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 Constatation d'un joyeux bordel (Merci Crimson pour tout le boulot à faire avec tes conneries)

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A DÉBARQUÉ SUR L'ÎLE LE : 15/06/2014

MessageSujet: Constatation d'un joyeux bordel (Merci Crimson pour tout le boulot à faire avec tes conneries)    Lun 8 Mai - 12:18

         Des lumières rouges et bleues qui blessaient les yeux et étaient accompagnées du hurlement des sirènes qui écorchait les tympans. Ça courrait dans tous les sens, ça criait, ça se bousculait. Des ordres étaient crachés alors qu'une banderole jaune était dressée pour éloigner les curieux. Les curieux. Neel les aurait simplement qualifiés d'abrutis. Qui s'approcherait volontairement d'un bâtiment en flammes qui menaçait de s'effondrer ?
         Le lieutenant de team lâcha sa cigarette, la laissant tomber au sol, et il l'écrasa du pied. Il y avait assez de fumée dans l'air pour en rajouter. Il observait le QG Rocket en train de périr. Les flammes s'échappaient des fenêtres et venaient lécher les murs extérieurs, rougissant le ciel, menaçant à tout instant de toucher les bâtiments alentours. Une partie des pompiers s'activait avec leur lance incendie tandis que d'autres indiquaient les endroits à toucher à leurs tortanks. Certains hommes s'occupaient de faire sortir les personnes encore à l'intérieur avant de les laisser être prises en charge par le personnel médical. La police quant à elle s'occupait surtout de faire reculer les passants qui restaient comme des cons à observer la scène.
         Accident ou acte délibéré ? Il était trop tôt pour le savoir. Même si au vu de la nature de l'endroit, Neel aurait plutôt tendance à penser à une attaque. Il interrogerait les sbires présents plus tard. Là, il valait mieux ne pas attirer l'attention. Et ce bâtiment ? Qu'il crame et qu'il n'en reste rien. Bien sûr, ça le faisait chier. Bien sûr, ils allaient avoir des pertes niveau documents et matériels. Mais il préférait que tout disparaisse plutôt que la police ne mette le nez dessus.
         Il y eut alors une nouvelle explosion au quatrième étage et l'ossature de l'immeuble lâcha à partir de là, tous les étages du dessus s'effondrant tel un château de cartes. Il y eut des cris, de la fumée noire qui venait s'infiltrer et se coller sur tout : les murs, le ciel, les vêtements, la peau. Ça, c'était la réserve d'armes... Pas plus mal que ça saute, pensa Neel qui avait reculé sur le coup. Il passa une main à son oreille, dérangé. Son tympan gauche s'était mis à siffler avec le bruit... putain d'acouphène. Il toussa un peu. L'air était lourd, poisseux, sale. Les flammes étaient si fortes qu'on avait l'impression de cuire, la sueur perlait sur le front du lieutenant qui finit par retirer sa veste qui commençait à lui coller la peau. Il avait la bouche sèche et des images de bière fraîche lui passaient par la tête.  
         Neel se détourna du spectacle et il s'éloigna, sourcils froncés et l'air  hautement agacé. Enfin... agacé... C'était un euphémisme. Il était dans une colère noire, oui, et mieux valait ne pas lui adresser la parole au vu de son visage crispé. Le responsable de tout ça, accident ou pas, allait s'en prendre plein la gueule. Mais tant qu'il n'aurait pas mis la main dessus, le premier venu qui le ferait chier risquait de bouffer la poussière. Voire même d'avoir une jolie vue sur les racines des chrysanthèmes.
C'était le bordel, et ça n'allait pas s'arranger. Faire en sorte de nettoyer ce qu'il restait après le passage des pompiers et avant les fouilles de la police. Trouver qui étaient responsable de tout ce merdier et expliquer tout ça au QG principal. Giovanni allait gueuler. Encore plus de conneries à gérer. Neel s'en serait bien passé.
♫~♪~♫~♪~♫

         Il fallait fallu toute la nuit pour éteindre le feu, et le lendemain il ne restait plus qu'un tas de gravas et de cendre à la place de l'immeuble. Seuls les deux premiers niveaux ne s'étaient pas écroulés -les seuls niveaux qui étaient vides de toute trace de la team et servaient de couverture pour l'extérieur avec une entreprise d'assurance. Les journaux relayaient la nouvelle de l'incendie, mais ce n'était qu'un fait mineur en page deux ou trois. Les gros titres concernaient surtout la fin des travaux de la nouvelle île d'Alera, et ce n'était pas plus mal. Pas besoin d'attirer l'attention plus que ça.
         Neel avait passé la nuit à passer des coups de fil, chercher des témoignages, recoller les pièces, et après une heure de sommeil et trois tasses de café en moins de vingt minutes, il avait envoyé des sbires déguisés en pompier fouiller les décombres pour prendre tout ce qui était possiblement compromettant. Les témoignages des sbires présents en tout cas parlait du sergent Crimson qui avait pété une durite et tout fait sauter. Bordel... encore un nouveau truc à comprendre. Qu'est-ce qui était passé par la tête de cette fille ? Une espionne d'une autre team ? Il allait avoir du travail et ses trois cafés -quatre avec celui qu'il avait en main- n'allaient pas suffire à l'aider. En plus il venait de finir son paquet de clope et comme l'autre andouille y était restée, même pas moyen de se défouler sur elle. Tu parles d'une journée de merde.
         Neel avait mal au crâne avec toutes ces conneries. Il allait mettre en place une enquête sur la défunte et voir où réinstaller le QG. Mais avant... finir son café et racheter des cigarettes. Il en avait besoin.

________________________
Vincent frappe et fume en #cc0000.



Après le boulot... :
 
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A DÉBARQUÉ SUR L'ÎLE LE : 10/06/2014

MessageSujet: Re: Constatation d'un joyeux bordel (Merci Crimson pour tout le boulot à faire avec tes conneries)    Lun 8 Mai - 13:57

« Il faut éteindre la démesure plus encore que l'incendie. »
- Héraclite d'Ephèse -




Le temps s'était figé lorsque les yeux gris de Rafaël s'étaient posés sur les ruines fumantes du QG d'Alera. Cendres. Tout n'était plus que cendres. Le sac de courses renversé à ses pieds, la jeune femme porta une main tremblante à sa bouche, figée, choquée. Ce n'était pas vrai. Ce n'était pas réel. Ce qu'elle voyait n'était pas réel. Elle fut brusquement poussée sur le côté quand deux pompiers la percutèrent en se précipitant vers la carcasse calcinée de l’autrefois grand bâtiment, avec pour seul mot d'excuse un « Ne restez pas là, mademoiselle ! ». Un peu brutal, mais cela eut le mérite de la faire revenir à elle. Rattrapant au sol son sac de courses, y laissant les quelques produits piétinés par les pompiers, la gitane s'approcha du bâtiment encore brûlant. Là, une autorité compétente lui bloqua le passage, l'interdisant d'approcher davantage.

- Mais, j'habitais là, je...

- Je regrette madame, il est interdit d'approcher.

Le policier n'entendit pas ses supplices et ses plaintes ; l'accès était bloqué. Impuissante, Rafaël regarda brûler les derniers fragments matériels de tout ce qu'avait été sa vie ces derniers mois sur l'île. Ses affaires, ses vêtements, les derniers dossiers qu'elle avait traité et puis, des choses auxquelles elle tenait, peut-être. Des recherches, des livres, des cadeaux. Un cadeau : le petit sac offert par le lieutenant Rey. Son regard glissa sur la lanière de cuir de son éternel sac à dos, celui qu'elle ne quittait jamais. Heureusement, le plus important était là. Son carnet, son livre favori, ses Pokéballs, ses soins maison, la pierre de sa mère, entre autres.

Dépitée, perdue, la jeune femme regarda autour d'elle. Elle croisa dans la foule curieuse le regard de quelques sbires, tétanisés comme elle. Son ventre se contracta, elle leva à nouveau la tête vers le bâtiment noirci, effrayée par une idée soudaine. Y avait-il encore des gens à l'intérieur ? Elle pensa à Neel, à Crimson, à Aaron. Affolée, elle les chercha dans la foule, ne trouva personne. C'est un sbire plus âgé qu'elle, qu'elle rencontra par hasard, qui la rassura sur ce fait : visiblement, tout le monde avait pu sortir à temps. À cette heure du soir, tout le monde était dehors : c'était l'heure de l'apéro, de la bouffe, l'heure où ils décompressaient après la mission quotidienne. La panique laissa place à une amère tristesse dans le cœur de Rafaël, un léger sentiment d'avoir perdu son chez-soi, quand bien même elle n'était pas complice de cette Team. Malgré elle, elle en était familière.

- Viens, lui lança l'autre sbire. Le lieutenant nous rassemble.

Se laissant entraîner, Rafaël reconnut quelques visages dans la foule. Et puis, Neel. Visiblement, le lieutenant restait maître de ses émotions et par un simple regard, donnait des ordres silencieux à ses troupes. Certains restaient sur place, tâcheraient d'en savoir plus et de récupérer ce qu'il serait possible de récupérer. D'autres s'occuperaient de transporter ce qu'ils avaient pu sauver de l'incendie, et qui était stocké un peu plus loin dans un garage servant aux véhicules de la Team Rocket. Il fallait tout déplacer, et vite. Effacer leurs traces. Comme s'ils n'avaient jamais existé en ces lieux.
C'était ça, le plus dur à encaisser pour Rafaël. Faire semblant de n'avoir jamais existé.

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Rafaël explore en #708090


won't open my eyes
Sun is up, I'm a mess - Gotta get out now, gotta run from this - Here comes the shame, here comes the shame ...
Throw 'em back 'til I lose count © alaska.  
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