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 Ca sent le fennec [capture]

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REGION : Hoenn
POKÉBALL LANCÉES : 72
A DÉBARQUÉ SUR L'ÎLE LE : 12/04/2018

MessageSujet: Ca sent le fennec [capture]   Mer 23 Mai - 3:15


Je n’aimais pas laisser mes Pokémon dans leurs Pokéball tout le temps, à ne les laisser sortir qu’à l’occasion de combats ou de concours, comme le faisaient certains dresseurs. C’était légal et beaucoup disaient que ça n’empêchait absolument pas de créer des liens avec les créatures, mais lorsque que je les voyais courir dans les champs ou sur la plage, heureux et tout foufous, je me sentais mal de les savoir enfermés la majorité du temps. Souvent, j’en laissais au moins un à mes côtés lors de mes sorties en ville. Pour l’instant, aucun de mes Pokémon n’était particulièrement volumineux et ne gênait les passants. Je les faisais également parfois en liberté un peu dans l’appartement, seulement, ils se sentaient vite à l’étroit, et Nikki ne pouvait même pas voler.
C’est pourquoi tous les jours, je sortais de la ville pour offrir à mes monstres une ou deux heures pour se dégourdir les pattes, les ailes ou les nageoires. Je n’avais pas toujours la foi de sortir, par exemple quand il pleuvait des cordes, et je me forçais malgré tout, car mes bestioles préféraient finir trempés qu’engourdis. J’en profitais également parfois pour les entraîner lorsque lors de ces sortis, on rencontrait des Pokémon sauvages peu commodes.  

Cet après-midi là, comme à mon habitude donc, je m’étais éloigné à vélo des rues marchandes et des immeubles de Mell. La transition entre la ville et la nature était très abrupte, j’en étais presque surpris à chaque fois. Je m’arrêtais toujours dans la même plaine dans laquelle passait un petit ruisseau, à peu près à une demi-heure à bicyclette de mon studio. Dans celui-ci, je faisais patauger Camus, tandis que ses amis s’éloignaient parfois à plusieurs dizaine de mètres.
Ce jour-là, j’avais eu la chance de pouvoir profiter du soleil. Le matin, des nuages gris avaient menacé de d’asperger la région, mais s’étaient finalement éclipsés comme par merci pour la pauvre âme que j’étais. Ils avaient intérêt à ne pas revenir sur leur décision car je n’avais apporté ni parapluie ni manteau. Si la pluie décidait de tomber, j’allais à coup sûr finir au lit pendant trois-quatre jour avec quarante de fièvre. Dans ce cas-là, j’aurais vraiment eu de mal à garantir la sortie quotidienne de mes monstres de poche.

Assis au bord du cours d’eau, je surveillais le poisson, qui était trop faible pour combattre la plupart de ses potentiels adversaires. Si l’Héledelle pouvait veiller sur le hérisson, elle ne pouvait pas être partout à la fois. Si un Carvanha décidait de pointer le bout de son nez, cela risquait de mal tourner. Ca avait déjà failli arriver une fois, ce qui m’avait rendu légèrement parano. Je ne sais pas si je me serais remis de la disparition prématurée et tragique d’un de mes Pokémon. Ainsi, lorsqu’un peu de mouvement attirait mon regard, je me redressais tel un Ratentif pour évaluer la menace. Souvent, il ne s’agissait que d’un Chenipan, d’Aramis qui décidait de me faire une blague, voire d’un bête courant d’air faisant bouger les roseaux.

Cette fois-ci ce fut un « plouf » qui m’alarma. Je pensai directement aux pires scénarios : un Aligatueur ? Un Sharpedo ?? Un Léviator ??? Avec le recul je me rends compte que ces idées étaient stupides. Le ruisseau n’était profond que d’un mètre, à tout casser, et jamais l’un de ces prédateurs n’aurait pu y passer inaperçu. En plus, le responsable était loin d’être aussi menaçant que ce dont j’avais cauchemardé. Un petit mammifère plein de longs poils argentés : un Evoli chromatique. Vraisemblablement, la créature avait voulu boire discrètement pour ne pas se faire remarquer mais était bêtement tombé dans la rivière à force de tendre le cou afin de ne pas sortir des roseaux qui la cachaient. Voyant ça, je ne pus m’empêcher de rire. Non seulement de soulagement, mais aussi parce que cette scène était digne des vidéos de Miaouss qu’on pouvait voir sur Internet.  La pauvre bête, déjà paniquée, n’était que plus décidée de s’enfuir en entendant ma voix, et se jeta au plus vite sur la rive. Elle disparut bien vite, mais je pus quand même remarquer à quel point elle avait l’air pathétique. Elle avait l’œil terne, et avec son pelage mouillé, on pouvait très bien voir à quel point elle était maigre. Ce n’était pas rare qu’un Pokémon sauvage ne mange pas totalement à sa faim, mais j’avais rarement vu un cas pareil. Peut-être avait-il été abandonné et ne savait pas se nourrir seul ? Ou alors sa petite taille, même pour un individu de son espèce, lui rendait la compétition trop dure. Je me sentis soudain appelé par le devoir, comme si j’étais responsable du sort de cet Evoli. Je savais bien que c’était mal de se mêler de la vie des monstres sauvages, mais je ne pouvais pas rester indifférent au malheur de celui-ci.

Ainsi, le lendemain, lors de la sortie journalière de mon équipe, j’avais apporté quelques croquettes normalement réservées à Marisson. S’il avait su que je lui faisais partager, il m’aurait probablement envoyé quelques épines dans la figure, mais il était heureusement trop occupé à galoper comme un fou furieux dans la plaine. J’en avais déposé un petit paquet à l’endroit où j’avais aperçu la boule de poil et m’éloignai, tout en surveillant à l’affût le tas de friandises. Ma stratégie paya vite, puisqu’assez vite, l’histoire d’une quinzaine de minutes, un museau gris apparût et engloutit la nourriture en un éclair, avant de disparaître, me laissant seul avec mon sourire niais.
Je continuais ainsi le rituel le lendemain, le surlendemain, le sur-surlendemain… pendant une quinzaine de jours je déposais de quoi nourrir l’Evoli, tout en m’approchant toujours un peu plus à chaque fois. Bon, oui, j’avoue, je n’avais pas eu que des intentions louables en faisant cette démarche. Mais est-ce qu’on peut vraiment m’en vouloir ? Qui n’aurait pas voulu profiter de cette occasion pour se faire un nouvel ami ? A force, j’avais réussi à m’approcher d’assez près tout en étant toléré par le Pokémon Évolutif. Je pouvais m’asseoir à deux mètres de lui sans provoquer sa fuite, même s’il me lançait des regards méfiants de temps en temps.
Le seizième jour, j’avais pris assez de confiance pour oser une approche. Une fois que le Pokémon eut fini son repas, je posai quelques croquettes juste devant moi. Il hésita longuement, regardant alternativement vers moi et derrière lui. Éventuellement, il fit un petit pas en avant. Je ne bronchai pas, il n’était pas question de l’effrayer. Un autre pas, toujours aussi timide, puis un autre… avant de finir juste à mes pieds. A cet instant, je décidai de tenter le tout pour le tout, et lui présentai le dos de ma main, pour le laisser renifler. Il sursauta d’abord, surpris, mais la curiosité prit le dessus. Il n’avait pas l’air si effrayé que ça après tout ce temps.

Salut Evoli !

Même s’il avait été effrayé la première fois par le volume de ma voix, cette fois-ci, l’intéressé ne broncha pas, il semblait attentif à ce que j’avais à dire. Bon signe.

Tu sais, je pense pouvoir t’aider, la vie sauvage ça a l’air dur.

Il pencha la tête sur le côté, interloqué. Il ne devait pas vraiment comprendre où je voulais en venir.

Si tu venais avec moi je pourrais te protéger des gros Pokémons et te donner à manger, t’en dis quoi ?

Le petit mammifère ne réagit pas au début, mais lorsqu’il me vit sortir une Pokéball de derrière mon dos, il poussa un feulement étrangement intimidant pour une créature de son gabarit, et se jeta sur ma main pour la mordre à pleines dents. On ne dirait pas comme ça, mais un Evoli ça a de sacrées dents, après tout, il est capable d’apprendre Morsure. Ca n’avait rien à voir avec le mordillage d’un Pokémon domestique qui jouait un peu trop fort. C’était une vraie morsure de la part d’un animal terrifié. Alors évidemment, il ne fallait pas s’étonner si je poussai un cri que toute la campagne avait du entendre.
Si vous avez suivi, vous vous doutez de ce qui a pu arriver. Il ne fallut pas plus pour alerter la maman poule du groupe, Nikki, pour descendre en piqué sur mon agresseur à une vitesse hallucinante. Je n’avais même pas eu le temps de me remettre de ma blessure qu’elle avait déjà atteint sa cible. Les serres en avant, elle les planta dans le dos de l’Evoli et commença à lui picorer le crâne. Je n’entendais plus que les glatissements de l’Héledelle et les couinements de son adversaire, j’étais en panique totale.
Ça n’avait rien à voir avec les combats de Pokémon traditionnels, avec des capacités, c’était à ceux-ci ce qu’une bagarre au surin dans les rues mal famées était à un art martial. J’ai encore honte du temps qu’il m’avait fallu pour réagir. Le mammifère était clairement beaucoup moins puissant que l’oiseau et se faisait massacrer. Il avait beau tenter de mordre les pattes de Nikki, celle-ci était trop agile pour se laisser atteindre, et les puissants battements d’ailes le déséquilibraient totalement.
Je tentai la solution évidente en me saisissant de la Pokéball de mon starter et en appuyant sur le bouton central. Il rentra immédiatement et le petit animal en profita pour prendre quelques pas d’avances. Alors que je le croyais sauvé, je sentis la sphère bicolore bouillir dans ma main. Celle-ci s’ouvrit par elle même et l’hirondelle retourna instantanément à la charge, comme si elle n’avait jamais été interrompue. Ce genre d’incident pouvait arriver lorsqu’un Pokémon était assez déterminé à quitter sa capsule, mais là, c’était vraiment le pire timing possible.
A nouveau, Evoli se faisait violemment lacérer le visage par les griffes acérées. Je n’avais plus qu’une option. Je courus vers mon Pokémon, toujours rendu fou par son instinct maternel et l’attrapai juste sous les ailes. Elle ne comprit même pas ce qu’il se passait, et, se sentant agressée, elle se débattit de plus belle, agitant ses plumes dans mon visage, essayant de se retourner pour me pincer, et les serres pédalant dans le vide comme pour griffer un ennemi invisible.

NIKKI, CALME-TOI !

Heureusement, l’adrénaline causée par ma panique me permit de supporter la situation et de maintenir l’oiseau dans mes bras le temps qu’il revienne à lui. Lentement, ses mouvements ralentirent et il réalisa ce qu’il se passait. Il semblait étonné d’être dans mes bras et de voir mon regard effrayé.
Je lâchai Nikki, qui descendit calmement. Elle me lança alors un regard désolé, consciente qu’elle aurait du se contrôler. Malheureusement, le mal était fait. L’Evoli était allongé à deux pas de nous, dans un sale état. Des touffes de poils avaient été arrachées, et celles qui restaient étaient par endroits tachées de sang. Le Pokémon n’était pas inconscient, à mon grand regret, mais était remarquablement sonné, sûrement à cause des coups de bec sur la tête qu’il avait subis. Je ne pouvais décemment pas laisser une créature agoniser ici, en plein soleil, à la merci de prédateurs, il fallait que je l’amène dans un Centre Pokémon. Dans mon cas, je ne pouvais pas l’y porter, je ne serais jamais arrivé à conduire mon vélo avec le monstre dans les bras. Étrangement, dans ce contexte, j’avais beaucoup plus de scrupules à faire ce que je comptais faire depuis le début. Prenant la Pokéball que j’avais présentée à l’Evoli quelques minutes plus tôt, je la contemplai plusieurs secondes, et doutai de moi-même.

… et puis m*rde.

J’espérais ne pas trop le regretter plus tard. Je pressai la balle contre le pelage du chaton, ou chiot, renardeau, fennec ?... enfin là n’était pas l’important. Dans son état, je n’avais pas intérêt à lancer la ball normalement, au risque de lui faire encore plus mal. Heureusement, cela avait suffi. La sphère commença à bouger, et moi à prier.

… allez, fais pas le c*n, c’est pour ton bien…
Shiny ?:
 

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#8A0829


Dernière édition par Aramis Azarro le Jeu 13 Sep - 16:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ca sent le fennec [capture]   Lun 4 Juin - 14:21


Capture échouée






Oh, non, le Pokémon s'est libéré !
Malheureusement, le pauvre Evoli ne te fait pas assez confiance pour accepter d'être enfermé dans une Pokéball... mais son état est alarmant et tu devrais tout de suite l'emmener au Centre Pokémon sans plus attendre !
Une fois les soins achevés, il te faudra retenter de l'amadouer si tu veux espérer qu'il te suive. Peut-être acceptera-t-il enfin de faire partie de ton équipe ?

Tu peux répondre à la suite de ce message.

Roulotte des shiny:
 

La partie combat fait 2393 caractères, tu obtiens donc 1 niveau à donner au pokémon ayant participé.


________________________
Rafaël explore en #708090


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MessageSujet: Re: Ca sent le fennec [capture]   Jeu 13 Sep - 2:40


Oh non ! Non non non non non... Ce que je craignais venait d'arriver... Bien déterminée à me fuir, Évoli venait se sortir dans la Pokéball avec ce qui était sûrement ses dernières forces. Pourtant, elle continuait de tenter de s'échapper mais son corps de suivaient pas ses pattes avants, qui semblaient tenter d'atteindre un but inaccessible. A quel point est-ce que j'avais pu merder pour qu'un animal couvert de sang et épuisé trouve la puissance de s'éloigner le plus possible de moi plutôt que de m'accorder assez de confiance pour que je puisse le faire soigner ? Je ne pouvais pas la laisser là sans rien faire juste à cause d'un refus... je savais déjà que les belles promesses n'y feraient rien, j'allais devoir la porter à la force de mes bras...
Le village le plus proche était à environ une demi-heure de marche tranquille... mais seulement un peu plus de cinq minutes si je pédalais à pleine vitesse. Jamais je n'avais eu à porter une telle charge à vélo, mais j'eus soudain une idée... Pour commencer, je rappelai Aramis et Camus, que je ne pouvais décemment pas laisser sans surveillance. Alertés par les cris, ils avaient fini par rappliquer sur la berge de la rivière où l'incident avait eu lieu. Je filai chercher mon sac à dos avant de mettre les trois sphères bicolores au fond, puis je retournai au chevet du Pokémon argenté. J'appréhendais ce que j'allais faire, car j'avais trop peur de le blesser rien qu'en effleurant sa fourrure... mais c'était la seule solution à laquelle j'avais pu penser... ah, si seulement j'avais eu le corps d'athlète nécessaire pour courir vers le centre le plus proche avec elle dans les bras ou les connaissances en secourismes suffisantes pour m'occuper moi-même de ses blessures...
Posant une main sous son épaule, et l'autre sous son flanc, je soulevai la bête et la plaquai contre ma poitrine. Elle laissa échapper un aboiement suivi d'un feulement, mais était trop affaiblie, et sa patte griffue n'atteint même pas mon visage. Je la posai aussi délicatement que possible dans le sac où les trois autres monstres étaient enfermés dans leurs capsules, et bouclai la fermeture éclaire, laissant juste un espace qui permettrait à l'air de circuler. Je n'allais pas faire le Tour de Kalos pour me retrouver avec un Évoli crevé dans mon sac; j'aurais été aussi épuisé que malade.
A partir de là, je calculai tous mes mouvements au millimètre près dans le but de ne pas secouer davantage le Pokémon Évolutif. Arrivé face à la bicyclette, je l'enfourchai aussi délicatement que je le pus, redressai le guidon et commençai à pédaler en direction du village voisin. Il semblait assez lointain mais le simple fait de voir le panneau indiquant le Centre Pokémon au loin me donna du courage. C'est pourquoi j'accélérai tout du long, même lorsque mes mollets demandaient merci.

Je manquai plusieurs fois de tomber à la renverse à cause de la fatigue, du poids dans mon dos, et des quelques mouvements de la créature dans le sac. Heureusement, après ce qui sembla être une éternité, j'arrivai devant les portes automatiques du bâtiment blanc et rouge. J'entrai en panique la bestiole grise gisant dans mes bras. Je poussai un scout sur le passage (désolé gamin, mais je pense que ton Chenipan KO pouvait attendre), qui m'interpela, et que j'ignorai. Arrivée devant l'infirmière, elle sembla déçue de mon comportement mais concentra très vite son attention vers la pauvre bête en sang. Elle laissa échapper un souffle d'étonnement.

La pauvre bête ! Comment elle s'est fait ça ? Pourquoi est-ce qu'elle n'est pas dans sa Pokéball ?

Je baissai la tête et rougis. J'aurais pu dire la vérité mais je savais très bien que cette soigneuse partagerait mon avis sur la question en sachant que l'attaque de Nikkki était de ma faute et pas celle de mon Pokémon, et je n'étais pas du tout prêt à affronter mes responsabilité. Et puis, elle n'avait pas besoin de savoir à qui appartenait l'agresseur.

Je l'ai trouvée dans un champ, elle s'était faite attaquer par un Pokémon Oiseau mais il a du avoir peur de moi...

Alors que ce mensonge quitta mes lèvres, je rougis encore plus, espérant que mon teint passe inaperçu. De toute façon, la vétérinaire sembla plus préoccupée par les blessures d'Évoli que par la véracité de mes mots, puisqu'elle partit derrière le comptoir dans une petite salle où se trouvait une table de soin et son assistant Leveinard. Elle m'indiqua d'attendre à l'entrée, puisque je n'étais pas son dresseur. J'obéis, mais après son regard choqué je me sentis encore plus anxieux et coupable...

Je n'avais pas eu le courage de toucher aux bandes dessinées et aux magasines proposées près des sièges, trop préoccupé par les conséquences de mon irresponsabilité. Il n'y avait aucune raison que le petit Pokémon ne s'en sorte pas, ses blessures n'étaient pas si profondes que ça et n'avaient pas eu le temps de s'infecter... et pourtant, je m'inquiétai comme s'il s'était agi de mon propre enfant.

M. Azarro !

Entendant mon nom, je sursautai et me redressai tel un Miradar. J'avais à la fois attendu et craint ce moment depuis que j'avais laissé la victime de l'attaque sous les soins de celle qui m'avait appelée. J'avançai vers elle et elle continua...

La petite Évoli va très bien, ses blessures étaient moins profondes que je ne le craignais avec tout ce sang.

Un soupir de soulagement quitta ma gorge, et ma boule au ventre disparut. Je remerciai l'infirmière, qui acquiesça avant d'ajouter :

En revanche sa maigreur m'inquiète beaucoup, elle ne doit pas savoir se nourrir toute seule et il va falloir lui chercher un maître. Vous l'avez sauvée, est-ce que vous voulez lui offrir un foyer également ?

Un horrible dilemme s'offrit à moi. D'un côté, oui ! Bien sûr que j'aurais rêvé d'ajouter cette adorable créature à mon équipe. En plus d'être un Pokémon que j'appréciai particulièrement, je voulais réellement me faire pardonner. De l'autre, je ne me sentais pas digne de la compagnie d'un animal que j'avais mis en danger par ma bêtise, et si je refusais, il serait sûrement confié au couple de la Maison Pokémon, qui en prendraient grand soin... Mon égoïsme prit alors le dessus. J'acceptai la proposition de l'infirmière mais devais encore me confronter à la réelle décisionnaire dans cette histoire.
Dans la salle de soins, le monstre aux poils argentés se goinfrait de croquettes, alors que quelques pansements étaient appliqués sur sa peau rasée et des bandages étaient entourés autour de son épaule et une de ses pattes. Elle n'était vraiment pas belle à voir, la pauvre... Je me positionnai à sa hauteur pour ne pas sembler l'agresser et attendis qu'elle tourne naturellement la tête vers moi afin de ne pas la surprendre pendant son repas. Lorsque son regard se porta sur moi, ses pupilles se dilatèrent de peur, alors je me dépêchai de me confondre en excuses.

JesuisdésoléÉvoli ! Je ne voulais vraiment pas que tu sois blessé et j'aurais du me presser plus pour t'aider mais j'ai été peureux et débile...

Elle ne semblait vraiment pas convaincue. En dernier recours, j'ajoutai, sincère :

J'aimerais vraiment me faire pardonner, c'est normal si tu ne me fais toujours pas confiance, mais je ne me sentirais pas moins coupable avant de t'avoir donné un toit et à manger...

D'accord... IL SE PEUT qu'une ou deux larmes aient coulé de mes joues et que ma voix ait sonné un peu cassée... JE SUIS JUSTE UN PEU ÉMOTIF OK ?


Spoiler:
 

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A DÉBARQUÉ SUR L'ÎLE LE : 15/06/2014

MessageSujet: Re: Ca sent le fennec [capture]   Sam 15 Sep - 14:14


Capture validée !






Félicitations, ce nouveau Pokémon rejoint ton équipe !

Evoli n'est pas encore très convaincu, mais dans son état il sait ne pas être capable de retourner à la vie sauvage. Suivre Aramis semble être le choix le plus juste pour sa survie, même si il n'est pas de gaieté de cœur. Peut-être pourra-t-il partir une fois remis ? A moins qu'il ne finisse par s'attacher à son nouveau dresseur, qui sait.

N'oublie pas d'actualiser ta Carte Dresseur et de l'ajouter dans ton profil si tu y recenses tes petites bêbêtes ;-)

Niveau 13



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