un simple café. Le lieutenant observa la gitane du coin de l’œil. Elle avait l'air plongée dans ses notes. Elle reprenait du boulot, tant mieux. Il préférait la voir ainsi que jouant avec ses nerfs en le défiant.

Après plusieurs minutes, le temps d'avaler son burger pour Neel, Rafaël rouvrit la bouche. Le rouquin se retourna vers elle.

« … où sommes-nous ? À Mell ?
- Oui. Dans la planque de l'immeuble de la rue des arts. Demain, tu prendras un taxi pour Elara. Tu viendras me voir à huit heures avant de partir, et assure toi de manger cette fois. Je ne veux pas avoir à te récupérer parce que tu as fait une hypoglycémie. »

Neel se redressa alors et s'approcha de la gitane. Bon. Elle ne mangeait rien de tout ça ? Il reprit son poulet -il avait encore faim.

« Je te ferai apporter autre chose. J'ai besoin de toi en forme, pas comme une loque, ajouta-t-il d'un regard sévère. »

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Après le boulot... :
 
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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   Mar 17 Fév - 11:18

« Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi. »
- Nicolas Boileau -



La pièce était silencieuse, et ce n'était pas pour déplaire à la gitane, entièrement concentrée dans la lecture de ses rapports et photos. Elle se souvenait de tout à présent. De l'excitation de la découverte, de la jouissance ressentie devant ces dessins centenaires, de l'impatience de tout comprendre, de tout savoir. La passion d'une vraie archéologue, sans l'être véritablement. Parfois, Rafaël regrettait n'avoir personne à qui se confier, à qui partager. Alors, dans ces moments-là, elle fermait les yeux et priait on ne savait quel dieu, ou murmurait dans l'obscurité d'une nuit des paroles, espérant peut-être que sa mère l'entende, où qu'elle soit.

Mais pour l'heure, c'était le lieutenant de la Team Rocket qui se trouvait à ses côtés.

« Oui. Dans la planque de l'immeuble de la rue des arts. Demain, tu prendras un taxi pour Elara. Tu viendras me voir à huit heures avant de partir, et assure toi de manger cette fois. Je ne veux pas avoir à te récupérer parce que tu as fait une hypoglycémie. »

Demain, déjà ? La jeune femme retint un soupir, partagée entre l'envie de retourner dans les ruines, et la fatigue déjà ressentie. Allait-elle réussir à se lever ? Sa blessure était fraîche, la peau sensible. Il ne s'agissait pas de rouvrir les points à nouveau. Bien entendu, elle n'avait entendu aucune excuse à ce sujet. Mais c'était bien connu, les grands patrons ne se remettaient jamais en cause.

« Je te ferai apporter autre chose. J'ai besoin de toi en forme, pas comme une loque. »

Rafaël cilla et sortit de ses pensées. Quoi ? Elle leva les yeux vers Neel. Vincent. Ce type qu'elle n'arrivait pas à cerner. Il s'était approché, silencieusement. Elle s'interrogea un instant, avant de voir qu'il prenait les restes de son repas pour les emporter. Il pouvait, après tout c'était à lui et elle n'en mangerait pas. Elle regrettait, souvent, les bons plats de son père lorsqu'il cuisinait encore. Nostalgique.

- … Oui... répondit-elle alors, simplement cette fois, presque lasse.

Sans rien ajouter, nulle envie de chercher encore la bagarre, elle baissa les yeux sur les liasses de feuilles. Plus vraiment concentrée, son esprit était déjà parti ailleurs. Son père. Était-il encore dans la Team, à Hoenn ? Elle essayerait de l'appeler dans la journée, histoire de s'en assurer. Ayant déjà oublié la présence du rouquin à ses côtés, la brune passa une main fatiguée sur son visage pâle, fiévreux encore. Son rêve de ce matin avait été agréable. Si seulement, la réalité ne l'avait pas rattrapée aussi tôt, elle aurait bien aimé rêver encore.

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MessageSujet: Re: « On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]   

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« On n’échappe à rien, pas même à ses fuites. » [pv Vincent N. Rey]

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