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 Comme la pluie sonne sur le goudron [TERMINE]

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A DÉBARQUÉ SUR L'ÎLE LE : 17/09/2015

MessageSujet: Comme la pluie sonne sur le goudron [TERMINE]   Mar 6 Sep - 20:32

Avec lenteur, le ferry s'était rapproché du quai. Sa carcasse projetait ses dernières voluptes blanches tandis qu'il s'apprêtait à lâcher son ancre. Les machines se coupèrent, rendant un unique tremblement, immobilisant en leur marche mécanique, leurs longues pattes de ferraille statufiées jusqu'à leur prochain départ.
Le bateau se cala alors et les portes s'ouvrirent. A peine furent elles abaissées que la foule de voyageurs se précipita dehors. Cela sortait de tous les côtés comme si le ferry vomissant sans discontinuer. On aurait dit des fermites hâtées et désorganisées. Certains se poussaient, d'autres écrasaient allègrement pieds et jambes à grand recours de valise à roulette, mais malgré cette cohue, de grands sourires illuminaient leurs visages.  
La plupart étaient des vacanciers qui ne resteraient qu'une semaine ou deux avant de rentrer, bronzés et le porte-monnaie vide d'avoir acheter quelques babioles qu'on ose appeler souvenirs. Une minorité était des dresseurs en quête de challenge, prêt à dégainer leurs pokéball plus vite que l'éclair.

Et parmi eux, il y avait Christian. Perdu au milieu de cette rivière d'êtres qui le trimbalait en tous sens. Il crû même qu'on l'avait fait tourner et retourner sans fin sur lui-même comme une toupie. Les cris l'assourdissaient. Les rires aussi. La foule qui le ballotait de droite à gauche et de gauche à droite. Sa mère, sa soeur, perdues de vue... et Christian se laissait porté par le flot, pâle dans la lumière du port.

Puis le flot se calma, le traînant avec moins d'entrain, épuisé alors que les voyageurs s'éparpillaient et disparaissaient comme ils étaient venus.

Le jeune homme retomba sur ses pieds avec le souffle de celui qui a couru sans compter. Un filet de sueur coulait dans son dos. Que venait-il de se passer ? Il releva ses lunettes. Son regard se retourna derrière lui. La cale était presque vide, à l'exception de quelques camions attendant toujours le signal pour s'extirper à leur tour de la bouche du ferry. Leurs feux éteints avaient un air de paire d'yeux, le scrutant. Curieusement. Amèrement. Étrangement.  
Christian s'arracha à sa contemplation et quitta les lieux sans attendre et sans regret. Pas que le voyage c'était mal passé, il avait presque oublié l'épisode de la sortie, mais il portait une crainte pour cette nouvelle vie loin d'Illumis.

Dehors, personne ne l'attendait. Cela ne l'étonnait guère. Ils finiraient par venir le chercher... Peut-être ? Ou sinon, il prendrait le prochain ferry pour retourner à Kalos. Cela le fit sourire. L'idée, excellente.
Sans attendre, il partit vers la billetterie la plus proche. Son pas, plus léger.

Il déchanta aussitôt. Vitre clôturée et panneau FERME affiché en lettres grasses fut son seul accueil. Diminution de la commissure de ses lèvres. Il n'était pourtant pas si tard... A peine 18h... A moins que ce soit 20h ? Mais était-ce vraiment important ? Car quelque soit l'heure, aucun retour simple ne lui serait vendu.

Christian s'adossa contre le mur en fer gris. Ce n'était pas si grave. Quelqu'un finirait par venir. Il n'avait qu'a attendre. Ainsi, campé sous la gouttière du bureau, il attendrait... Ho oui, il attendrait et rentrerait.
Il en était certain et rien ne le fera changer d'avis.


Dernière édition par Christian Daaé le Ven 11 Nov - 10:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comme la pluie sonne sur le goudron [TERMINE]   Mer 7 Sep - 20:45


Petite musique d'ambiance~


"Dis, dis maman, tu crois que les étoiles sont fatiguées elles aussi ?"

"Oui ma chérie, c'est pour ça qu'on ne les voit pas le jour, elles dorment. Elles se réveillent tout doucement à la tombée de la nuit..."

Il était actuellement 21h, fin d'été, horaire d'Alera. Et pourtant, on ne voyait aucune étoile éclairer le ciel que Kuroi s'efforçait de scruter tout en marchant dans les rues de la zone portuaires. Il y avait une explication tout à fait logique à cela, une raison que la jeune fille détestait : Les lumières artificielles de la ville.
Elle soupira longuement, reportant son attention sur quelque chose de plus vital que le ciel, c'est-à-dire devant elle. Elle venait de débarquer sur l'île cet après-midi, à son grand déplaisir. Il faisait beaucoup, beaucoup trop chaud pour elle... Et elle ne savait pas du tout où elle se trouvait... Selon les rares personnes qu'elle avait interrogé -elle avait eu du mal à trouver le courage d'adresser la parole à des inconnus-, elle se trouvait à Marivon, dans le quartier commercial. Dans la zone portuaire. Exactement ce qu'elle détestait : Des boutiques idiotes incitant à la dépense, une foule de touristes abrutis, des Pokémon criant dans tout les sens, et parfois quelques mauvais aura qui la faisaient frissonner... Quelques vieilles personnes allait bientôt rendre l'âme par ici, elle l'avait senti... Elle s'en serait bien passer.

Mais ce que Star' détestait plus que tout, plus que la chaleur, que la foule, que la société de consommation en ce moment, c'était ces fichus lampadaire qui bordait l'avenue dans laquelle elle était en train de marcher, Noctis à ses pieds. Ces lampadaires ainsi que les néons des vitrines des boutiques produisaient des lumières artificielles, criardes, qui contrastaient terriblement avec la douce lueur bleutée que produisait les anneaux de Noctis lors du coucher du soleil. Et puis, à cause de ces lumières... On ne voyait rien dans le ciel. Juste un amas de nuage annonçant la pluie.

Second soupir. La pluie, hein... Sérieusement. Au moins, peut être qu'il fera moins chaud... Kuroi continua sa marche en compagnie de Noctis et s'adossa à un mur de café, histoire de reprendre son souffle. Sa santé et son corps frêle ne lui permettait pas de prolonger trop longtemps un effort physique. Elle continua de fixer le ciel, laissant ses pensées divaguer.
Noctis s'assit calmement, il semblait avoir un petit sourire aux babines. Il s'amusait que sa maîtresse soit aussi perdue qu'un Magicarpe hors de l'eau, mais sans le montrer. C'est ce qui faisait sa force. Il commença à faire sa toilette, lâchant un petit "taliii~" qui fit sourire la dresseuse.

Pendant quelques minutes, la même scène eut lieu. La dresseuse immobile, le Pokémon tout calme. Kuroi songeait à appeler Saito pour savoir où il était et si il voudrait bien l'héberger. A force de se plonger dans ses pensées, elle finit pas s'assoupir, adossée contre cette façade de brique. Ce léger handicap, appelé "narcolepsie" était... Vraiment peu pratique dans certains cas, car la chaleur avait le don de faire somnoler Kuroi. Noctis ne dit rien, ne voulant pas la réveiller. Après tout, le voyage l'avait fatiguée. Seulement...


"Plic ploc, plic...ploc"

Les gouttes, d'abord timides, tirèrent l'exorciste de sa léthargie, la forçant à ouvrir ses grands yeux bleus. Elle eut à peine le temps de se souvenir du présage des nuages, qu'un énorme "BRAAAAOUM" retentit plus loin, suivi quelques secondes plus tard d'un éclair perçant dans le ciel gris. Encore quelques secondes... Et ce fut l'averse.
C'était ce genre d'averse soudaine et violente qui arrivait parfois l'été, cette pluie fine qui pénétrait à travers les vêtements et te laissait avec un bon rhume une fois passée. Star' se réveilla totalement cette fois, pas question de rester en dessous ! Elle prit Noctis sous ses bras et commença à courir. Mais où aller ? Elle tourna la tête de droite à gauche.

Heureusement, un autre café, juste en face, et prêt du port, allait faire son bonheur. Il possédait une petite terrasse où étaient installées une dizaine de table en bois, encore sèches car elles étaient abritées par des... Parasols, qui pouvait très bien faire office de parapluie, évidemment !

Ni une ni deux, la jeune fille courut s'abriter sous l'un d'entre eux.

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MessageSujet: Re: Comme la pluie sonne sur le goudron [TERMINE]   Jeu 8 Sep - 21:55

Le temps s'écoulait doucement et la nuit avait recouvert la ville portuaire. Les lumières s'étaient allumées d'elles même, faisant briller le ciel d'une couleur ocre s'approchant de la rouille plutôt que du orange automnal.
Christian balaya du regard le port désert. Ce n'était rien comparé à Illumis. Il se souvenait des lumières qu'on disait briller jusqu'à la mer, des lampions dans les petites rues secrètes, la grande tour qui réconfortait les âmes en peine. Combien de fois Christian avait composé, les yeux perdus dans le vague des lueurs de la ville ?
Même les sirènes lointaines lui paraissaient indispensables au cadre de sa vie. L'agitation lui manquait. le fourmillement des gens. Il n'aimait pas se mêler à eux, il n'était jamais dans le bon sens pour les suivre, mais il appréciait les observer. Pour lui, ils étaient dans un autre monde comme si la vitre de sa fenêtre avait délimité une barrière vers une dimension étrange et curieuse. Il les regardait pour apprendre à les connaître.

Là, personne ne passait. Les fermites étaient rentrées chez elles.

Christian baissa la tête. Il était encore tôt.

Cela commença par un bruit. Un léger hoc sur le toit de taule de la billetterie vide. Christian avait relevé la tête, cherchant la provenance du son, sans succès. Puis, cela recommença. La taule résonna, maintenant une note et le coordinateur songea qu'elle ressemblait à un fa dièse. La goutte roula sur la pente du toit, hésitant un instant à tomber dans le vide. Son poids l'emporta et la gravité faisant son travail, elle s'éclata sur le goudron chauffé par l'après-midi ensoleillé. Elle y laissa un petit rond sombre.

Christian se pencha, s'agenouillant pour observer curieusement la tâche obscure comme si c'était la première fois qu'il voyait ce phénomène. Il releva la tête. Un autre goutte s'écrasa sur son nez, le faisant grimacer. Il essuya l'eau qui coulait sur son visage et ses lunettes.

La seconde qui suivit, une averse s'abattit sur la ville. Le coordinateur expira sous l'effet de cette douce froide avant de se redresser et de se plaquer contre le mur. Malheureusement le toit était trop étroit et ne le protégeait pas et qu'il se mette sur la pointe des pieds ne changeraient pas grand chose... Mais cela ne le dérangeait pas. Il pouvait être tremper jusqu'à la périoste, il s'en fichait. Têtu comme une mule il finirait par attraper divers agents pathogènes ou...

C'est alors qu'il le repéra. Le petit canidé à quelques mètres de lui. Il avait de grands yeux et ses poils gouttaient tout autour de lui. Il geignit plaintivement, s'approchant de Christian.

Le jeune homme grimaça et couru changer de bâtiment. L'orage gronda et le ciel se zébra d'éclairs.

Ce fut la clarté qui se dégagea des rideaux de pluie qui l'attira car malgré l'obscurcissement des verres de vue, l'eau qui coulait sur ses joues et dans ses yeux, le bar fut son phare dans la tempête. Il alla se réfugier sous la terrasse couverte et tenta d'ouvrir la porte. Le battant émit un clac sourd. Fermé. Pourtant l'intérieur n'était pas entièrement éteint. Un oubli ?

Christian se retourna. La billetterie était assez proche pour apercevoir la pancarte blanche. D'ici pour pourrait atteindre. Il se détendit légèrement et retira ses lunettes pour les essuyer dans un pli de son pull. La laine dégoulinait sur son pantalon et ses cheveux détrempés laissaient des larmes noyer son visage.
Trop occupé et myope comme un minotaupe, le jeune homme ne vit pas la jeune fille à quelques mètres de lui.

Le ciel cracha une autre raie de lumière.
Il pleuvait... et la pluie résonnait sourdement sur le goudron. Etrange symphonie cacophonique.


Dernière édition par Christian Daaé le Lun 12 Sep - 19:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comme la pluie sonne sur le goudron [TERMINE]   Dim 11 Sep - 9:51

Kuroi soupira. Etrange mélange de frustration, de déception et de lassitude. Elle s'adossa contre la barre métallique et glacée du parasol, qui le tira aucun soupir pourtant. Puis elle ferma les yeux, non qu'elle n'ait de nouveau affaire à une ennuyeuse narcolepsie, mais tout simplement car elle n'avait pas le choix. Elle devait attendre que l'averse passe. Seule sous ce parasol reconverti en abri de fortune.

On aurait cru à un endroit totalement désert à ce moment, sur cette terrasse de café. Le fond sonore était composé des gouttes résonnant sur la chaussée, du roulis tranquille et régulier de la Grande Bleu juste en face et de lointains cris de Goélise... Pas un Miaouss dehors, excepté la frêle silhouette recouverte d'un long manteau noir usé par les voyages, qui se confondait dans ce décor aux couleur sombres, ainsi que le jeune Pokémon, dont les anneaux bleu brillaient faiblement, couché aux pieds de sa jeune maîtresse qui commençait à replonger dans le passé. Le temps pouvait commencer sa course

Pour de nombreuses raisons, Kuroi avait fini par apprécier la pluie. Elle se rappelait avec nostalgie de ses premiers voyages.

Elle aimait quand elle roulait à toute vitesse sur les routes de Kanto en Vélo, nullement gênée par les gouttes tiédies par la chaleur du soir d'été qui traversaient ses vêtements et la trempait jusqu'aux os.
Elle aimait quand la pluie tombait en fin de soirées, venant rafraîchir la température ambiante de trois ou quatre degrés d'un seul coup, à son plus grand bonheur.
Elle aimait ce bruit si particulier de "plic ploc" que produisaient les gouttes tombant sur la chaussée humidifiée, cet autre bruit aussi de ses semelles sur les trottoirs mouillés, "Zioup zioup".
Elle aimait quand les rues bondées des grandes villes se vidaient petit à petit à cause de l'averse, la laissant presque seule pour une fois.
Elle aimait l'odeur caractéristique du bitume une fois l'onde disparue.

Kuroi aimait la pluie pourtant. Elle avait le don de la plonger dans une intense séance de mélancolie-nostalgique. Pour une obscure raison cependant, celle-ci la dérangeait et l'énervait plus qu'autre chose. Elle maudissait cette ondée ennuyeuse et perturbatrice de projets. Ce n'était plus une averse mais un déluge, même elle n'aurait pas pu supporter de faire trois pas dehors sans avoir l'impression d'avoir plongé dans une piscine municipale.
Et puis sa nouvelle aventure qui démarrait venait de se retrouver freinée de la manière la plus stupide possible. Que c'est ennuyant...

Perdue dans ses pensées, la jeune fille ne vit pas tout de suite que quelqu'un venait de la rejoindre. Dans la pénombre presque ambiante, elle ne voyait pas grand chose tout court. Ce fut un bruit de... tentative de porte? Qui la tira de sa rêverie.
Elle se retourna. Elle vit le jeune garçon à quelques mètres d'elle et sursauta, laissant échapper un léger cri de surprise. Il avait des lunettes si épaisses qu'elle avait peine à distinguer ses yeux. Mais elle n'eut pas le temps de l'observer plus longtemps car...

"A-Atchuu !"

Kuroi écarquilla les yeux et plaqua ses deux mains serrées contre sa bouche. Elle se sentait rougir. Mon Arceus, comment elle avait fait pour perdre toute crédibilité devant un inconnu qu'elle avait vu deux secondes ?!

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MessageSujet: Re: Comme la pluie sonne sur le goudron [TERMINE]   Mar 13 Sep - 19:25

Christian remit ses lunettes sur son nez. Un sourire se fit sur ses lèvres. C'était mieux ainsi. Bien que cela ne durerait pas en vue de l'état de sa chevelure mais cela suffirait pour le moment. Une goutte coula sur son front, s'échappant sur son sourcil puis sa paupière. Chris ne cilla pas. Son attention était davantage portée sur la petite forme sous le toit de la billetterie. Le chien avait découvert un trou dans le mur (sûrement un conduit mal entretenu) et seul sa queue en sortait.

Le jeune coordinateur fit une petite grimace, accompagnée d'un grognement. L'orage fit de même comme pour lui répondre.

Chassé de son spot d'observation par un chiot ! Cela le mettait hors de lui mais il avait trop peur de le déloger. Il tenait à ses glandes lacrymales et à ses sinus ! Il croisa les bras et foudroya du regard la queue qui s'agitait par moment. En parlant de chien... ses habits commençaient à sentir ce doux fumet de poils détrempés. Pas que cela ne le dérangeait pas en lui-même mais l'odeur lui donnait l'impression d'être sale et-

A-Atchuu !

Il sursauta. Qu'est-ce que c'était que ça ?! Il cligna des yeux en voyant la personne à quelques mètres de lui. Avait-elle été là depuis le début ? Christian ne pouvait pas voir son visage, qu'elle avait tourné de l'autre côté. mais ses longs cheveux noirs ne faisait aucun doute qu'il s'agissait d'une jeune fille. Enfin... d'après les normes de la vie en civilisation moderne. Christian haussa un sourcil. Et s'il s'agissait d'un garçon avec des cheveux longs ? Ce n'était pas impossible ! Certains suivants des mœurs ou dans d'anciennes civilisations portaient les cheveux digne d'un galopa.

Christian retroussa le bout de son nez. Pourquoi est-ce que les gens étaient-ils si difficiles ? Pourquoi ne pouvons pas juste les classer dans des boîtes ? Le jeune homme dardait de ses yeux roses la forme humaine. Ce genre de situation le mettait de mauvais poil et il grommela dans sa barbe inexistante.
On lui avait souvent dit de ne pas fixer les gens. Cela pouvait les mettre mal à l'aise mais Christian n'avait jamais compris pourquoi. Alors, il fixait avec détermination.

Au pied de la personne, un noctali shiney était endormi. Etrangement, le bruit de l'orage n'avait pas l'air de le déranger et le pokémon semblait même paisible...

Finalement, Christian se retourna. Des larmes de pluie faisaient des sons légers. Personne dans les rues. Il faisait tard... Il devrait rentrer, mais les ferrys semblaient dormir eux aussi. A Illumis, il y a toujours de la vie, de la lumière rafraichissante. Là, les ampoules seules qui se trouvaient derrière lui, éclairaient parmi la nuit. Christian espérait que cela n'était pas le cas dans toute l'île.
Une île entière dont la seule source de lumière est l'intérieur d'un bar oublié, ce serait ridicule non ? Tellement ridicule que le jeune homme eut un léger sourire.
Ridicule mais pas impensable.

La preuve : Christian y pensait.
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MessageSujet: Re: Comme la pluie sonne sur le goudron [TERMINE]   Sam 8 Oct - 23:36

Kuroi resta immobile, figée, droite comme un soldat au garde à vous ou un porte-manteau, ou... Enfin, comprenez le principe que sa position, même de dos, montrait qu'elle était extrêmement tendue et stressée.

"M-mais... Pourquoi je panique ? Hein ? On s'en fiche de toute façon, je le connais même pas ce type qui... attends quoi ?"

La jeune fille se retourna légèrement, si peu qu'elle voyait juste du coin de l'oeil celui avec qui elle avait affaire. Son coeur battait la chamade.... Elle ne savait pas pourquoi. Noctis restait à ses pieds et dormait tranquillement, nullement perturbé par les évènements comme l'était sa dresseuse. Ses anneaux projetaient une lueur bleutée et crue dans l'air ambiant, et faisait se colorer les gouttes qui tombaient par milliers.

Plic. Ploc. Plic. Ploc. C'était désormais le seul bruit environnant. La nuit était complètement tombée désormais, combien de temps s'était écoulé depuis le début de l'averse ? Kuroi avait perdu le fil du temps. Seul cet inconnu derrière elle l’obsédait sans même qu'elle sache pourquoi. Elle voulut ouvrir la bouche et dire un mot. Rien ne sortit. Qu'est-ce qu'elle avait à dire de toute façon ?

Les lumières du bar ne changeaient quasiment rien à la pénombre ambiante. Et même si c'était le milieu de prédilection de la jeune exorciste, elle voulait voir ce garçon. Le regarder dans les yeux.
Alors elle prit son courage à deux mains et elle... se retourna pour lui faire face, sans un bruit. Elle avait de nouveau retrouvé son air calme et froid qui la caractérisait si bien. Elle resta là immobile pendant un long moment, essayant de scanner cet individu caché derrière ses lunettes rondes.

Et d'un coup, elle écarquilla les yeux. Elle eut un déclic. Elle n'aurait pas pu le décrire, mais c'est comme si son pouvoir s'était activé. Elle avait senti comme une vague déferler sur elle, en comprenant, enfin plutôt en ressentant. Ce garçon... Possédait un aura qu'elle n'arrivait pas à définir. Elle fronça les sourcils, d'habitude, elle ne ressentait que les "aura" des personnes mourantes, possédées, ayant un rapport plus ou moins proche avec la mort. Pourtant, ce n'était pas ça, c'était même très différent. Elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas ! Elle blémit encore plus, et s'avança pour tendre la main vers le jeune homme.


"Je..."

Je quoi ? Qu'avait t-elle en tête ? Lui dire "pardon, excusez moi je ne connais pas votre nom mais je peux vous affirmer que vous allez mourir. Enfin pas exactement, d'ailleurs c'est très étrange, mais je suis exorciste voyez-vous !"

Non non. Elle n'allait pas dire ça. Elle allait... Rester plantée là devant lui... C'est tout.

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MessageSujet: Re: Comme la pluie sonne sur le goudron [TERMINE]   Ven 21 Oct - 17:26

La jeune fille lui montrait son dos, ses longs cheveux noirs coulaient sur ses hanches et son manteau couvrait entièrement son corps jusqu'à ses genoux. Christian en était sûr maintenant, il s'agissait bien d'une fille. Une douce aura bleutée faisait vivre ses habits, leur donnant un côté mystérieux presque sacré. A ses pieds, bête endormie et silencieuse la faisait ressembler à une de ses représentations de Sainte paisible en accord avec la nature. Il aurait suffit d'une main posée sur la fourrure noire et un visage voilée par une capuche. Peut-être Christian pourrait en tirer une chanson ? D'ailleurs, la pluie chantonnait de toute sa force et de sa douceur comme seule la pluie est capable de le faire.

Elle se tourna vers lui et regard était éclatant. Christian eu un mouvement de recule, réflexe. Malgré sa jeunesse, il y avait chez cette inconnue une maturité certaine. Qu'avait-elle vécu pour avoir ce reflet dans ses yeux ?
La froideur qu'elle lui montrait lui était familier. Lui-même avait cet air distant sur le visage en ce moment-même. Cependant, sans ses lunettes, on aurait pu voir une inquiétude maladive. L'expression de la jeune file changea soudainement pour laisser entrevoir un sentiment semblable à celui que le jeune homme tentait de cacher derrière ses verres de contact.
Le coordinateur déglutit. Avait-elle vu quelque chose ? Il se retourna pour voir s'il s'agissait d'une présence derrière lui mais à part l'intérieur du bar, il n'y avait rien.

L'inconnue ouvrit la bouche mais tout sauf un mot en sortit. Christian attendit. Elle semblait en état de choc, et le coordinateur commençait à paniquer. Que devait-on faire lorsque quelqu'un s'évanouissait ou avait une absence ? Christian entama un pas en avant et entrouvit les lèvres...

(…)


Christian tourna la tête avant d'avoir pu dire quoique se soit. Un murmure dan la nuit.

(… …)

Presque inaudible au début, on aurait dit qu'il montait en puissance alors que l'orage diminuait.

(… is …)

On aurait dit son prénom jeté par le vent !
Une ombre se rapprochait, se colorant d'orange et de bleu et en un instant, elle fut sur eux.

(Chris!)

Jaillissant de la tempête, une poigne agrippa sa manche le faisant bondir sur place. Clarence ?! Qu'est-ce qu'elle faisait là ? Sa queue de cheval dégoulinait sur son débardeur blanc, laissant voir son soutien-gorge rose. Cela ne semblait pas défriser Christian qui la regardait d'un air plutôt blasé que gêné. On aurait dit que la jeune fille était épuisée et elle prit quelques secondes à reprendre sa respiration.

(Je t'ai cherché partout, grosse nouille ! Tu es vraiment impossible! J'ai failli appelé les flics !)

Le coordinateur haussa les épaules, il ne voyait pas le problème. Il voulait juste rentrer à Kalos, que la jeune fille le veuille ou non ! Il fronça les sourcils et des remarques pas piqué des hannetons se coincèrent dans sa gorge. Se coincèrent car il ne s'attendait pas à avoir deux bras le saisissant par les hanches. Christian soupira et détourna le regard...

Brusquement, sans crie et gare, un sac lui fut violemment balancé à la figure. Reprenant contenance, le jeune homme ramassa l'objet. Tiens, c'était vrai qu'il l'avait oublié dans la pagaille de la sortie du ferry ! Cela lui faisait penser qu'il lui manquait autre chose... Comme pour lui donner raison, une petite masse gluante monta sur sa chaussure. Ho oui ! Son pokémon !

(Oui, j'ai retrouvé ta boule de gelée aussi... Tu ne me croiras jamais ! Il était avec un mec super canon, et … Nan, je te raconterai dans le car!)

Une main le saisit par le poignet et le tira d'un coup en avant. Hoquetant de surprise, Christian fut plongé sous les dernières gouttes, et sa vue se déforma alors que ses lunettes se mouillaient. Ce n'était plus qu'un fin rideau de pluie qui remplissait le ciel du port. Les éclairs avaient cessé.
Clarence blablatait des paroles sans forme que seules les adolescentes peuvent dire et Phantom glissait aussi vite que possible pour suivre le duo. Le petit dragon était épuisé mais personne ne s'en souciait.

Pourquoi se retourna t-il ? Christian n'en savait rien mais son regard dévia vers l'arrière. Il ne restait plus que la lueur floue du bar au loin. La jeune fille le regardait-elle ? Peut-être mais il ne sut le dire.
Une pression plus forte lui remit les idées en place et il reporta son attention vers sa sœur. Clarence se plaignait d'avoir faim, sa queue de cheval folle se balançait de droite à gauche, Phantom suivait avec peine.

Christian remit son sac sur son épaule et son pied gauche expulsa l'eau d'une flaque. Dedans, un bout de ciel étoilé s'y reflétait, comme tombé des cieux durant l'orage.
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MessageSujet: Re: Comme la pluie sonne sur le goudron [TERMINE]   Jeu 3 Nov - 21:40

Kuroi resta immobile encore un long moment après que le dénommé Christian soit parti. Il s'était en allé aussi vite qu'il était arrivé, tel un coup de vent. Rapide... La jeune fille pensait que c'est surtout à cause de cette fille en fait... Sûrement sa... Sœur ? Enfin, cela n'avait pas d'importance.

Pourtant Kuroi resta immobile. Cette rencontre avait duré quoi... dix minutes à tout casser, et pourtant la jeune fille s'était comme figée et était sûre que le souvenir de ce jeune homme allait rester gravé dans sa mémoire pendant un petit bout de temps. Est-ce qu'il logeait par ici ? Est-ce qu'elle le reverrait un jour ? Elle ne savait pas. C'était si troublant comme rencontre ! Elle soupira, résignée.

Pourtant Kuroi resta immobile. Elle garda pendant un long moment sa main toujours tendu, comme pour saisir une poignée d'air devant elle. A ses pieds, le Noctali l'éclairait d'une douce lumière bleutée, dans la nuit tombante. La pluie s'était arrêtée. Comme si cette parenthèse de pluie avait été programmée exprès pour leur rencontre. Une rencontre totalement faite par hasard hein ?

...Ca ne serait pas le destin ? Quelque chose chez ce "Chris" avait capté toute l'intention de Kuroi. Quelque chose qui l'obsédait. Plus elle y pensait, plus les idées tournaient et retournaient dans son esprit. Elle avait clairement senti quelque chose qui ressemblait à s'y méprendre à un esprit dans le corps de ce garçon. Comme s'il était possédé. Pourtant, ce n'était pas ça, elle reconnaissait les personnes possédées entre mille !

Non, c'était plus compliqué que ça encore...
Kuroi laissa tomber sa main le long de son corps, mollement. Son regard se posa par terre, sur une flaque de pluie laissée par l'ondée. Seule preuve que ce qu'elle avait vécu n'avait pas été rêvé. Elle voyait le ciel s'y refléter. Elle voyait les étoiles, la nuit constellée et infinie dans ce si petit espace, et d'un coup des rêves de grandeurs l'atteignit. Elle avait une ambition... Elle voulait voyager.
Alors elle se rendit compte qu'elle s'en faisait pour trop peu. Et que bien d'autres choses l'attendait. Pour l'instant, elle devait surtout se bouger, et sa principale préoccupation était de trouver un endroit où dormir cette nuit.

Elle regarda Noctis en coin, l'air indécise. Elle laissa le silence planer quelques instants. Beaucoup de gens négligeraient l'importance du silence dans des moments pareils. Mais pas Kuroi, et pas ce garçon non plus apparemment.

"Bon... On va où maintenant ?"

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MessageSujet: Re: Comme la pluie sonne sur le goudron [TERMINE]   Jeu 3 Nov - 21:42

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Comme la pluie sonne sur le goudron [TERMINE]

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