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 L'écho des murmures . { En Cours } ~

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REGION : Nomade
POKÉBALL LANCÉES : 2
A DÉBARQUÉ SUR L'ÎLE LE : 09/05/2018

MessageSujet: L'écho des murmures . { En Cours } ~   Mer 9 Mai - 18:27

Eléonore, Gabrielle Delarbre


« Lèves les yeux, si tu t'égares... »






ID. CARD _________________________ Anecdotes


Surnom(s): La rescapée.
Âge: 20 ans.
Date de naissance: 05/01.
Ville de naissance: Je suis née sur un bateau.
Orientation sexuelle: Lesbienne.
Métier, statut: Enquêtrice paranormale.
Signe particulier: Je n'exprime pas beaucoup d'expressions faciales.
Région: Nomade.
Groupe: Team. [Note de la joueuse : je développe tout ça plus bas ♥️]


- Je parle peu, l'action prévaut sur la communication.
- J'ai un sens de l'orientation très... Approximatif, je m'égare souvent.
- Je suis un peu lunaire, je suis souvent absente.
- Je suis insomniaque, je dors peu. Il m'arrive de m'endormir quelques instants, qu'il le faille ou non.
- Depuis petite, je fais d'étranges rêves qui parfois se réalisent.
- Parfois, quand je dors, j'ai l'impression que les gens et les Pokemon que je croise dans mon sommeil sont trop... Réels.
- Je suis passionnée par le paranormal. Ou plutôt. J'ai peur de vivre toute ma vie dans l'incompréhension.
- Je suis très empathique, parfois, un simple regard envers un humain ou un pokemon me permet de comprendre bien plus de choses que la parole.
- Je suis... Maladroite, je casse souvent des choses.


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Descriptions physique & caractère

Ici, décris ton personnage ! En une dizaine de lignes chacun, décris le physique de ton personnage (sa taille, la couleur de ses cheveux, de ses yeux, sa façon de s'habiller, ...), puis son caractère. A toi !


Histoire



Chapitre premier : L’énergie d’un amour fou au crépuscule

Avant tout, il est important de parler de l’origine de ce cauchemar sans fin. Tout débute il y a de cela un siècle dans une colonie de nomades vivant en harmonie avec la nature et les Pokemon. Pas de capture, pas de combats, uniquement du partage. L’homme apporte son savoir-faire et sa connaissance, le Pokemon la main d’œuvre, et ainsi prolifère une vie principalement heureuse en ces voyageurs, proches de la nature. Chacun des membres de la tribu, nommée par ses membres « les guidés par l’esprit » travaillaient en binôme : un humain, un pokemon.
Chaque génération se transmettait des effets de famille : les convoyeurs disposaient de Tauros et d’Arcanins pour déplacer la tribu au sol, les voyageurs de Dracolosse et de Drattak, les cueilleurs de Kangourex… Tous avaient une fonction précise et bien souvent pragmatique, et tous étaient bien accueillis au sein des guidés par l’esprit.

Comme à chaque tragédie il faut bien évidemment des exceptions. Ici nous en citerons trois :

Les Arpenteurs des Ombres, vivant en harmonie avec des Absol, travaillant autour de la prédiction pour la survie du groupe, souvent considérés comme peu fréquentables par le commun du groupe.
Les gardiens, qui autrefois appartenaient à la famille des défenseurs avec des Dracaufeu et des Leviator ce sont dirigés vers les Zoroark, protégeant la tribu par l’illusion, dans l’ombre, souvent considérés comme peu recommandables.
Les Chuchoteurs, persuadés que si un humain peut devenir un Pokemon, comme pour les Brocélôme, l’inverse devait être possible, arpentant le monde à la recherche de ruines anciennes prouvant leur théorie et trouver un moyen de donner aux Pokemon la parole et un cerveau, souvent considérés comme des illuminés.

Les trois clans mis à l’écart se soudaient les uns aux autres, tous trois acceptant leur vie de parias. Du moins jusqu’à la venue à l’âge adulte de trois enfants issus de ces familles, Gaëlle et son Absol surnommé Noire, Francis et son Zoroark surnommé Noah, et vint enfin Alma, accompagnée de son Brocélôme surnommé Norbert.

Des enfants tout à fait normaux, brillants, tous à peu près du même âge. Gaëlle, cependant, était victime d’une maladie dégénérescente affectant son comportement de façon de plus en plus marquée, Francis et Alma étant les seuls individus capables de la calmer, au grand damne de Noire qui subissait les sévices de sa camarade violente. Si bien que celui-ci, pour se venger, se garda bien de prévenir un danger qui poussa le clan tout entier des Convoyeurs dans le foyer d’une colonie de Colossinge. Nul n’en revenu, et le clan des Arpenteurs des Ombres tout entier en fut d’abord tenu pour responsable.

Le conflit éclata, les trois clans paria y prirent part contre tous les autres guidés par l’esprit. Plus faible en nombres, des Pokemon moins entraînés au combat pur et dur, mais une direction orientée vers la grandeur de l’esprit. Les paria évitaient toute embuscades grâce à leurs Absol, les Gardiens menaient leurs ennemis à la déroute grâce à leur Zoroark et enfin, les Chuchoteurs faisaient grandir leurs rangs grâce aux multiples victimes faites dans les rangs de leur propres rang, en des stratégies visant à perdre des familles entières en des forêts désolées jusqu’à ce que la faim s’empare de leur corps et que leurs esprits ne se réincarnent.

Au départ, le bilan était mitigé. Mais la victoire fut cependant écrasante. Les parias, plus habitués à la promiscuité s’adaptèrent vite à ce conflit mobile, bien plus vite, femmes et enfants, tous combattirent. Cinquante ans avant nos jours, les Guidés par l’esprit étaient désormais dirigés par les Chuchoteurs. Une idéologie était le seul moyen de maintenir ce clan de meurtriers.

Cependant, la vengeance n’était pas encore accomplie pour Noire. Loin de là. L’effectif réduit des Arpenteurs permit bientôt de démasquer la coupable, Gaëlle, qui fut tenue responsable de ne pas avoir transmis les informations communiquées par Noire, qui auprès des autres se montrait comme un Pokemon affaiblit et terrorisé par sa partenaire, même s’il n’en était rien. Les Arpenteurs souhaitaient bannir Gaëlle pour rétablir l’honneur du clan. Les gardiens, eux, voulaient en faire un exemple et la pendre. L’idée faisait intérieurement sourire Noire. Mais la décision en revint aux leaders : les Chuchoteurs firent se reproduire Noire pour préserver le sang des Arpenteurs, et au grand damne de celui-ci, malgré sa prédiction qui lui hurlait de s’échapper, trop accaparé par sa vengeance, il ignorait son instinct secondaire pour sa haine, et fut ainsi capturé avec sa partenaires. Elle, fut tuée sans bavure pour ne pas abîmer son corps, lui, fut assassiner sans vergogne. Les deux au même moment, au même endroit, après avoir dessiné des tas de runes sur le corps de Gaëlle pour tenter d’y enfermer l’esprit de Noire.

Sans succès. La brutalité des Chuchoteurs choquèrent les Arpenteurs, qui décidèrent de quitter les guidés par l’esprit. L’œuf produit par l’union de Noire et d’une femelle, disparu pendant le débat entre les chefs des deux clans. Cela créa une paranoïa en les trois clans. Etait-ce le final de la vengeance de Noire ? Etait-ce ça ? Le fin mot de l’histoire ? Francis, et Alma ?

Pourquoi Francis et Alma ? Les deux personnes qui faisaient mieux que Noire. Les deux seuls capables de gérer Gaëlle. Ils s’occupaient tout le temps d’elle, mais jamais de lui. Au final, tout ça n’était qu’une question de frustration et de solitude…

Les deux déserteurs erreront, un moment. Lassés de survivre, d’autant qu’Alma était enceinte, rapprochés par le danger quotidien de la vie. C’est quand Alma appris qu’elle allait avoir un enfant, à peu de choses prêt, que la coquille de l’œuf volé se fissurait. Un mot du destin, peut-être… Les deux s’approchèrent de l’œuf pour en voir sortir le petit Absol. En croisant son regard, ils ne pouvaient s’empêcher de repenser à cette histoire funeste… Un bébé pour porter les stigmates d’une vie d’avant, un autre bébé pour construire les sourires de demains.

Se disaient-ils… L’Absol ne portait pas de nom. Il reviendrait à Eléonore, elle, encore dans le ventre de sa mère, d’en choisir un. Pour fuir les anciens clans, ils durent enfermer leur Zoroark et leur Desséliande en des Pokeball, à contrecœur. Leur couverture serait l’archéologie : beaucoup de voyages, en des lieux peu fréquentés, une rémunération leur permettant de vivres, et ainsi, la vie pouvait reprendre son cours, bien que les deux jeunes adultes soient marqués par la mort.

Eléonore vint au monde pendant un trajet vers Kalos. C’était un danger, mais il était temps de poursuivre une vieille tradition avec laquelle ils ne se sentaient de rompre, et de laisser leur fille reprendre le flambeau qui ne ressemble aujourd’hui plus qu’à une flammèche, menacée par le vent et le silence. Quelques jours d’hospitalisation, plusieurs dans une auberge et le couple partait enfin, avec son Absol et leur enfant, achever sa descendance.


Chapitre second : S’éteint parfois au gré de la nuit profonde.

{ Note de la joueuse : étant rôliste à la première personne, Eléonore étant désormais née, je reprends la première personne du singulier, désolée pour le changement qui peut être déroutant pour la lecture. ~ }

Maintenue sur la rive par Absol, mes cris s’arrêtaient de surprise, alors que le lac gelé semblait se fissurer sur plusieurs mètres. Rattrapé in extremis par mon camarade, abasourdie par le situation, les larmes montaient à mon corps de façon incontrôlée face au stress provoqué par la situation alors que je venais prendre le Pokemon dans mes bras.

- Nonore, ça va !?

Rouvrant doucement les yeux pour regarder mes camarades de classe armés de leur luge, je me mettais à rire bêtement en me frottant la tête, gênée, tentant de remonter tant bien que mal la colline dont la neige portait encore la trace de ma luge et des pattes de mon ami, qui en voyant ma difficulté à monter, m’attrapais par le col pour me soulever et en quelques bonds se retrouver en haut.

- Eléonore ! Je t’avais dit de ne pas t’éloigner ! Bon sang tu es couverte de neige, tu es encore plus blanche que ton Pokemon, tu vas attraper froid !

Nous nous tournions vers notre institutrice, avant qu’un fou rire général ne s’empare de nous. C’est vrai qu’il faisait froid. Mais je m’amusais. Je m’amusais beaucoup. Et c’était tellement rare que mes parents s’arrêtent assez longtemps dans leurs voyages pour que je puisse faire des sorties scolaires. Mes deux amis, Louison et Charles prenaient ma défense en prétextant que comme d’habitude, maladroite comme je suis, j’étais encore tombée, notre rire gagnant tantôt la classe, puis enfin notre professeure.

Une fin de journée en batailles de boules de neiges et nous rentrions à l’auberge, boire un bon chocolat, nourrir nos Pokemon et nous doucher. L’heure du sommeil venu, j’étais nichée contre mon sauveur de tous temps et de toujours, partageant ma chambre avec mes deux acolytes de bêtises avec qui je m’étais fortement liée d’amitié.

- Au fait Nonore, ça fait bientôt un mois que tu es avec nous, mais on ne sait toujours pas comment s’appelle ton Pokemon.

- C’est vrai ça, c’est quoi son petit nom ?

Clignant des yeux en écoutant mes camarades, je me frottais la joue quelques instants, avant de me retourner vers l’Absol endormis. C’est quoi, ton nom ? Pensais-je. Jusqu’à lors ça ne m’étais jamais venu… Au vu de mes conditions d’études particulières, je fais partie des seules élèves qui viens avec un Pokemon. Alors il est rare que je vois comment les autres établissent leur relations.

- Je ne sais pas, il ne me l’a jamais dit…

Fis-je, un peu abasourdie par cette idée étrange, mes deux camarades se mettant à rire en se retenant tant bien que mal pour éviter que nous nous fassions encore remarquer.

- Voyons ! Les Pokemon ne parlent pas ! Comment ils pourraient te le dire ! C’est à toi de lui en trouver un !

Fronçant les sourcils, je venais me blottir contre l’animal qui m’enserrait de son poil chaud.

- Bien sûr que si il me parle… Mais pas comme nous on parle… J’arrive à comprendre ce qu’il ressent et ce qu’il veut quand je le regarde dans les yeux. Et je rêve de lui souvent, la nuit, et on parle ensemble.

Les deux se mirent à rire de bon cœur en ne croyant pas un mot de mon histoire alors que je gonflais mes joues, enfant boudeuse que j’étais. Ça m’apprendra à me confier ! Me murant dans le silence, je faisais mine de m’endormir alors que les deux s’endormaient.

Au lendemain matin, après avoir fait nos bagages, nous rentrions. Pour nous trois, c’est chez Louison qu’étaient notre destinations, il était prévu que nous passions la fin de l’après-midi ensemble. Mais entre ce qui est prévu et ce qui arrive… Les parents de Louison ont beaucoup d’argents, ils participent à de nombreux concours Pokemon. Ils disposent d’un manoir gigantesque. Alors que nous jouions dans le jardin, je n’entendis pas mes parents arriver. Ni repartir. C’est en rentrant pour l’arrivée des parents de Charles que croiser le regard de ceux de Louison me glaçait le sang. J’étais naïve, peut-être, mais la façon dont ils me regardaient… M’arrêtant net dans mon élan de jeu, les larmes montaient à mes yeux alors que dans un élan d’inconscience je fonçais tête la première vers l’extérieur pour courir sans réellement savoir où, guidée par l’instinct.

Arrivant au port, je regardais un navire partir. J’en ai la conviction, la certitude. J’ai déjà vue ça dans un rêve. Alors que je m’apprêtais à crier de toutes mes forces, de m’époumoner à les appeler, Absol me poussant du bord pour que je tombe dans l’eau, pour me repêcher lui-même quelques instants après. Son regard était clair, ses intentions aussi, mais je n’arrivais pas à me détourner de l’effroyable nouvelle. C’est lui, à nouveau, qui m’avait sauvé. Celui-ci m’attrapait par le col, pour me jeter sur son dos sans que je n’y comprenne quoi que ce soit, me guidant jusqu’au cabanon que nous avons loués quelques temps. Louison était là, ses parents aussi. Mon amie ne savait plus quoi dire, elle était terrorisée, ça se lisait dans ces yeux. Eux qui ont une vie si paisible…

Il fallait que je fasse comme Papa et Maman, et comme Absol… Mes deux bébés, Zorua et Brocelôme étaient confinés dans les Ball dans lesquels j’ai été obligée de les mettre. Au moins ça m’aura bien servis… Ils n’auront rien vu de ce qu’il s’est passé ici. Mutée, incapable de décrocher un mot, les parents de Louison me tendait une lettre de mes parents.

« Ma chérie, nous n’avons que très peu de temps pour t’écrire. Nous devons partir quelques temps pour régler un problème important. Impossible de savoir pour combien de temps, et c’est bien trop dangereux pour t’emmener avec nous. Nous te confions aux parents de Louison, soit gentille avec eux. Soit sérieuse dans tes études, brosse toi bien les dents, nourris toi-bien. Evite les ennuis, tu peux te reposer sur ton ami le plus fidèle qui restera à tes côtés quoi qu’il arrive.

Nous t’aimons.

Papa, Maman.


Les larmes coulaient à flot à mes yeux, alors qu’Absol venait poser sa patte sur mon épaule comme pour m’interpeller, le regard rivé vers la fenêtre. Les yeux plein de larmes, je distinguais difficilement la silhouette qui venait de s’éclipser dans le bois. Pourtant j’avais un fort mauvais sentiment à ce sujet, bien que j’étais pour le moment incapable de réfléchir convenablement, bien trop abasourdie par la situation.



Chapitre troisième : Cependant, même lorsque l’espoir brûle.


Mes pas se font lourds, chacun soulèvent une mélodie lourde au gré d’un clapotis dans l’eau cramoisi, d’une couleur proche du sang. Ma longue robe blanche parait se gorger petit à petit alors que mes pas donnent sur des pierres tombales pratiquement toutes brisées. Evoluant jusqu’au bord d’une crevasse, dans laquelle le liquide gorgé de fer semble s’écouler vers ce manifeste champ d’ossements et de tombes. Le ciel est rougeâtre, et seul la foudre noire s’y abattant de temps à autres, comme pour fendre cet étrange monde me permet de m’y retrouver. Au loin, je perçois des arches, dont l’une brisée, autour de laquelle git une lueur plus claire, plus chaude. J’ai envie d’y aller, mais… C’est impossible.

Je suis en train de rêver… ? Oui, ça doit être ça. Rien de ce qui est ici n’est naturel… Alors je ne risque rien… Pourtant, la peur m’empêche de sauter. Que peut-il m’arriver, au pire ? Me réveiller ? Alors que la lueur semble scintiller légèrement plus fort, j’en perçois quelques murmures, brisant le silence que même la foudre ne parvient à desceller, n’ayant pas prêtée gare au fait que jusqu’à lors j’étais comme sourde. Ces murmures, ils devenaient un peu plus clairs, alors que la lueur diminuait…

- Attention … Noire ... … un … … … … famille.

Essayant d’en entendre plus, en m’approchant du bord, je clignais des yeux en entendant un drôle de bruit, me retournant alors que je sentais le sang monter un peu plus haut, pour en constater une gigantesque vague, écarquillant les yeux alors que la lueur disparaissait, me plongeant dans l’obscurité.

Me réveillant en sursaut, Absol debout, prêt de la fenêtre pour observer la lune, il posait son regard sur moi, haletante, peinant à reprendre mon souffle. Cinq ans déjà, que Papa et Maman sont partis, je vais avoir quinze ans, bientôt. Regardant mon réveil, soupirant en voyant l’heure en m’approchant du Pokemon pour passer ma main sur ses poils gris pâles.

- Désolée de t’avoir surpris…

Observant la lune à mon tour je soupirais. Quatre heures du matin, impossible de songer à me rendormir, ces giclées de sang se mêlant fréquemment à mon esprit… Toujours le même rêve. Ca fait des années. M’habillant de manière assez décontracte en enfilant une paire de baskets, je glissais mon téléphone dans ma poche, mon casque autour de mes oreilles pour laisser mes pas m’amener à l’extérieure vers une course détendue jusqu’aux quais.

J’y retournais fréquemment… Peut-être dans l’attente d’y voir mes parents revenir de ce bateau. Ma musique s’adoucissant, je m’asseyais au bord de l’eau, mes pieds se balançant le long du ponton, Absol à mes côtés alors que je laissais mes deux autres compagnons sortir de leur balls. J’avais économisé longtemps pour leur offrir des Luxe Balls afin que leur captivité forcée soit moins inconfortable, et pourtant, je me sentais encore coupable de suivre ces préceptes ridicules. Jack, mon Zorua, après s’être dégourdit les jambes vint s’installer sur mes cuisses alors que Melinda, ma Brocelôme se promenait, errant dans les quais déserts, enfin, Absol, lui, était assis à mes côtés, observant l’horizon.

Nos regards étaient si similaires… On y lisait beaucoup de sérénité, une sérénité forcée pour masquer la peine et la douleur. Laissant mon casque glisser autour de mon cou pour mieux entendre les bruits environnants, je souriais en voyant au loin le soleil commencer à pointer le bout de son nez, par la mer, celle-ci prenant un ton argenté, élégant. Cela fait partis des avantages aux insomnies… Ce moment n’a pas de prix. Ce petit moment en famille, bercé uniquement par les notes qui s’émettent de mon casque, gardant un aspect solennel. Machinalement, je caressais Jack, alors qu’Absol semblait se crisper et se tourner vers moi, m’attrapant l’épaule avec les dents, tout doucement, sans me mordre.

Une urgence… ? Il fait toujours ça quand c’est une urgence… Rappelant immédiatement mes deux amis dans leur prison pour ensuite couper ma musique, je me cachais derrière un tas de caisses en entendant deux voix. Distinguant difficilement les deux individus, je lisais un « R » sur leur dos. A entendre leur conversation, cela parlait de… Vol de Pokemon !? Mes dents grinçaient. Les gens qui considèrent les Pokemon comme des objets qu’on peut s’approprier me rendent malade. Tous, sans exceptions. Observant Absol, nous acquiescions mutuellement en rebroussant chemin pour contourner un bâtiment et soupirer de soulagement une fois hors de portée des deux individus, sursautant en entendant un rire malsain autour de moi.

- Toi, là, tu vas me donner ton Pokemon sans faire d’histoires.

La panique et la terreur s’emparait de moi. Absol n’est pas entravé par une Ball, il est donc encore à l’état sauvage, même s’il est peu probable que qui que ce soit s’en doute. L’homme attrapait une pokeball entre ses doigts pour la lancer vers nous. Il faut que j’agisse vite. D’un bond en avant, mon pieds venait heurter l’objet pour le faire tomber à la mer, alors qu’Absol se jetait sur l’individu pour lui mordre le bras d’une brutalité sans égale, un déchirement s’en suivant d’un cri, le bras du sbire dégoulinant de sang alors qu’une rage semblable à celle de mon Pokemon s’emparait de moi.

Ce con voulait vraiment me séparer de la seule famille qu’il me restait ? M’approchant de l’homme qui reculait en nous voyant avancer, continuant d’hurler à l’agonie, j’avais bien conscience que ses deux acolytes allaient rappliquer. Il m’a peu été donné d’étudier les sports de combats, mais je suis toujours la première à qui on vient chercher des noises à la sortie de l’école et à en coller de bonnes. Ma jambe venait s’écraser contre le plexus de l’individu alors que les deux hommes paraissaient, le troisième tombant à l’eau après une sale chute sur la tête, mon regard brutal, presque meurtrier. J’avais définitivement perdu la raison alors que j’avançais vers eux, m’abaissant pour attraper une barre de fer, mes doigts la faisant habilement tourner.

Ces très idiots étaient de simples chapardeurs de bas étages, pas des combattants, pas d’individus ayant tout à perdre. Les deux prenant la fuite, je lançais l’arme improvisée qui s’écrasait derrière la jambe de l’un des individus, tombant au sol alors que l’autre se retournait pour l’observer l’appeler au secours, avant de finalement s’enfuir. M’approchant pour le retourner et placer mon genou au niveau de son cœur, prête à lui donner un coup pour lui briser les côtes, l’une de mes mains au niveau de sa gorge, j’attrapais la barre en fer, prête à lui écraser au visage.

- Arrête, pitié, je ne fais que suivre les ordres ! Oh merde, je t’en supplie, me tues pas, je veux rentrer chez moi, je ne dirais rien à personne, c’est promis !

C’est vrai qu’en y repensant, l’autre devait être trop mal en point pour remonter à la surface seul… Je me surprenais même à l’idée que ça ne me fasse ni chaud ni froid, à vrai dire, qu’il se noie. Je m’en moquais pas mal.

- Tu vas m’écouter attentivement et répondre précisément à mes questions. Si tu tentes de t’échapper, je te fracasse les jambes, si tu tentes de te débattre, je te fracasse les bras, si tu me fais perdre mon temps, je te fracasse les côtes, et si tu tentes quoi que ce soit de stupide, je te fracasse le crâne. Compris ?

L’homme acquiesçait tant bien que mal, la sueur naissant à son visage, mêlé de terreur face à ma voix glaciale, ne montrant aucune hésitation.

- Bien. La Team Murmures, ça te parles ?

- J’en ai entendu parler, ces types essaient de foutre des esprits de Pokemon dans des corps humains, il parait qu’ils ne sont pas passés par ici depuis au moins cinq ans, c’est tout ce que je sais, pitié, laisses-moi partir !

Soufflant quelques instants je regardais Absol dont la rage ne semblait diminuer non plus, prêt à sauter sur l’individu au moindre mouvement brusque. Cette haine qui nous habite… Que sommes-nous, des bêtes ? Le manque de sommeil à lui seul suffit à nous faire un effet pareil ?

- Je veux des noms. Un lieu. Une piste.

- La vieille docteur de la ville voisine, on dit qu’elle a travaillé sur l’esprit humain et celui des Pokemon, c’est notre prochaine cible, une équipe doit déjà être en train de se rendre sur place !

Merde ! Je ne lis pas de mensonge dans ses yeux, seulement de la détresse. Me redressant, assoiffée de vengeance, j’allais asséner un coup sur la tête de l’homme, comme retenue, haussant un sourcil en me retournant, une femme assez âgée derrière moi, retenant mon poignet.

- C’est elle !

Lisant un profond calme en les yeux de cette étrange dame, et une confiance en elle totale, je me redressais maladroitement, sentant mon corps m’abandonner sous le contrecoup de l’adrénaline.

- Calmez-vous, Eléonore. Vous avez lu la sincérité dans les yeux de cet homme, je le sais. Il n’a pas d’autres choix que d’obéir aux ordres. Ce n’est pas la personne à laquelle vous devez vous en prendre.

Elle avait raison… Le calme dans son regard m’apaisait… Le soleil me permettait de la distinguer clairement, son visage exprimait tellement de calme, mais aussi tellement de mélancolie.

- Allons. Laissez-le et venez avec moi, j’ai à vous parler.


Chapitre quatrième : Les cendres brillerons de certitudes.

Avançant dans l’ombre, en direction de cette lueur, virevoltant entre les pierres tombales, je sentais un vent glacial parcourir ma peau, comme s’il frottait mes os, la sombre et intense foudre s’intensifiant au fil de mes pas.

- Attention à Noire… Il représente un danger sérieux pour ta famille…

Noire… ? M’approchant de cette lueur, j’y décelais une forme lumineuse, presque humanoïde. Celle-ci tendait la main vers moi.

- Noire… ? Qui est Noire ?

Essayant d’attraper la main de cette lumière, je revenais soudainement à moi, à la terrasse d’un café, face à cette jeune femme qui venait de m’empêcher de tuer quelqu’un de sang froid de mes propres mains. Posant lentement ma main brûlante sur mon front qui l’était tout autant, je soupirais de fatigue.

- Il semble que vous manquez de sommeil, Eléonore…

- Comment connaissez-vous mon nom ?

Un léger rire se manifestait aux lèvres de la femme alors qu’elle reprenait lentement.

- Vos parents Vous ont-ils déjà expliqués d’où ils viennent ?

- D’où ils viennent… ? Je… Euh… Non.

Alors, ainsi, elle commençait à me conter l’histoire. En entendant le nom de Noire durant son récit, je comprenais qu’elle ne mentait pas. Même si la sincérité se lisait aisément à ses yeux. {CF. Chapitre 1}

- Quel rapport ?

Regardant autour d’elle d’un air méfiant, je prenais un certain temps à réaliser qu’Absol était l’enfant de l’un des Pokemon les plus meurtriers que le monde n’ai jamais connu. Il est pourtant si protecteur vis-à-vis de moi… Mais c’est peut-être ce dont il s’agit. J’écarquillais les yeux alors que la brune avançait son collier vers moi. C’est… Non… Impossible.

Un morceau de pierre précieuse. Un tiers pour être précise. Et je sais exactement qui porte les deux autres parties… Papa et Maman…

- Ga-…

Sans pouvoir finir ma phrase, un doigt de la femme se mettait à mes lèvres alors qu’elle scrutait à nouveau autour de nous. Elle reprenait, à voix basse.

- Ecoutez-moi, Eléonore. Ce monde est fait d’illusions et de mensonges, votre père ne saurait que trop bien vous en parler. Je ne suis jamais morte à ce moment-là, il y a bien longtemps que Noire et moi avions échangé nos places avec deux membres du clan en les déguisant à l’aide d’une illusion produite par un Zoroark. Vous êtes la seule à être au courant de cette histoire, et je dois faire profil bas…

Comme vous, je cherche Francis et Alma. Il y a cinq ans de cela, la Team Murmures les a capturés en passant par les rêves. C’est quelque chose que vous avez hérité d’Alma, n’est-ce pas, vous aussi, vous faites des rêves qui bien souvent de manière imagée ou concrète se réalisent ? C’est comme ça qu’ils les ont retrouvés, et je pense qu’ils essaient d’en faire de même pour vous.


Déglutissant lentement pour essayer d’assimiler toutes ces nouvelles informations, je reprenais, le sang glacé, terrorisée.

- Une lueur lumineuse m’a parlé de Noire… Elle m’a dit qu’il était un danger pour ma famille…

C’était au tour de la doctoresse d’être perturbé, même si ses émotions étaient bien moins flagrantes que les miennes.

- Comment peuvent-ils déjà être au courant… ? Ecoutez-moi bien Eléonore. La Team Murmures, c’est ce que sont devenus aujourd’hui les Chuchoteurs, mais vous êtes trop perspicace pour que je vous apprenne quoi que ce soit là-dessus. Il faut vous mettre en lieu sûr, vous êtes en danger, et si vous restez en ville, votre entourage le sera aussi. Il est temps de vous présenter à votre famille. Vos cousins, vos grands-parents, vos oncles et tantes. J’ai conscience que vous avez dû développer des attaches ici, je vous laisse la journée pour faire vos au revoir, je resterai non loin de vous, je le saurai quand vous serez prête.

- … Je… Je comprends, je crois. Parlez-moi de Noire, avant.

Fis-je en me tournant vers Absol, étrangement peu intéressé par la conversation. La femme souriait de tendresse en voyant notre proximité. C’est bien évidemment pour lui que je demandais des détails.

- Je ne suis pas certaine que vous soyez prête à entendre ce que j’ai à vous dire, mais Noire a toujours été avec vous… C’est lui, qui vous protège depuis toutes ces années. Quand j’ai compris mon erreur, j’ai aussi compris que j’étais nocive pour Noire, et à quel point. Et après avoir tentée de faire tous les efforts possibles, j’ai admis que je ne méritais pas d’évoluer main dans la main avec un Pokemon. C’est en cela que je lui ai demandé de trouver une nouvelle famille, le jeune Absol qui vous a vu naître a été échangé avec Noire peu longtemps après votre naissance, il grandit avec ma propre fille.

Il me fallait un temps certain pour assimiler tout cela. Mais ça ne me choquait pas. C’est donc pour ça qu’à chaque fois que j’ai essayé de lui trouver un nom, non seulement rien ne me venait, mais en plus, même mes exemples ridicules ne lui convenaient pas ? Le Pokemon, allongé sur le sol, semblait regarder au loin, le regard le plus loin possible de Gaëlle. Sa haine envers elle c’était apaisée, mais il ne lui a pas pardonné, ça, c’est certain…

Après une réflexion certaine, j’acceptais donc cette étrange situation en me redressant pour me diriger d’un pas assez certain. Il fallait d’abord que j’aille voir Charles. C’était le plus proche. Enfin… Je crois. C’était Abs-… Enfin, Noire. Qui guidait mes pas en règle générale, son sens de l’orientation est bien meilleur que le miens. Et une fois n’est pas coutume. Sept-heures trente du matin, nous arrivions devant le petit appartement qu’il partageait avec sa mère qui travaille le week end. Ayant fait un petit détour par une boutique avant de me diriger à sa porte, toquant, je soupirais en reprenant mon souffle pour voir le jeune homme débarqué, mal réveillé.

- Putain Nonore… Je sais que tu dors pas des masses, mais tu fais chier sérieux… On est samedi… Allez, entre. Café sans sucre, comme d’hab’ ?

C’était une de nos nouvelles lubies, le café. Question de… Vouloir faire comme les grands, je pense. Me laissant tomber dans le canapé, je soupirais lentement en zyeutant le dessin animé défilant à la télé en secouant doucement la tête. Il ne changera pas.

- Charles, il faut qu’on discute, c’est important.

- T’as enfin décidé de déclarer ta flamme à Louison, ça y est ? Ca se fête !

En l’écoutant, je me mettais à rougir en lui lançant un coussin dessus soudainement.

- On en a déjà parlé, merde ! On est amis, tous les deux amoureux de la même fille, il est hors de question qu’on tente quoi que ce soit, on se l’est promis ! Enfin… Du moins… Je crois que ce dont je veux te parler risque de chambouler cette promesse.

Rattrapant le coussin pour me le relancer, je me mettais à rire en le reposant avec moi pour m’asseoir en tailleur en voyant mon café arriver.

- Qu’est-ce qu’il se passe, tu vas te faire la malle sur une île déserte sans pouvoir nous appeler et devenir moniale, un truc comme ça ?

Me tournant vers l’adolescent qui venait de s’asseoir, mon regard changeait et mes émotions de la matinée me submergeaient. Les larmes montant à mes yeux, celui-ci comprenait qu’il n’avait pas complètement tort dans sa réponse. Et au fond, tout le monde savait que ça arriverait depuis que mes parents sont partis. Plus un mot alors. Il savait de quoi j’avais besoin. Ouvrant ses bras, je venais me nicher dedans pour fondre en larmes, son t-shirt s’humidifiant au fil des secondes.

- Je suis tellement désolée, je ne veux pas partir, j’ai… J’ai pas le choix, je suis obligée de le faire, tu comprends je-…

- Tais-toi, et arrête de perdre ton temps, Nonore. On se connait si bien depuis le temps. Va voir Louison. Y’a des tas de zouz’ sur Terre. Et si tu n’y vas pas maintenant, peu importe le résultat, tu douteras pendant des années. Ne t’inquiète donc pas pour moi. C’est pas à toi de rompre notre promesse, c’est à moi. On est meilleurs amis après-tout.

Demeurant un moment dans les bras de mon ami, je fouillais dans mes poches, pour accrocher autour de son cou un morceau de collier. Un collier à trois branches, la sienne de couleur rouge.

- Allez. Ressaisis-toi, bois ton café et file, bordel, c’est toi le plus gros bonhomme de nous trois !

Me mettant à rire en essuyant mes larmes, je me rasseyais doucement, soupirant pour reprendre mon souffle avant de siffler la boisson chaude et noirâtre d’une gorgée.

- Merci Charles… T’es… Un ami, un véritable ami. Prends soin de tout le monde pour moi, s’il te plait.

Fis-je alors que je me redressais maladroitement. Une dernière étreinte et un baiser chaud à chacune des joues de mon jeune ami, puis je repartais en chemin de la maison qui fut la mienne pendant si longtemps.


Chapitre cinquième : Omega

Traversant les arches, je sentais mon corps s’abandonner dans un vide abyssal, dans une chute sans fin, la lueur toujours portée vers le haut, alors que des yeux emplis de ténèbres arborant un malicieux sourire menaçaient tout autour de moi, jusqu’à me faire apparaître en un escalier en colimaçon formé de lumières qui paraissait sans fin.

Me mettant à descendre les marches, les murmures s’intensifiaient.

- Ne lui fais pas confiance… Enfuis-toi… Rejoins-nous… Fuis… Laisse le murmure t’aider…

- Fermez là !

Sursautant, je rouvrais les yeux, devant la porte de chambre de Louison. Il faut que je me dépêche… Toquant à la porte, je voyais la petite blonde venir m’ouvrir, un sourire angélique au visage. Qu’est-ce qu’elle est belle… Secouant doucement la tête en lui offrant un demi-sourire, celle-ci ne semblait pas avoir de difficultés à comprendre que mon état était encore plus déplorable que d’habitude. M’invitant à entrer, je soupirais en m’asseyant sur le lit.

- Allez, raconte.

Louison était curieuse, elle se posait beaucoup de questions, de bonnes questions. Je pense qu’elle est au moins autant impliquée que moi dans ma quête pour retrouver mes parents. Elle m’en parle sans cesse, elle a même acheté un tableau pour recouper les éléments et nous en discutons fréquemment.

- Euh… Je… détournant quelques instants le regard, je serais mes poings autour des draps du lits en essayant de contenir mes émotions tant bien que mal.

- Je crois que j’ai une piste Louison, mais pour l’explorer, il faut que je parte…

Ses yeux s’écarquillaient, elle comprenait très bien la portée de ce que je sous-entendais. Il fallait que je parte seule, c’était évident. Et ça l’affectait. Elle avait horreur d’être surprotégée et le fait que je sois à la maison n’aidait en rien, ses parents savaient très bien que m’accueillir était un danger pour leur enfant, et étaient plus proches d’elle que jamais depuis que j’étais là.

- Nono-…

- Je sais Louison. Je le sais bien. Ecoute, je… Il y a des tas de choses dont je veux te parler, j’ai plein de trucs sur le cœur, je sais même pas si je pourrais revenir un jour, ce que j’ai à faire est dangereux, bien trop dangereux pour que je ne me sente pas éternellement coupable auprès de tes parents s’il t’arrive quelque chose. Il y a tellement d’incertitudes…

- Je te connais, Eléonore. Nous vivons ensemble depuis plus de cinq ans, tu ne parles jamais pour bafouiller sauf quand tu n’arrives pas à parler de quelque chose qui te tiens à cœur. Prends une bonne respiration, et dit-moi, s’il te plait.

Laissant un silence naître, je soupirais en me tournant vers la jeune femme qui venait s’asseoir à mes côtés pour attraper ma main de la sienne, lentement, pour essayer de me rassurer. Bordel, elle ne me facilite tellement pas la tâche, c’est incroyable.

- Charles n’osera jamais te le dire, mais il t’aime. Je sais que ça ne se fait pas de t’en parler, et qu’il m’en voudra à mort. Je lui avais promis de ne pas le faire, mais les circonstances sont tellement… Tellement folles, c’est important pour moi que tu le saches, vous vous entendez tellement bien, je ne peux pas le laisser être rongé par tout ça, il fallait que je t’en parle.

Elle écarquillait les yeux, doucement. Je me mordillais la lèvre inférieure en fermant lentement les yeux pour souffler. C’était tellement horrible. Mais c’était la meilleure chose à faire. Serrant ma main libre un peu plus fort, je me sentais réellement désolée intérieurement envers Charles. Désolée de trahir sa dernière demande. Mais la simple idée de rendre Louison malheureuse, de la laisser avec des doutes, et de brider le bonheur de mon meilleur ami. Mon cœur lui criait intérieurement que j’étais follement amoureuse d’elle, depuis des années. Mais mon corps tout entier, lui, luttait pour l’une des plus belles amitiés qui ait été tissé de toute ma vie. Sur une étreinte, après avoir donné la troisième partie du collier à Louison et enfilé la mienne, je quittais la pièce alors que les larmes se mettaient à rouler le long de mes joues une fois dos à elle.

Ses parents n’étaient pas là, elle m’a dit qu’elle gérerait. Empaquetant le minimum en termes d’affaires, mon doudou, des vêtements, une trousse de toilette, quelques cadeaux de mes proches et une photo de nous trois, je quittais les lieux, observant Noire.

- Est-ce que je t’ai fait du mal ou t’ai rejeté, Noire ? J’aimerais savoir si… Si je te mérite. Tu es tout ce qu’il me reste, mais… Est-ce que tu veux rester avec moi… ?

Le regard du Pokemon fit rouler les larmes à mon corps encore plus. Il semblait comme ironique, l’air de dire « A ton avis espèce de grosse patate ? » après quelques secondes, il reprenait un minois sérieux et acquiesçait. Les larmes roulant un peu plus à mes joues, je venais me mettre à genoux pour glisser mes bras autour de lui, appuyant l’une de mes joues contre son cou. Après une étreinte assez longue, nous nous mettions finalement en route.






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team Pokémon




Pack starter

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toi derrière l'écran


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MessageSujet: Re: L'écho des murmures . { En Cours } ~   Mer 9 Mai - 18:53

Bienvenue à toi !
Je suis moi même nouveau, on aura surement l'occasion de partager un RP, en tout cas bonne continuation pour ta fiche et j'ai hâte de découvrir tes pokémon et plus sur ton personnage :)

A bientôt ≈

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MessageSujet: Re: L'écho des murmures . { En Cours } ~   Mer 9 Mai - 20:36

Bienvenue !
Aaah, deux de mes Pokémons préférés et un de mes shinies préférés. Je crois bien que nous avons des goûts similaires sur ce plan-là, aah. J'ai hâte de voir ce que ce personnage nous réserve.

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Tori s'exclame en #83441d
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MessageSujet: Re: L'écho des murmures . { En Cours } ~   Mer 9 Mai - 21:18

En effet, super team ! A faire frémir de peur mon grenousse haha ! Very Happy

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MessageSujet: Re: L'écho des murmures . { En Cours } ~   Mer 9 Mai - 21:26

Salut je suis Nouveau aussi je suis un ami de yu j'espère qu'on pourras devenir ami aussi. Very Happy
J'aime trop ton Brocélôme

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MessageSujet: Re: L'écho des murmures . { En Cours } ~   Jeu 10 Mai - 14:32

Bienvenue, bon courage pour ta fiche. J'approuve tellement ton équipe !

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Sorriso Falso #99cc99

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MessageSujet: Re: L'écho des murmures . { En Cours } ~   Jeu 10 Mai - 19:48

Bienvenue sur le forum et bon courage pour ta fiche ! ♥️

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Prepare for trouble, and make it double.
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MessageSujet: Re: L'écho des murmures . { En Cours } ~   Jeu 10 Mai - 20:07

Bienvenue sur le forum !
Je crois que ton perso a le meilleur job du forum (et je valide tellement tbh) !
Bon courage pour ta fiche ♥️

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REGION : Unys & Johto
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MessageSujet: Re: L'écho des murmures . { En Cours } ~   Dim 20 Mai - 19:02

Bienvenu sur le forum ! Bon courage pour ta fiche, j'ai hâte de voir à quoi ton personnage aura l'air. sushi

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MessageSujet: Re: L'écho des murmures . { En Cours } ~   Lun 28 Mai - 21:30

Merci à tous pour votre accueil. ♥️

Malheureusement, je suis retenue par mes partiels (qui s'achèvent demain soir, enfin)... et quelques autres petits faits personnels qui sont relativement... Chronophage. Etant du genre à fuir l'anxieté, j'ai préféré mettre complètement le forum de côté et présenter mes excuses une fois débarassée de tout ça, mais ayant finis mes révisions, une certaine pression redescend de mes épaules, je viens donc annoncer je devrais reprendre l'écriture de ma fiche d'ici mercredi ou jeudi.

Désolée pour le dérangement, et encore merci à tous. Des bisous. ♥️ ~

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MessageSujet: Re: L'écho des murmures . { En Cours } ~   Mar 29 Mai - 17:29

Pas de problème ! ;) Bon courage pour la fin de tes partiels !

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MessageSujet: Re: L'écho des murmures . { En Cours } ~   

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L'écho des murmures . { En Cours } ~

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